« En enfer avec Washington » – Colonel Douglas Macgregor
Par Batiushka − Le 24 novembre 2022 − Source The Saker Blog

Introduction : L’Atlantique et l’Europe
À en juger par son nom, l’OTAN, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord n’a jamais concerné que les États-Unis et le Royaume-Uni, un accord entre les Américains et le demi-américain Churchill. Après tout, quelle importance a l’« Atlantique Nord » pour l’Allemagne balte ou l’Italie méditerranéenne, sans parler de la Grèce égéenne et de la Turquie de la mer Noire ? Même l’Espagne et le Portugal se tournent vers les Caraïbes et l’Atlantique Sud, et non vers l’Atlantique Nord. L’OTAN est clairement une organisation qui descend directement de la Charte de l’Atlantique, élaborée par Roosevelt et Churchill dans une baie au large de Terre-Neuve en 1941 (même pas dans l’Atlantique), puis imposée à tous.
Introduction : Combien de temps encore ?
Le dix-septième sommet du G20, rassemblant chefs d’États et de gouvernements, s’est tenu à Bali, en Indonésie, les 15 et 16 novembre, et à de nombreux égards, il apparaît comme un événement d’importance. Le jeu politique international se trouve à un point d’inflexion, et la transition ne va épargner aucune des institutions héritées d’un passé en cours de flétrissement irréversible.
Vous vous souvenez de l’invasion américaine de la Grenade en 1983, appelée « Opération Urgent Fury » ?


Tout au long de cette année, je me suis beaucoup intéressé à notre conflit contre la Russie en Ukraine, et j’ai également commencé par ailleurs à suivre les déclarations publiques formulées par le professeur Jeffrey Sachs, de l’Université de Columbia, mais jusqu’à la semaine dernière, j’avais manqué son interview de la fin du mois d’août sur ce sujet précis. Bien que son apparition dans l’émission Democracy Now! d’Amy Goodman ait accumulé plus de deux millions de vues, j’étais passé à côté.
La Russie se prépare à une escalade dans cette guerre. Elle augmente ses forces au niveau minimum pour pouvoir faire face à une offensive majeure de l’OTAN. Cette décision n’a pas été précipitée par une attrition significative de la force existante. Les faits sont clairs : les milices de Donetsk et de Luhansk représentent la majorité des forces alliées russes qui combattent dans le Donbass. Les milices ont toutefois été renforcées par des soldats sous contrat du Groupe Wagner et des combattants tchétchènes, plutôt que par des forces russes régulières. 
