Montagnards albanais et Kosovo 2/2


Par Vladislav B. Sotirović − Le 14 mars 2019 − Source Oriental Review

Kosovo Liberation Army

Comme nous l’avons déjà mentionné dans la première moitié de l’article, la position géographique et la géographie physique de l’arc dinarique ont modelé les traits anthropologiques dans cette partie isolée de la péninsule balkanique qui s’étend du nord de la Dalmatie au sud de l’Albanie. Pour bien comprendre les problématiques exposées dans cet article, le lecteur peut comparer le type d’isolement dinarique avec d’autres régions européennes. L’exemple le plus proche pourrait être celui de la région basque, dans la chaîne pyrénéenne entre la France et l’Espagne. 1. Ce parallèle devrait être débattu en profondeur quand on aborde la « question albanaise » en général et celle du KosMet en particulier. Mais peut-être le parallèle le plus ressemblant pourrait-il être fait avec les îles méditerranéennes comme la Crète, ou mieux encore la Sicile, la Sardaigne ou la Corse. Parmi ces dernières, la Sardaigne illustre le mieux notre problème des relations entre les Albanais et le KosMet, à de nombreux égards. 2.

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  1.  Sur les Basques et la question basque, voir  Roger Collins, The Basques, Hoboken, seconde édition, New Jersey : Blackwell Pub, 1990 ; R. L. Trask, The History of Basque, New York : Routledge, 1997 ; Mark Kurlansky, The Basque History of the World, New York : Penguin Books, 1999 ; M. Bryce Ternet, A Basque Story, seconde édition, Scotts Valley, California : CreateSpace Independent Publishing Platform, 2009
  2. Sur la Sardaigne, voir [Antonio Sorge, Legacies of Violence : History, Society, and the State in Sardinia, Toronto−Buffalo−London : University of Toronto Press, 2015

Montagnards albanais et Kosovo 1/2


Par Vladislav B. Sotirović − 14 mars 2019 − Source Oriental Review

Au sud-ouest de la Serbie se trouve la province de Kosovo et Métochie (KosMet), une région de vieille souche slave, plus précisément serbe. Actuellement, la question centrale est la suivante : comment cette province est-elle devenue une « terre contestée » et en particulier, quel est son rapport avec les Albanais ? Dans l’article qui suit, nous allons étudier cette question de manière détaillée, des points de vue géographique ; historique et préhistorique ; anthropologique, religieux et politique. Commençons par la géographie physique des Balkans occidentaux.

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« Intervention humanitaire » et « Nouvel ordre mondial » : La violation du droit international 3/3


Par – Le 18 février 2019 – Source Oriental Review

L’OTAN a lancé une intervention militaire contre la République Fédérale de Yougoslavie (Serbie et Monténégro) le 24 mars 1999, au nom de la protection des Droits de l’homme des Albanais du Kosovo. En d’autres termes, les 78 jours de frappes aériennes barbares ont été formellement justifiés comme étant une « intervention humanitaire », basée principalement sur des opérations « sous fausse banière », et des informations fallacieuses (comme le cas Rachak) provenant des medias du système, ou de mensonges éhontés venant du terrain (comme ceux de William Walker – Chef de la mission de vérification du Kosovo). 1.

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  1. À propos des mensonges occidentaux sur la guerre du Kosovo, voir Lesly Alan Horvitz, Christopher Catherwood, Encyclopédie des crimes de guerre et du génocide, New York : les faits à leur sujet, 2006, p. 270-271. Les auteurs ont écrit ce chapitre en suggérant une liste de lectures supplémentaires exclusivement sur la base des « sources » des bellicistes qui ont attaqué la RFY et de leurs partisans, des « académiciens » pro-Albanais et serbophobes notoires, et des « journalistes » comme le général de l’OTAN, Wesley K. Clark (qui a bombardé la Serbie et le Monténégro en 1999), Noel Malcolm, Tim Judah, Julie Mertus ou Michael Ignatieff

« Intervention humanitaire » et « Nouvel ordre mondial » : La violation du droit international 2/3


Par – Le 13 février 2019 – Source Oriental Review
C’est un fait établi que le Droit public international moderne interdit strictement, soit toute menace de force armée par une entité politique souveraine (État), ou l’utilisation de la force armée par un État agissant sans l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations Unies, sur la base du chapitre VII de la Charte des Nations Unies. En d’autres termes, le recours à la force, y compris une intervention armée (militaire), n’est possible que sous l’égide de la Charte des Nations Unies, après l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations Unies, conformément à l’idée d’une sécurité collective. Ici, deux questions se posent : qu’est-ce que le Droit public international et qu’est-ce que la sécurité collective ?

« Intervention humanitaire » et « Nouvel ordre mondial » : La violation du droit international 1/3


Par – Le 11 février 2019 – Source Oriental Review

Le terme « intervention humanitaire » est un néologisme politique américain (inventé récemment) afin de couvrir moralement un nouveau mode de l’impérialisme mondial de Washington, à l’époque de l’après-Guerre froide du « Nouvel Ordre Mondial », où les États-Unis jouent librement un rôle de gendarme mondial. Théoriquement, selon la conception occidentale de l’« intervention humanitaire », un ou plusieurs États (les États-Unis et l’OTAN) ont une (quasi) obligation morale, et/ou un droit d’intervenir dans les affaires intérieures d’un autre État, si cet État (selon l’auto-évaluation de Washington) ne respecte pas les principes communément admis du droit humanitaire, mais surtout si la mission de cette intervention militaire consiste à sauver la vie d’un groupe particulier de personnes (minorité) menacées ou sans protection, du fait des autorités de l’État contre lequel est dirigée cette intervention. Ici, l’origine nationale ou étrangère (citoyens) d’un tel groupe est sans importance.

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