Pourquoi la Turquie subit-elle une crise monétaire ?


Par Moon of Alabama – Le 10 août 2018

Le président turc Erdogan affirme souvent que des « puissances étrangères » (c’est-à-dire les États-Unis) veulent le faire chuter. Il dit qu’un « lobby intéressé » (c’est-à-dire les banquiers (juifs)), veut nuire à la Turquie. Il a un peu raison sur ces deux points.

Depuis la semaine dernière, la lire turque est en chute libre. Aujourd’hui, elle a perdu près de 20 % de sa valeur. Il est probable que l’économie turque l’accompagnera dans sa chute et Erdogan a besoin d’accuser quelqu’un pour ce fait.

Mais si des puissances étrangères et des banquiers utilisent sûrement la crise pour leurs propres objectifs, c’est la politique économique d’Erdogan qui est à blâmer en premier lieu. Le long boom qu’il a créé avec de l’argent étranger emprunté est finalement en train d’exploser.

Voici un récapitulatif de ce qui s’est passé.

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Les ennemis de Poutine sont-ils les ennemis de l’humanité?


Par Phil Butler – Le 5 août 2018 – Source New Eastern Outlook

Le journaliste de Bloomberg, Joe Nocera, prétend que le kleptocrate Bill Browder est « l’homme que Poutine n’arrive pas sortir de son esprit ». Mais Browder est plutôt l’homme que Bloomberg et l’Occident ne laisseront personne oublier. Voilà pourquoi.

La célébrité de Bill Browder vient du fait que ce magnat juif d’origine américaine, qui a œuvré à la destruction de la Russie à l’époque de Eltsine, est l’ennemi numéro un de Poutine. Ce banquier avide a créé le fonds d’investissement nommé Hermitage Capital Management dans le but de voler des milliards de dollars en actifs russes. Cela nous rappelle, au passage, ce que sont réellement ces grandes banques d’investissement. L’intention de Browder d’utiliser Hermitage pour absorber la richesse de la Russie lorsque le pays était en état de faiblesse est un sujet historique.

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Les États-Unis lancent une campagne pour éroder le soutien dont bénéficient les dirigeants iraniens


Le 22 juillet 2018 – Source Reuters

WASHINGTON (Reuters) – L’administration Trump a lancé une offensive sous forme de discours et de communications sur internet visant à fomenter une agitation publique pour forcer l’Iran à mettre fin à son programme nucléaire et à son soutien à certains groupes militants, ont déclaré des responsables américains familiers du sujet.

Plus d’une demi-douzaine d’anciens et actuels responsables de l’administration ont déclaré que la campagne, soutenue par le secrétaire d’État Mike Pompeo et le conseiller à la sécurité nationale John Bolton, est destinée à travailler de concert avec le président américain Donald Trump pour étrangler économiquement l’Iran en réimposant des sanctions sévères. La campagne s’est intensifiée depuis que Trump s’est retiré, le 8 mai dernier, d’un accord conclu avec sept pays, en 2015, pour empêcher l’Iran de mettre au point des armes nucléaires.

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La démarche du président mexicain visant à démanteler les cartels pourrait engendrer un retour de flamme inopportun


par Andrew Korybko – Le 14 juillet 2018 – Source orientalreview.org

L’équipe de transition d’Andrés Manuel López Obrador, président nouvellement élu du Mexique, a déclaré que le populiste-nationaliste allait viser une « paix négociée » avec les cartels de la drogue dès son investiture en décembre. Continuer la lecture

Combien de millions de personnes ont été tuées dans les guerres américaines qui ont suivi les attentats du 11 septembre 2001 ?


Par Nicolas J.S. Davies – Le 25 avril 2018 – Source Consortium News / Les Crises.fr

Dans les deux premières parties du présent article, j’ai estimé qu’environ 2,4 millions de personnes ont été tuées à la suite de l’invasion de l’Irak par les États-Unis, tandis qu’environ 1,2 million de personnes ont été tuées en Afghanistan et au Pakistan à la suite de la guerre menée par les États-Unis en Afghanistan. Dans la troisième et dernière partie de ce compte rendu, j’estimerai le nombre de personnes tuées à la suite des interventions de l’armée américaine et de la CIA en Libye, en Syrie, en Somalie et au Yémen.

Parmi les pays que les États-Unis ont attaqués et déstabilisés depuis 2001, seul l’Irak a fait l’objet d’études exhaustives de mortalité « active » qui peuvent révéler des décès par ailleurs non déclarés. Une étude de mortalité « active » est une étude qui interroge « activement » les ménages pour trouver des décès qui n’ont pas été signalés auparavant par des bulletins d’information ou d’autres sources publiées.

