Reprendre goût à la vie


Par Patrice-Hans Perrier − Le 20 octobre 2019 − Source Carnets d’un promeneur

Alpiniste intrépide – Gracieuseté de jeux-fille

Notre époque se caractérise par la tiédeur des gens, la langueur des récits médiatiques et l’absence de virilité à tous les niveaux. Les acteurs de la cité spectaculaire tergiversent en permanence, en attendant que les circonstances soient propices à un changement de cap leur permettant une sortie honorable. Bref, il s’agit, d’abord et avant tout, de ménager ses propres fesses tout en sacrifiant notre prochain en qualité de bouc émissaire salutaire. Continuer la lecture de Reprendre goût à la vie

L’apothéose de la culture de la mort


Par Patrice-Hans Perrier − Le 12 octobre 2019 − Source Carnets d’un promeneur

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La nouvelle mouture cinématographique du Joker est inspirante puisqu’un nombre incalculable de bimbos de la presse aux ordres semble craindre que cet opus puisse inciter certains blancs-becs laissés pour compte à passer à l’acte.

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La prophétie moderne du dernier épisode de Game of Thrones


Le dernier épisode de Game of Thrones contenait un message important sur la nature de la politique moderne. C’était sûrement involontaire.


Par Gregory Hood – Le 21 mai 2019 – Source Unz Review

L’écriture du dernier épisode et de la dernière saison en général, a été atroce. Balerion la Peur Noire aurait pu voler à travers les trous béants de l’intrigue que David Beinoff et D.B. Weiss ont tissée. Les armées que nous pensions décimées étaient soudainement capables de conquérir le monde, les dragons, une fois facilement tués, étaient soudain invincibles, et les autres « royaumes » qui composent le royaume étaient totalement indifférents à ce qui se passait dans la capitale. Le scénario était pire que de la fan-fiction.

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Game of Thrones : Épisode final


Par Trevor Lynch – Le 31 mai 2019 – Source Unz Review

J’ai adoré la série Game of Thrones quand elle a commencé. Je l’ai regardée sur la recommandation de Greg Hood de Counter-Currents dans ces critiques de la saison 1 et 2. J’en ai été tellement impressionné qu’à la fin des épisodes déjà parus, j’ai lu les livres de Martin pour voir comment les histoires se poursuivaient, ce qui est très inhabituel pour moi, car je n’ai pas le temps pour la fiction contemporaine.

J’aime l’idée du fantastique comme genre, mais en vérité, je n’aime que Tolkien. J’ai aimé la réinterprétation par Martin du genre : un monde de magie dans lequel la plupart des gens sont trop vulgaires, mesquins et à l’âme trop plate pour le voir. J’ai également aimé l’accent mis par Martin sur la Realpolitik machiavélienne, son grand réalisme psychologique et sa ferme compréhension et application de la logique des sociétés pré-modernes fondées sur la religion et l’honneur, qui, même pour les plus décadentes et cyniques, sont très différentes du libéralisme moderne.
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Bruissements autour des Oscars


Par James Howard Kunstler – Le 24 février 2019 – Source kunstler.com

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J’aime suivre le rythme des Oscars pour voir à quel point Hollywood perd la tête d’année en année. Et puisque l’Amérique marine dans le jus d’Hollywood, c’est un bon test de Rorschach pour les mystérieuses tendances de notre nation.

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Pensée magique


Par W. Ben Hunt – Le 1er septembre 2016 – Source Epsilon Theory

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Je pense que nous devrions être plus explicite,ici, à l’étape 2
« Alors il y a eu un miracle … « 

 

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Duane Hall : « Puis-je vous confier quelque chose ? Je vous le dis en tant qu’artiste, je pense que vous comprendrez. Parfois, lorsque je conduis… de nuit, sur la route… je vois deux phares qui se rapprochent de moi. Rapidement. Et j’ai cette soudaine envie de tourner brusquement les roues, droit sur cette voiture qui arrive. Je peux imaginer l’explosion. Le bruit des vitres qui se brisent. Les… flammes qui s’élèvent de l’essence qui se répand.
Alvy Singer : D’accord. Bien, je… je dois partir maintenant, Duane, parce que je… je dois retourner sur la planète Terre. »

Annie Hall (1977)

C’est une des scènes de films qui est toujours restée dans mon top-10. Évidemment, Duane finit par reconduire Alvy et Annie à l’aéroport cette nuit-là. Personne ne joue mieux la folie que Christopher Walken. Sauf peut-être, éventuellement, le N°2 de la FED, Stanley Fischer. Nous ne sommes tous que des passagers sur la banquette arrière de la voiture conduite par la FED.

