Par Arnaud Bertrand – Le 15 juin 2025 – Source Blog de l’auteur
Chaque fois que les dirigeants occidentaux parlent du besoin de « liberté et de démocratie » en Iran, ils révèlent soit une ignorance historique stupéfiante, soit un cynisme à couper le souffle. La vérité inconfortable est que l’Iran avait la démocratie – jusqu’à ce que la CIA et les services de renseignement britanniques la détruisent.
L’histoire fondatrice de l’Iran d’aujourd’hui est qu’il s’agissait d’une démocratie fonctionnelle, renversée par les puissances occidentales pour le crime impardonnable de nationaliser leurs propres réserves de pétrole, contrôlées à l’époque par la Compagnie pétrolière Anglo-Perse (rebaptisée plus tard British Petroleum – oui, la BP).
À l’époque, comme aujourd’hui, la dernière chose à laquelle l’Occident pensait était les intérêts du peuple iranien. Tout était, comme c’est toujours le cas, une question de profits des entreprises et de contrôle impérial. Et les gens qui croient et répandent la rhétorique de la « liberté » ne sont malheureusement – souvent à leur insu – que des idiots utiles au service de ces intérêts. Comme toujours, l’ignorance sert le pouvoir.
Vous ne pouvez pas comprendre les relations actuelles de l’Iran avec l’Occident sans connaître cette histoire.
Hans Vogel affirme que les élites européennes n’ont pas de conscience morale. Mais elles ne manquent pas d’appliquer des standards moraux à leurs opposants, afin de rester agrippés au pouvoir.
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Des fichiers ayant été fuités montrent que des personnalités militaires britanniques de premier plan ont conspiré pour perpétrer l’attentat à la bombe contre le pont de Kertch, entraîner secrètement des forces de maintien de l’ordre de style ”Gladio » en Ukraine et préparer le public britannique à une baisse du niveau de vie causée par la guerre par procuration menée contre la Russie.
La Maison Blanche de Biden et la machine du Parti Démocrate qui vient de faire passer Kamala Harris de la deuxième place du régime à la première place deviennent de plus en plus intéressants chaque semaine, je dois dire. La campagne de Mme Harris a enfin publié, deux mois après que les élites et les financiers du parti ont fait passer sa candidature en dépit de tout semblant de processus démocratique, une plateforme qu’elle appelle A New Way Forward, et j’y reviendrai en temps voulu. Je vais moins m’intéresser aux mots affichés sur un site web qu’à deux développements récents que nous allons examiner ensemble, car personne n’a encore pensé à le faire.