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Les centres d’excellence de l’OTAN dans les pays baltes


Par Leonid Savin – le 15 juin 2018 – Source geopolitica.ru

Les infrastructures de l’OTAN ne sont pas réduites aux contributions militaires qu’en font les pays membres de l’alliance, mais comportent également tout un réseau de centres spéciaux répartis en Europe ; ces installations restent sous la compétence formelle du centre de commandement de l’OTAN à Bruxelles. Ce mécanisme permet non seulement à l’organisation de s’enraciner dans les différents pays et de recruter des soldats professionnels dans les processus de l’OTAN, mais encore d’impliquer des civils, y compris issus de pays qui ne sont pas membres de l’alliance. Dans ce contexte, des méthodes de communications stratégiques sont mises en œuvre : il s’agit d’une approche complexe, impliquant un mélange d’éducation, de technologies de manipulation des foules, de propagande, de science et de sécurité.

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Géopolitique de l’ordre mondial techno-civilisationnel


Par Andrew Korybko − Le 10 octobre 2017 − Source geopolitica.ru

On fait toujours des prévisions au plus juste, mais le résultat est rarement exact. C’est pour cette raison que les meilleurs analystes, au fait de ces limites triviales, proposent aux décideurs plusieurs scénarios quand leurs talents sont sollicités. Les prévisions qu’ils fournissent se font moins précises au fur et à mesure que la période envisagée croît en durée, et ces travaux peuvent toujours être pris en défaut par des événements inattendus de type « cygne noir », qui peuvent venir infléchir complètement les trajectoires des événements. Mais quoi qu’il en soit, il est fondamental de se prêter aux exercices de prévisions : cela génère des visions du futur, qui en fin de compte se réalisent de manière plus ou moins concrète, et surtout cela permet aux décideurs et aux gens « normaux » de réévaluer leur situation et de mieux se préparer aux futurs possibles.

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Qu’est ce que la doctrine de dominance énergétique de Trump signifie pour le monde


Par Alastair Crooke – Le 5 juin 2018 – Source Strategic culture

Il y a deux semaines, nous écrivions sur la façon dont la politique étrangère du président Trump s’était en quelque sorte « transmutée » en un « néo-américanisme », et nous avions cité l’expert concernant les affaires étrangères états-uniennes, Russell-Mead, qui suggérait que la métamorphose du 8 mai de Trump (la sortie de l’accord iranien), représentait quelque chose de nouveau, un changement de direction (abandonnant son style d’âpre négociateur), pour adhérer à – selon les termes de Russell-Mead – « une ère néo-américaine dans la politique mondiale – plutôt qu’une ère post-américaine [de style d’Obama] ». « L’administration veut élargir le pouvoir américain, plutôt que s’adapter à son déclin (comme l’aurait fait Obama). Pour l’instant, le Moyen-Orient est la pièce maîtresse de cette nouvelle tendance ». Russell-Mead explique que cette nouvelle direction prise par Trump provient de « son instinct (celui de Trump) lui disant que la plupart des Américains sont tout sauf avides d’un monde ‘post-américain’. Les partisans de M. Trump ne veulent pas de longues guerres, mais ils ne sont pas prêts non plus à une acceptation stoïque du déclin national ».

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Le Pakistan et l’Amérique sont en proie à une grave crise diplomatique


Par Andrew Korybko − Le 19 mai 2018 − Source Oriental Review

US Pakistani diplomatic crisisLa détérioration constante des relations entre ces deux anciens alliés de longue date se poursuit avec la dernière crise politique qui les oppose et qui a été déclenchée par la décision des États-Unis de limiter la distance que les diplomates pakistanais à Washington pourraient parcourir en dehors de la ville. Islamabad a imposé des mesures de réciprocité contre les diplomates américains situés n’importe où dans le pays, et la situation est depuis gelée, mais elle est loin d’être résolue. Alors que les relations américano-pakistanaises se détériorent depuis quelques années maintenant et surtout depuis le tweet agressif du Nouvel An de Trump contre le pays, elles ont atteint un point bas quand un attaché militaire américain qui avait heurté et tué un motocycliste a initialement été interdit de quitter le pays à bord d’un avion militaire américain qui était venu le récupérer la semaine dernière. Un tribunal pakistanais a déclaré qu’il n’avait pas l’immunité diplomatique complète, mais il a néanmoins quitté le pays lundi dans des circonstances peu claires.

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Le désordre arménien ne profite qu’aux USA


Par Andrew Korybko − Le 30 avril 2018 − Source Oriental Review

Armenia protests

Des milliers de personnes sont descendues dans la rue à Yerevan, certaines de manière violente, pour s’opposer à la nomination de Serzh Sargsyan, ancien président du pays, comme premier ministre. Les réformes constitutionnelles de 2015 font du premier ministre le personnage le plus important à la tête du pays. D’aucuns dénoncent ce processus comme une manœuvre politicienne, que l’homme, dans la politique depuis très longtemps, aurait réalisée pour rester au pouvoir sans repasser par les urnes : c’est le Parlement qui nomme le Premier ministre, alors que le président est élu au suffrage universel. Il a donc démissionné de son poste de Premier ministre [le 23 avril 2018] sous la pression de la rue.

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