Une vue sur le fameux marigot de Washington DC, où les marionnettes politiques régnantes, mues par des fils invisibles, puent vraiment.
Par Ron Unz − Le 29 juillet 2019 − Unz Review
Le décès du sénateur John McCain en août dernier a mis en lumière d’importantes vérités sur la nature de nos médias grand public. La famille de McCain avait annoncé, plusieurs mois plus tôt, qu’il souffrait d’un
cancer incurable du cerveau et son décès, à l’âge de 84 ans, était attendu depuis longtemps, de sorte que les médias, petits et grands, avaient eu tout le temps nécessaire pour produire et affiner les documents qu’ils ont finalement publiés, et cela était évident à la lecture du nombre de témoignages publiés. Le New York Times, qui est encore le journal de référence, a consacré plus de trois pages complètes de son édition imprimée à la rubrique nécrologique principale, à quoi se sont ajoutés un nombre considérable d’autres articles et encadrés. Je ne me souviens d’aucune personnalité politique, autre qu’un président américain, dont le décès ait bénéficié d’une telle couverture médiatique, et peut-être même que certains anciens résidents du Bureau ovale n’ont pas atteint ce niveau. Bien que je n’aie certainement pas pris la peine de lire les dizaines de milliers de mots du Times ou de mes autres journaux, la couverture de la vie et de la carrière de McCain m’a semblé exceptionnellement élogieuse dans les médias grand public, tant libéraux que conservateurs, avec à peine un mot négatif apparaissant en dehors du champ politique.
Depuis que le langage humain existe, les humains l’utilisent pour se manipuler mutuellement. Le fait qu’il soit possible de tisser ensemble habilement une suite de sons de bouche à valeur symbolique de manière à extraire des faveurs, des concessions, des votes et le consentement d’autres humains a rendu la manipulation si commune qu’elle envahit maintenant notre société de fond en comble, des relations interpersonnelles aux relations internationales entre les organismes gouvernementaux et le grand public.
Par
L’émérite sénateur républicain Mitch McConnell est la cible des moqueries des grands médias américains et des rassemblements politiques en tant qu « agent russe ». Dans le même temps, le quotidien britannique Daily Telegraph évoque des sous-marins russes « super secrets » qui « opèrent inaperçus » dans les eaux territoriales britanniques.



Reconstitution de la carlingue du vol TWA 800. Crédit photo : 