The Financial Times – Le 26 juin 2019

Lionel Barber : Monsieur le Président, vous allez partir tout à l’heure pour le G20 d’Osaka en tant qu’homme d’État. Personne n’a assisté à autant de réunions internationales de ce groupe et du G7 au cours des 20 dernières années, pendant que vous étiez en charge de la Russie. Avant de parler de l’ordre du jour du G20 et de ce que vous espérez y réaliser, nous savons qu’il y a des tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine dans le commerce et un risque de conflit dans le Golfe. Je vous serais très reconnaissant si vous pouviez nous parler un peu de la façon dont vous avez vu le monde changer au cours des 20 dernières années, lorsque vous étiez au pouvoir.
Par 


Le monde est de nouveau au bord de la guerre, encore une fois. Et, oui, encore une fois. Et puis il n’est plus au bord de la guerre…. mais attendez, il y a plus ! Bien sûr qu’il y a plus, il y a toujours. Les groupes aéronavals américains se dirigent vers la Corée du Nord … ou pas. Ils se promènent sans but, loin de la Corée du Nord, mais d’une manière très menaçante. Puis Trump et Kim Jong Un se rencontrent, s’entendent bien, signent un bout de papier qui ne veut rien dire et se séparent en amis. Aujourd’hui, les porte-avions sont beaucoup moins menaçants. Puis Trump et Un se rencontrent à nouveau, pour signer un autre bout de papier insignifiant, mais John Bolton la ramène et le marché est rompu. Mais Trump et Un continuent d’échanger des lettres d’amour, donc leur 

La première chose à dire ici est que nous n’avons aucun moyen de savoir ce qui s’est réellement passé. À tout le moins, il y a deux hypothèses possibles qui pourraient expliquer l’événement :


