Par Stephen F. Cohen – Le 12 juillet 2017 – The Nation

Cohen invoque la nécessité d’une nouvelle détente avec la Russie, pour laisser la coopération prendre la place de la confrontation. En cause, des dangers sans précédent dans l’histoire de la nouvelle Guerre froide, avec des conflits qui vont de l’Ukraine à la Baltique et jusqu’en Syrie, ainsi qu’une menace réelle d’affrontement militaire direct entre les deux superpuissances nucléaires. Le « sommet » de Hambourg du 7 juillet entre le Président Trump et le président russe Poutine – comme il était coutume d’appeler ce type de rencontre au XXe siècle – est par conséquent à saluer comme une bonne nouvelle. En effet, les deux chefs d’État sont devenus des partenaires de la détente, ou tout au moins aspirent à le devenir. La mauvaise nouvelle est que cette rencontre, et avec elle toute forme de détente, provoquent des attaques sans précédent d’un très grande partie de l’establishment politique et des médias américains.




Il semble que tout le monde parle de l’État profond de nos jours. Bien que le terme semble avoir pénétré le langage commun à la fin des années 1990, pendant des années il ne faisait référence qu’à des gouvernements de l’ombre étrangers, sûrement pas à notre propre « nation indispensable ».
Après la diffusion de la série d’entretiens entre Oliver Stone et le président russe Vladimir Poutine, les experts médiatiques ont commencé à attaquer M. Stone en termes virulents qui en disent beaucoup sur l’incivilité et l’anti-intellectualisme répandus dans notre culture politique.