Le gouvernement américain est l’otage de son hégémonie financière d’une manière qui est rarement bien comprise.
Par Alastair Crooke – Le 23 janvier 2023 – Source Strategic Culture
C’est l’erreur de calcul la plus fondamentale de cette époque, une erreur qui pourrait amorcer l’effondrement de la primauté du dollar et, par conséquent, de la conformité mondiale aux exigences politiques des États-Unis. Mais le plus grave, c’est qu’elle pousse les États-Unis à promouvoir une dangereuse escalade ukrainienne contre la Russie directement (avec la Crimée).
Washington n’ose pas, et ne peut pas céder la primauté du dollar, ce qui constituerait le symbole ultime du « déclin américain » . Le gouvernement américain est donc l’otage de son hégémonie financière d’une manière qui est rarement comprise. Continuer la lecture
La chose qui distingue le dernier rapport en date de la RAND Corporation sur l’Ukraine ne réside pas dans la qualité de ses analyses, mais dans le fait que le groupe de réflexion national le plus prestigieux a adopté sur la guerre une position opposée à celle de la classe politique de Washington et des alliés globalistes de cette dernière. C’est un changement très important. Souvenez-vous-en, les guerres ne s’arrêtent pas du fait que le public se met à s’y opposer. Cela n’est qu’un mythe. Les guerres prennent fin lorsqu’un fossé assez vaste se creuse parmi les élites, qui finit par déboucher sur un changement de politique.
Introduction : Combien de temps encore ?
Le dix-septième sommet du G20, rassemblant chefs d’États et de gouvernements, s’est tenu à Bali, en Indonésie, les 15 et 16 novembre, et à de nombreux égards, il apparaît comme un événement d’importance. Le jeu politique international se trouve à un point d’inflexion, et la transition ne va épargner aucune des institutions héritées d’un passé en cours de flétrissement irréversible.
Vous vous souvenez de l’invasion américaine de la Grenade en 1983, appelée « Opération Urgent Fury » ?


Tout au long de cette année, je me suis beaucoup intéressé à notre conflit contre la Russie en Ukraine, et j’ai également commencé par ailleurs à suivre les déclarations publiques formulées par le professeur Jeffrey Sachs, de l’Université de Columbia, mais jusqu’à la semaine dernière, j’avais manqué son interview de la fin du mois d’août sur ce sujet précis. Bien que son apparition dans l’émission Democracy Now! d’Amy Goodman ait accumulé plus de deux millions de vues, j’étais passé à côté.