Par Moon of Alabama – Le 2 juin 2020
Les protestations d’hier au sujet du meurtre de George Floyd m’ont semblé perdre du souffle. A peine quelques centaines de personnes dans telle ou telle ville. Il semble qu’il y avait plus de manifestants en Nouvelle-Zélande qu’à New York. D’après ce que j’en vois, les effractions et les pillages de magasins ont également diminué. Certaines personnes, pour la plupart des non-manifestants, profitent simplement de l’occasion. Car le véritable pillage se fait ailleurs. Il suffit de regarder ce que fait Blackrock.
Le président américain Donald Trump utilise le nombre relativement peu élevé d’incidents pour détourner l’attention de la manière catastrophique dont il a géré la pandémie de Covid-19.

Des migrants en colère contre la mort d’un adolescent motocycliste se sont révoltés pour une quatrième nuit consécutive à Paris.

Certains se sont demandé comment le président Poutine pourrait coopérer avec le président Trump pour que l’OPEP + fasse monter les prix du pétrole – alors que ces prix plus élevés ne contribueraient qu’à soutenir la production de pétrole américaine. En fait, le président Poutine était invité à subventionner l’économie américaine – au détriment de ses propres ventes de pétrole et de gaz [et malgré les sanctions, NdT] – car la production de schiste américain n’est tout simplement pas rentable à ces prix. En d’autres termes, la Russie semblait se tirer une balle dans le pied.
L’année dernière, une commission gouvernementale demandait aux États-Unis d’adopter un système de surveillance de masse piloté par l’intelligence artificielle allant bien au-delà de celui utilisé par tout autre pays, afin de garantir l’hégémonie étasunienne en ce domaine. Aujourd’hui, nombre d’obstacles qui étaient cités comme empêchant sa mise en œuvre sont rapidement franchis sous couvert de lutte contre le coronavirus.