Par Jeffrey D. Sachs – Le 25 juillet 2024 – Source Common Dreams
L’année prochaine marquera le 230e anniversaire du célèbre essai d’Emmanuel Kant «Paix perpétuelle» (1795). Le grand philosophe allemand a proposé un ensemble de principes directeurs pour parvenir à une paix perpétuelle entre les nations de son époque.
Alors que nous sommes aux prises avec un monde en guerre, et effectivement confronté au risque aigu d’un Armageddon nucléaire, nous devrions nous appuyer sur l’approche de Kant pour notre époque. Un ensemble de principes actualisés devrait être envisagé lors du Sommet des Nations Unies sur le futur en septembre.
Kant était pleinement conscient que ses propositions se heurteraient au scepticisme des hommes politiques « pragmatiques » :

Lors d’une visite à Oxford il y a quelques semaines, Josep Borrell, le Haut Représentant de l’Union européenne, a fait une remarque intéressante (
Il ne faut jamais croire ce que disent de la Chine et de la Russie les membres de l’establishment bipartisan de la politique étrangère. Ils ne croient pas non plus ce qu’ils disent. Le Blob (comme l’appelait Ben Rhodes, collaborateur d’Obama) a appris, au fil de générations de bévues stratégiques, que si tout le monde serre les rangs et s’en tient à la même histoire, ses membres survivront à un désastre stratégique de n’importe quelle ampleur en conservant leur carrière intacte.
Il n’y a pas de meilleure métaphore que celle utilisée par un analyste chinois pour caractériser l’OTAN en commentant la récente
Depuis le renversement du gouvernement nigérien favorable aux États-Unis, les pays d’Afrique de l’Ouest membres de la CEDEAO ont menacé d’envahir leur voisin.