Par Andrew Korybko – Le 10 mars 2018 – Source Oriental Review
Un porte-avions américain a récemment accosté au Vietnam pour la première fois depuis le retrait militaire américain en 1975.
Cette avancée sans précédent dans les relations d’après-guerre entre les États-Unis et l’ASEAN est clairement destinée à envoyer un signal à la Chine, avec laquelle le Vietnam est impliqué dans une dispute sur la mer de Chine méridionale et les ressources énergétiques sous ses eaux. Hanoï ne considère plus Washington comme un ennemi, mais comme un allié non officiel à cause de la volonté du Pentagone d’aider le pays à renforcer ses capacités militaires navales afin de compenser les avantages de la Chine dans ce domaine. Même si peu de choses ont été réalisées sur ce front, l’avenir est en effet très prometteur, et il est probable que le Vietnam pourrait jouer un rôle – même informel – dans le soi-disant « quartette » entre les États-Unis, le Japon, l’Australie et l’Inde dans son rôle de « contenir la Chine ». Continuer la lecture
Le fragile équilibre des forces dans la Corne de l’Afrique pourrait bientôt être brisé par la situation intérieure à Djibouti au sujet de la future propriété de son port principal. Une éventuelle réaction américano-émirati pourrait servir de déclencheur pour activer militairement le complexe système trans-régional d’alliance qui s’est formé dans cette partie du monde au cours des deux dernières années.
La haine compulsive des élites occidentales envers le président Poutine surpasse tout ce que l’on a pu voir pendant la guerre froide. En Syrie, en Ukraine, au Moyen-Orient, au Proche-Orient, en Eurasie ; et maintenant cette haine s’est infiltrée jusque dans le Conseil de sécurité, le laissant irrémédiablement polarisé – et paralysé. Cette hostilité s’est également propagée à tous les alliés de la Russie, les contaminant. Elle laisse entrevoir – presque inévitablement – d’autres sanctions contre la Russie (et ses amis) dans le cadre de la loi fourre-tout intitulée « Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act » [Résister aux adversaires de l’Amérique grâce aux sanctions]. Mais la vraie question est : cette hystérie collective risque-t-elle de provoquer une guerre ?





La Grande-Bretagne est prise d’une frénésie médiatique à cause de l’empoisonnement récent de l’ancien colonel russe Sergueï Skripal et de sa fille à Salisbury, en Angleterre. La Première ministre britannique, Theresa May, a demandé à la Russie de s’expliquer en prétendant qu’ils avaient été empoisonnés en utilisant un agent neurotoxique appelé « Novichok » (« Débutant » en russe ) qui était un produit de la recherche soviétique sur les armes biologiques. Il n’est plus produit et la destruction des stocks a été vérifiée par des observateurs internationaux. Cependant, sa formule est dans le domaine public et il peut être synthétisé par n’importe quel laboratoire chimique bien équipé, tel que celui de
La Corée du Nord