Par Caitlin Johnstone − le 18 juillet 2026 − Source Blog de l’auteur
L’administration Trump a annoncé une nouvelle croisade contre le “terrorisme d’extrême gauche”, ce qui peut sembler correct tant qu’on ne sait pas que le mot “terrorisme” signifie “comportement qui va à l’encontre des programmes de l’empire occidental”.
Les États-Unis ont par exemple imposé des sanctions à la rapporteuse spéciale des Nations Unies, Francesca Albanese, pour avoir attiré l’attention sur les atrocités israéliennes à Gaza, justifiant cette décision en affirmant que l’experte des droits de l’homme avait “exprimé son soutien au terrorisme”. Au Royaume-Uni, la police a arrêté des personnes pour terrorisme uniquement parce qu’elles ont brandi des pancartes sur lesquelles était écrit “Je m’oppose au génocide, je soutiens Palestine Action”.
Le terme de « terrorisme » n’a, dans ces cas-là, rien à voir avec de véritables actes de terrorisme tels que l’Occidental moyen conçoit cette notion. En 2024, le gouvernement américain a retiré sa prime de 10 millions de dollars contre l’ancien chef d’Al-Qaïda Ahmed al-Sharaa (ALIAS Abu Mohammad al-Jolani) parce qu’il a participé aux programmes de changement de régime de Washington en Syrie, pays dont il est maintenant le président en exercice. Vous pouvez littéralement être un chef de file du réseau terroriste le plus notoire de la planète et voir cette désignation disparaître complètement dès que vous commencez à aider les ambitions géostratégiques de l’empire.
Une bombe à retardement qui est à peine discutée est la façon dont Israël continue de dire qu’il va reprendre l’annihilation de Gaza si le Hamas ne désarme pas alors que le Hamas continue de dire qu’il ne désarmera pas. Le bureau de Netanyahu affirme que le Hamas disposera d’un délai de 60 jours pour abandonner ses armes, après quoi le bombardement à grande échelle de l’enclave reprendra si ces demandes ne sont pas satisfaites.
Une chose à laquelle j’essaie de ne pas penser trop souvent est le nombre de rapports que nous voyons disant que des gardiens de prison israéliens entraînent des chiens à violer des captifs palestiniens dans des camps de torture comme Sde Teiman.
Il n’est jamais légitime de refuser d’aider des civils affamés. Cela n’a jamais été légitime, à aucun moment.
Après un an et demi d’atrocités génocidaires, les comités de rédaction de nombreux organes de presse se prononcent soudainement contre l’assaut génocidaire d’Israël à Gaza.
La doctrine permanente d’Israël en matière de sécurité nationale consiste essentiellement à dire : « Nous pourrons avoir la paix demain si nous tuons quelques personnes de plus aujourd’hui. »