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En souvenir : Harvey Weinstein


Par James Howard Kunstler – Le 16 octobre 2017 – Source kunstler.com

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Les Grecs et les Romains avaient un avantage sur nous : leurs dieux et leurs déesses n’étaient pas si faciles à imiter. Leurs dieux et déesses agissaient à distance de la vie quotidienne, hors de portée, sauf dans l’imagination populaire. Deux mille ans plus tard, vint Hollywood avec une industrie conçue pour fabriquer des dieux et des déesses, et les faire sortir de ces « usines à rêve » comme autant de torchères. Continuer la lecture de En souvenir : Harvey Weinstein

Le (non) futur


Par James Howard Kunstler – Le 13 octobre 2017 – Source kunstler.com


Je me suis laissé entrainer pour voir le nouveau film Blade Runner 2049 et comprendre quel genre d’avenir le magasin à rêve de Hollywood sert ces jours-ci. C’était une excellente illustration des investissements excessifs dans la technologie avec des rendements décroissants qui nous entraînent vers l’effondrement et du techno-narcissisme qui afflige la classe soi-disant pensante de cette société, qui ne comprend absolument pas ce qu’est un effondrement. Plus la magie des images de synthèse hollywoodiennes apparaît à l’écran, moins le récit devient cohérent. Hollywood s’effondre, et ce n’est pas seulement à cause du comportement de Harvey Weinstein.
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Oliver Stone parle de son nouveau documentaire, Conversations avec M. Poutine


Alors que la communauté du renseignement, le Congrès et la presse enquêtent sur la prétendue ingérence russe dans les élections présidentielles aux États-Unis, Stone montre l’histoire vue du côté de Poutine.


Par Ed Rampell – Le 12 juin 2017 – Source The Nation

Oliver Stone, l’interprète Serguei Choudinov et le président Vladimir Poutine dans une scène du documentaire (Komandir / Courtesy of Showtime)

Trois fois primé aux Oscars, Oliver Stone — vétéran du Vietnam et décoré du Purple Heart pour certains des plus grands films contre la guerre de Hollywood — était interviewé lors de la commémoration du Jour J dans son bureau de Santa Monica. La caractéristique de l’œuvre cinématographique de Stone est qu’il a créé des contre-récits artistiques qui ont suscité l’opposition contre lui non seulement des forces gouvernementales mais également des médias dominants. En 1986, lorsque le président Ronald Reagan menait l’opération secrète Iran-Contra, Stone a montré l’autre face de l’histoire en Amérique centrale dans son fascinant Salvador. Plus tard cette année-là et en 1989, avec l’Oscar du meilleur film sur le Vietnam pour Platoon et la nomination pour le meilleur film Born on the Fourth of July, Stone a défié le militarisme avec ses classiques sur l’enfer de la guerre. Alors que Reagan vantait un capitalisme débridé, Stone questionnait en 1987, dans Wall Street, l’ethos selon lequel « la cupidité est une bonne chose ». Le film de Stone peut-être le plus mémorable est sa démolition du rapport de la commission Warren dans JFK, de 1991, impliquant des agents du renseignement américains dans l’assassinat de Kennedy. Et, dans sa colossale série documentaire de 796 minutes en 2012, Untold History of the United States, Stone a présenté de façon convaincante une vision alternative de la Guerre froide, et plus encore. Continuer la lecture de Oliver Stone parle de son nouveau documentaire, Conversations avec M. Poutine

L’art moderne comme instrument de torture


Aux yeux de l’artiste contemporain, l’homme n’est plus une âme à la recherche de Dieu ni même une intelligence en quête de Raison. C’est une monade, un fou qui s’ignore dans un monde fou qui l’ignore, et pour ce fou l’art ne peut être que le miroir de son inquiétante étrangeté.


Par Nicolas Bonnal − Juin 2017

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Un Chien Andalou – Luis Buñuel et Salvador Dali

Écoutons le diable de Dostoïevski : « Le fantastique me tourmente comme toi-même, moi aussi j’aime le réalisme terrestre. Chez vous, tout est défini, il y a des formules, de la géométrie ; chez nous, ce n’est qu’équations indéterminées. »

À mesure que le déchiffrage de l’Histoire progresse, la guerre d’Espagne apparaît, par-delà son imagerie romantique, comme le laboratoire orwellien de la modernité. À mesure aussi que l’humanité toute nue entre dans cette modernité, elle ne peut qu’abandonner tout espoir, comme les victimes de l’enfer dantesque. L’humanité se déconnecte ou bien rêve, et puis elle se soumet au capital trans-humain.

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