Par Andrew Korybko − Le 9 septembre 2025 − Source Blog de l’auteur
L’OTAN pourrait instrumentaliser cette supercherie pour lancer contre Kaliningrad des opérations provocatrices de guerre électronique, massives mais avec un « déni possible », qui feraient significativement augmenter le risque d’un accident impliquant des civils.
La semaine dernière, le chef du bureau de Bruxelles du Financial Times, Henry Foy, a semé la panique en Europe en rapportant que la guerre électronique russe avait réussi à brouiller le GPS de l’avion de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, alors qu’il s’apprêtait à atterrir en Bulgarie. Cette idée que Poutine aurait tenté d’assassiner une dirigeante occidentale par des moyens de « déni de service » est venue conforter l’objet de sa visite en attirant l’attention sur la prétendue « menace russe » à laquelle font face les États en première ligne.
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Aux États-Unis, l’affaire des « fichiers Twitter » a révélé l’existence d’une vaste alliance d’agences gouvernementales, d’organisations médiatiques, d’entreprises technologiques, d’institutions universitaires et de groupes de la société civile travaillant ensemble pour supprimer, signaler et censurer les discours non favorables en ligne ; un système secret de contrôle narratif qui est devenu connu sous le nom de « complexe censuro-industriel ».
La liberté corporelle — le droit à la vie privée et à l’intégrité quant à son propre corps — s’évapore à toute vitesse.
Mercredi matin à 6h, une opération de police de grande ampleur a été lancée dans toute l’Allemagne, ciblant des centaines de personnes soupçonnées d’avoir insulté des hommes politiques ou propagé « haine et incitations » en ligne.
Ce risque s’applique également aux criminels, y compris aux régimes criminels. Même s’ils réussissent à dissimuler leur implication directe dans tel ou tel incident particulier, le temps rend évidente leur méthode d’opération — « MO ». Cela permet une identification facile de leur signature, que ce soit par des agences appliquant les lois ou par des historiens intéressés.