Par Andrew Korybko – le 20 juin 2018 – Source Oriental Review

Matteo Salvini, vice président du Conseil et ministre de l’intérieur italien
Le gouvernement populiste, qui vient d’arriver au pouvoir, a promis de traiter en priorité la crise des migrants, et il n’est donc pas surprenant qu’il ait déjà pris des mesures visant à apporter des résultats tangibles à ses électeurs. Matteo Salvini, dirigeant du parti euro-réaliste de la Ligue du Nord, et actuellement vice président du conseil et ministre de l’intérieur, a déclaré : « Je suis partisan de l’OTAN, mais nous sommes attaqués. Nous demanderons à l’OTAN de nous défendre. Nos préoccupations sont nombreuses quant à des infiltrations terroristes. L’Italie est attaquée par le sud, pas par l’est. » Cette déclaration importante réaffirme l’engagement de son pays comme pilier de l’euro-atlantisme, mais réinterprète la finalité de cet engagement, le faisant basculer du sentiment anti-russe répandu dans l’establishment vers une utilisation plus pratique, en réponse aux réseaux de traite des personnes.







Le nouveau président Abiy Ahmed s’entretenait avec les chefs militaires lorsqu’il leur a dit que « nous devrions à l’avenir renforcer nos capacités en terme de force navale », ce qui a immédiatement attiré l’attention internationale parce que le pays est enclavé depuis la sécession de l’Érythrée en 1993. Ce pays désormais indépendant a toujours craint que l’Éthiopie ait encore des projets pour le réintégrer de force ou le transformer en un État mandataire pour regagner son accès historique à la mer Rouge, bien que ce ne soit probablement pas ce que le président Ahmed avait à l’esprit lorsqu’il a fait sa curieuse suggestion.
James Howard Kunstler a cette légèreté de ton, cette ironie flegmatique, cette indépendance de l’esprit critique qui sont nécessaires dans la confusion actuelle où se mélangent le conformisme le plus radical et le mensonge pratiqué à la façon d’une pathologie convulsive, pour tenter de donner un rapport des événements du monde qui ne souffre pas du poids des chaînes de la contrainte des esprits. Après tout, il serait plutôt “de gauche” et plutôt “progressiste”, Kunstler, s’il fallait le classer selon le catéchisme en vigueur dans le vaste camp de concentration de la modernité ; aussi est-il anti-Trump et sa cible préférée est-elle le parti démocrate et tout ce qui se rapporte au simulacre que la pensée progressiste enchaînée a édifié pour complaire à la fois au Système et à sa “bonne conscience”. Kunstler est donc un joyeux dissident, pourtant fidèle à ses idées dans un temps où les idées sont devenues “chez eux” autant de simulacres s’intégrant parfaitement dans le Grand Simulacre du Système.
Par Ron Unz – Le 18 juin 2018 – Source