Par Amy Myers Jaffe – Le 23 janvier 2017 – Source Council on Foreign Relation

La dernière tentative du Venezuela pour lever des capitaux en émettant une crypto-monnaie, le petro, liée prétendument à ses réserves de pétrole de l’Orénoque est problématique à tant de niveaux qu’il est difficile de savoir comment la commenter au-delà du fait que le gouvernement américain a déjà dit que le nouveau marché risquerait d’être exposé aux sanctions américaines. L’arrêt de cette crypto-monnaie pourrait devenir l’élément le plus facile à traiter par l’administration de Donald J. Trump pour contrer les mesures prises par Caracas pour gérer les créanciers de la compagnie pétrolière publique du Venezuela, Petróleos de Venezuela, PDA (PDVSA).
PDVSA s’engage dans toutes sortes de transactions sans argent pour contourner les saisies de cargaisons de pétrole. Mais la société pourrait faire face à encore plus de difficultés cette année car les difficultés financières du Venezuela ont mordu dans sa capacité à maintenir ses champs pétroliers en activité. Citibank estime que la capacité de production de pétrole du Venezuela pourrait chuter à un million de barils par jour au cours de l’année 2018, contre 2,8 millions b/j en 2015, alors que son accès au crédit se détériore, accentuant encore plus le délabrement de ses installations. Les sociétés de services internationales limitent leurs activités dans le pays en prenant prétexte des centaines de millions de dollars de frais impayés. Les champs de pétrole du Venezuela ont un taux de déclin naturel de 25% qui nécessite une attention constante pour maintenir les capacités de production.





Par le Saker – Le 29 décembre 2018 – Source 



