Dieu n’est pas dans la force, mais dans la vérité – Saint Alexandre Nevsky
Par Batiushka – Le 6 novembre 2022 – Source The Saker Blog
Introduction : Combien de temps encore ?
Beaucoup se demandent combien de temps encore va durer la guerre des États-Unis contre la Russie, le Belarus et l’Ukraine ? Certains disent encore deux ou trois mois, d’autres beaucoup plus longtemps, voire cinq ans et plus. Pour mes propres raisons, je dis encore dix-huit mois, jusqu’au 5 mai 2024. Quoi que vous en pensiez, tout dépend de la mesure dans laquelle l’élite néocon/néolibérale américaine, via ses alliés de l’OTAN, en particulier le Royaume-Uni, la secte Zelensky et ses tueurs à gages (les « mercenaires » – car il reste peu de nationalistes de Kiev à combattre), veulent intensifier leur guerre. Et ils le font, c’est pourquoi tout ne s’est pas terminé en mars dernier, alors que cela aurait pu être le cas. En d’autres termes, jusqu’à quel point l’élite américaine veut-elle que ses peuples sujets, en Amérique du Nord, en Europe occidentale et en Ukraine, souffrent ?
Le dix-septième sommet du G20, rassemblant chefs d’États et de gouvernements, s’est tenu à Bali, en Indonésie, les 15 et 16 novembre, et à de nombreux égards, il apparaît comme un événement d’importance. Le jeu politique international se trouve à un point d’inflexion, et la transition ne va épargner aucune des institutions héritées d’un passé en cours de flétrissement irréversible.
Vous vous souvenez de l’invasion américaine de la Grenade en 1983, appelée « Opération Urgent Fury » ?


Tout au long de cette année, je me suis beaucoup intéressé à notre conflit contre la Russie en Ukraine, et j’ai également commencé par ailleurs à suivre les déclarations publiques formulées par le professeur Jeffrey Sachs, de l’Université de Columbia, mais jusqu’à la semaine dernière, j’avais manqué son interview de la fin du mois d’août sur ce sujet précis. Bien que son apparition dans l’émission Democracy Now! d’Amy Goodman ait accumulé plus de deux millions de vues, j’étais passé à côté.
La Russie se prépare à une escalade dans cette guerre. Elle augmente ses forces au niveau minimum pour pouvoir faire face à une offensive majeure de l’OTAN. Cette décision n’a pas été précipitée par une attrition significative de la force existante. Les faits sont clairs : les milices de Donetsk et de Luhansk représentent la majorité des forces alliées russes qui combattent dans le Donbass. Les milices ont toutefois été renforcées par des soldats sous contrat du Groupe Wagner et des combattants tchétchènes, plutôt que par des forces russes régulières. 

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