Réduire la techno-sphère, Partie III

Dmitry OrlovPar Dmitry Orlov – le 20 octobre 2015 – Source Club Orlov

Partie I, Partie II

Avant cette série d’articles, j’ai expliqué comment, aux États-Unis, des intérêts particuliers utilisent des technologies politiques pour maintenir la population dans l’ignorance. Nous avons également montré comment ces efforts finiront par échouer, soit par le biais de contradictions internes ou parce que les parasites finiront par tuer l’hôte. Nous allons maintenant tourner notre attention vers les technologies politiques utilisées par les États-Unis contre le reste du monde. Cela peut sembler une digression à la tâche de répondre à la question brûlante, à savoir comment apporter des changements sociaux afin d’éviter la catastrophe climatique, mais c’est nécessaire.

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Pic pétrolier – Cul par dessus tête [3/3]


Oubliez l’austérité et le Grexit – C’est l’heure du Gretaway !


Par Allan Stromfeldt Christensen – Le 30 septembre 2015 – Source fromfilmerstofarmers.com

Note du Saker Francophone

Dans ce dernier épisode, Allan propose un constat douloureux : sans énergie, des gens et même des pays peuvent se trouver exclus de la civilisation industrielle. Je vous laisse le plaisir de découvrir son Gretaway et la fin de son analyse.

« Prenez mon argent! Pleeeeeease! »

Donc nous sommes ici devant une sorte de précipice, en regardant le crépuscule de l’économie industrielle, dû au pic des approvisionnements énergétiques mais aussi au pic de l’offre de crédit (comme expliqué dans la partie 2 de cette série en 3 parties).

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Résurrection de la gauche mondiale?


Immanuel Wallerstein

Immanuel Wallerstein

Par Immanuel Wallerstein – Le 1er octobre 2015 – Source iwallerstein.com

L’immense triomphe de Jeremy Corbyn, le 24 septembre, appelé à diriger le Parti travailliste de Grande-Bretagne était étonnant et totalement inattendu. Il est entré dans la course avec à peine assez de soutien pour figurer sur les bulletins de vote. Il a posé sa candidature sur la base d’une plateforme de gauche sans compromis. Et puis, confronté à trois candidats plus conventionnels, il a remporté 59.5% des suffrages dans une élection qui a eu un taux de participation inhabituellement élevé de 76%.

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House of Cards : l’art de la guerre derrière la stratégie


Par Rong Xiaoqing – Le 25 février 2014 – Source globaltimes.cn

Illustration: Liu Rui/GT

Soudain, tout le monde semble parler de House of Cards. Mes amis américains sont en concurrence avec d’autres dans une course non-stop pour finir la deuxième saison du thriller politique sur Netflix. Mes amis en Chine continuent de mettre à jour leur progression sur leurs comptes WeChat.

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Tous des cobayes ?


Obama autorise des expériences comportementales sur les citoyens américains


Par Mac Slavo – Le 19 septembre 2015 – Source www.shtfplan.com

U.S. President Barack Obama prepares to board Air Force One on the way back to Washington after a presidential visit to New Orleans, Louisiana, August 27, 2015. REUTERS/Carlos Barria

Le président Obama a signé un nouveau décret autorisant les organismes fédéraux à réaliser des études comportementales sur les citoyens américains. Les études, qui seront effectuées sans l’autorisation expresse des participants, sont conçues pour faire progresser les initiatives du gouvernement en donnant un petit coup de pouce aux citoyens pour engager certains de leurs comportements et de leurs choix dans le sens souhaité par le gouvernement.

