Par Andrew Korybko – Le 29 décembre 2016 – Source Oriental Review

Astana, capitale du Kasakhstan
Première partie : la Tripartite est-elle vraiment sur le point de dépecer la Syrie ?
Des solutions syriennes
La première chose qu’il faut préciser, c’est que l’armée arabe syrienne et la majorité patriotique du pays qu’elle représente viennent de gagner la guerre et qu’il n’y a aucune raison pour qu’elles acceptent toutes sortes de « concessions » à « l’opposition », compte tenu des circonstances qui prévalent après le succès de la libération d’Alep. Même compte tenu de la nécessité de sécuriser les territoires nouvellement libérés et de reconstituer les troupes (que ce soit physiquement, émotionnellement ou psychologiquement), il n’y a aucun argument valable pour expliquer pourquoi l’opération de libération nationale ne pourrait pas continuer après un bref repos tactique. La seule explication plausible est que les principaux protecteurs internationaux de la Syrie, la Russie et l’Iran, n’ont pas la volonté politique de consacrer les ressources nécessaires pour poursuivre cette campagne, comme l’a expliqué en détail l’auteur en août dernier, dans son article intitulé La Turquie en Syrie, la FSA et la future querelle sur la Constitution de la Syrie.



Il fait si sombre maintenant dans le Nord. Le soleil se lève à 10 h pour se coucher à 15 h. La neige blanche et abondante, les étoiles glorieuses en dehors et les arbres de Noël à l’intérieur rendent cette obscurité supportable, mais tout juste. On comprend ici pourquoi les gens du Nord voyaient Yuletide [ancien terme pour désigner le jour de Noël, NdT] avec une grande inquiétude : ils n’étaient jamais sûrs que les ténèbres se lèveraient réellement et disparaîtraient et que la lumière gagnerait encore, cette année aussi. L’année dernière, cela a fonctionné, mais qui peut être sûr que cette année, les mort-vivants ne garderont pas le Soleil en captivité éternelle ?

Le début chaotique du président élu, Donald Trump, en politique étrangère, a quand même soulevé un point intéressant, même si sa tentative ressemble plus à un porc aveugle cherchant des glands qu’à une initiative bien réfléchie. En parlant avec le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, 
