
Orlov
Par Dmitry Orlov – Le 26 juin 2018 – Source Club Orlov
Partout dans le monde, très peu de personnes sont capables de penser la réaction européenne face à la crise des migrants. Du côté des migrants, nous avons des démonstrations avides de barbarie, de fanatisme et d’agression ; du côté des Européens, nous avons la peur abjecte d’apparaître… intolérants.

Dans une situation incontrôlée où l’on s’attendrait à ce que les gens s’organisent, protestent, dressent des barrages routiers et votent massivement pour les partis nationalistes, nous sommes plutôt soumis au ridicule spectacle d’Européens dociles et efféminés habillés en tenues unisexes, saupoudrant leurs marches pour la paix de « Non au terrorisme ! ». La plupart des gens dans le monde y voient une démonstration magistrale de nullité anthropologique. « L’Europe est-elle morte ? », se demandent-ils à haute voix.




Le nouveau président Abiy Ahmed s’entretenait avec les chefs militaires lorsqu’il leur a dit que « nous devrions à l’avenir renforcer nos capacités en terme de force navale », ce qui a immédiatement attiré l’attention internationale parce que le pays est enclavé depuis la sécession de l’Érythrée en 1993. Ce pays désormais indépendant a toujours craint que l’Éthiopie ait encore des projets pour le réintégrer de force ou le transformer en un État mandataire pour regagner son accès historique à la mer Rouge, bien que ce ne soit probablement pas ce que le président Ahmed avait à l’esprit lorsqu’il a fait sa curieuse suggestion.
James Howard Kunstler a cette légèreté de ton, cette ironie flegmatique, cette indépendance de l’esprit critique qui sont nécessaires dans la confusion actuelle où se mélangent le conformisme le plus radical et le mensonge pratiqué à la façon d’une pathologie convulsive, pour tenter de donner un rapport des événements du monde qui ne souffre pas du poids des chaînes de la contrainte des esprits. Après tout, il serait plutôt “de gauche” et plutôt “progressiste”, Kunstler, s’il fallait le classer selon le catéchisme en vigueur dans le vaste camp de concentration de la modernité ; aussi est-il anti-Trump et sa cible préférée est-elle le parti démocrate et tout ce qui se rapporte au simulacre que la pensée progressiste enchaînée a édifié pour complaire à la fois au Système et à sa “bonne conscience”. Kunstler est donc un joyeux dissident, pourtant fidèle à ses idées dans un temps où les idées sont devenues “chez eux” autant de simulacres s’intégrant parfaitement dans le Grand Simulacre du Système.
Par Ron Unz – Le 18 juin 2018 – Source
Par Ilan Pappé – Le 14 juin 2018 – Source 
Par Alexandre Douguine – Le 18 juin 2018 – Source