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Trump, en piste pour le show de télé-réalité The Prezz

Dmitry OrlovPar Dmitry Orlov – Le 15 Septembre 2015 – Source cluborlov 

Allez-y, élisez, nommez, adoubez et faites tout ce que vous voulez avec les Prezzidents. Ça ne fait rien. Parce que savoir qui est président n’a pas d’importance, et cela en aura encore moins pour qui jouera au dernier jeu de télé-réalité The Prezz  pour les quatre prochaines années.
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Sondage US : 29% des Américains favorables à un coup d’État militaire


Par Joshua Krause – Le 12 septembre 2015 – Source The Daily Sheeple

En l’état actuel, notre gouvernement [des USA] n’est une république constitutionnelle que de nom. Notre nation est gouvernée par de riches oligarques et des intérêts particuliers, et il y a beaucoup de reproches à faire à cette situation. Aucune société ne tombe si bas sans au moins le consentement implicite de sa population, et même le plus impitoyable des gouvernements ne peut pas survivre si ses citoyens refusent d’accepter son programme.

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Le départ d’Abbas changera-t-il quelque chose ?


Par Nadia Hijab et Alaa Tartir – Le 5 septembre 2015 – Source Ma’an News

AFP

Le Conseil national palestinien (CNP) doit se réunir ce mois-ci pour la première fois depuis 2009 pour accepter la démission de Mahmoud Abbas du poste de président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), avec plus de la moitié des 18 membres du Comité. Le PNC a bien sûr la possibilité de rejeter tout ou partie de la démission et, en tout cas, Abbas gardera plusieurs autres casquettes : il restera le chef de l’État, le président de l’Autorité palestinienne, le commandant en chef et le chef du parti Fatah. De plus, tous ceux qui ont démissionné sont libres de se représenter.

Les Palestiniens, qu’ils résident dans leur pays ou qu’ils soient en exil, ne savent pas s’ils doivent rire ou pleurer devant ce spectacle qui pourrait annoncer un processus de succession. Abbas, qui a 80 ans, semble avoir choisi Saeb Erekat, qui a lui-même un lourd record de démissions, pour s’occuper de la communauté internationale, et le chef du renseignement Majid Faraj pour contrôler les affaires intérieures.

Les documents palestiniens ont révélé qu’Erekat s’était plié en quatre pour satisfaire Israël, au point de largement abandonner le droit au retour des réfugiés dans leurs foyers et leurs terres. Quant à Faraj, il a stabilisé la Cisjordanie d’une main de fer et il supervise la haïssable collaboration sécuritaire avec Israël qui maintient les Palestiniens sous le joug de l’occupation. Quel que soit le Comité exécutif qui est élu (ou réélu) par la PNC, il est peu probable qu’il aura beaucoup d’influence dans ces domaines.

Où tout cela laisse-t-il le peuple palestinien dans sa quête de justice et de droits humains? Le paysage est sombre, même s’il y a quelques lueurs d’espoir.

Sur le front politique, le fossé entre les deux principales factions palestiniennes, le Fatah et le Hamas, se creuse de jour en jour. Le bruit court que le Hamas, qui n’est pas représenté au PNC, négocie un cessez-le feu à long terme avec Israël en dépit des démentis.

Au sein du Fatah lui-même, il y une lutte acharnée pour les plus hauts postes à l’approche de la septième assemblée générale prévue en novembre. On peut même craindre que les rivalités ne gagnent les rues et que les Palestiniens de Cisjordanie ne se retrouvent à se satisfaire d’un homme fort comme Faraj pour de simples raisons de sécurité.

Ces conflits internes handicapent la direction palestinienne et la rendent encore plus incapable de régler les nombreux problèmes rencontrés par les réfugiés palestiniens dans les pays arabes. Les réfugiés palestiniens de Syrie ne sont pas protégés par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et ne peuvent compter que sur ce que l’impécunieux Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA) peut leur fournir. Les réfugiés palestiniens dans le camp de Ain Al-Hilweh, le plus grand du Liban, fuient les combats acharnés entre le Fatah et un groupe islamiste.

Le désarroi politique des Palestiniens dont Abbas a la charge laisse la voie libre à Israël pour poursuivre sa colonisation incessante de la terre palestinienne. Le vol de terre par les colons juifs et la destruction de secteurs palestiniens sont coutumiers. Israël n’a aucun mal à balayer les protestations de l’Union européenne et des États-Unis.

La nomination de Danny Danon pour représenter Israël à l’Organisation des Nations Unies montre bien que l’extrême-droite gouvernementale israélienne se moque bien de ce que peut dire la communauté internationale. Danon prône l’annexion de «la plus grande partie» de la Cisjordanie «avec le minimum de Palestiniens».

Il est difficile de voir quelle différence le plan de succession d’Abbas fera pour la protection des Palestiniens ou l’exercice de leurs droits. Les Palestiniens ont fait beaucoup de sacrifices pour que l’OLP soit reconnue comme leur seul représentant légitime. La légitimité de l’OLP, cependant, a été sérieusement ébranlée depuis que Yasser Arafat a signé les accords d’Oslo avec Israël. Sous le mandat de M. Abbas, la représentativité de l’OLP s’est réduite à des enclaves disloqués en Cisjordanie, où les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne ont servi de sous-traitant à Israël et favorisé son projet de colonisation illégale.

Il y a néanmoins quelques lueurs d’espoir. Les citoyens palestiniens d’Israël en offrent une. La façon dont ils ont surmonté leurs différences pour devenir le troisième plus grand parti aux élections israéliennes de mars dernier sous un leadership intelligent, sage et unifié devrait être un modèle pour le reste du peuple palestinien.

La société civile palestinienne en offre une autre : elle s’est relevée encore et encore de ses cendres avec détermination et créativité. Le Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) palestinien, qui a été institué il y a 10 ans, a contribué à consolider et à développer les actions dispersées de boycott et de désinvestissement aux États-Unis et en Europe. Il a mis les partisans d’Israël aux États-Unis sur la défensive et les a forcés à dépenser des millions pour contrer la lutte non violente des Palestiniens pour leurs droits.

Pourtant, il y a des limites à ce que la société civile peut faire. À l’heure actuelle, elle est assez forte pour contribuer à empêcher que les droits des Palestiniens ne soient laminés dans un accord avec Israël. Plus important encore, elle peut garder la flamme allumée jusqu’à ce qu’il y ait un renouveau significatif du corps politique. Les Palestiniens savent que, plus que toute autre chose, ils doivent recréer des institutions représentatives qui englobent Gaza assiégée et martyrisée et la Cisjordanie, les réfugiés dispersés à travers le monde arabe et les exilés désireux de rentrer à la maison.

Nadia Hijab et Alaa Tartir sont, respectivement, directeur exécutif et directeur de programme d’Al-Shabaka : Le Réseau politique palestinien.

Traduction : Dominique Muselet

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Mieux connaître SYRIZA, origine, ascension, stratégie


Par Alex Moumbaris – Le 2 septembre 2015

En parlant de SYRIZA et de sa stratégie

Historique des composantes de SYRIZA par date d’intégration

En 2004 : Ανανεωτική Κομμουνιστική Οικολογική Αριστερά (AKOA) [Gauche novatrice communiste écologique] eurocommunistes, écologistes; Διεθνιστική Εργατική Αριστερά (ΔΕΑ) [Gauche internationaliste ouvrière] trotskistes; Ενεργοί Πολίτες [Citoyens actifs] gauchistes (démocratiques, patriotiques); Κίνηση για την Ενότητα Δράσης της Αριστεράς (ΚΕΔΑ) [Mouvement pour l’union de l’action de la gauche] communistes (unionistes), gauchistes; Κόκκινο [Rouge] trotskistes; Συνασπισμός της Αριστεράς των Κινημάτων και της Οικολογίας (ΣΥΝ) [Rassemblement de la gauche des mouvements et de l’écologie] eurocommunistes (marxistes).

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La Gauche et l’Euro : où est le problème ?

«...En ce sens, le problème ne résidait pas que dans le naïf européanisme de gauche de l’entourage pragmatique de Tsipras, mais dans la déconnexion elle-même entre la direction de ce parti faisant preuve d'une autonomie croissante et ses militants les plus actifs de plus en plus impuissants.» J. Roos

Par J. Roos – Le 27 août 2015 -–Source TeleSurTV

Beaucoup plus que de regagner le pouvoir gouvernemental pour sortir de l’euro, le défi pour la gauche grecque est de construire le pouvoir social susceptible d’appuyer une rupture radicale.

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