Par le Saker – le 7 septembre 2018 – Source The Saker
Dans un article récent, Paul Craig Roberts m’a posé directement une question très importante. Voici la partie essentielle de cet article (mais assurez-vous de lire l’article complet pour comprendre d’où vient Paul Craig Roberts et pourquoi il soulève ce problème absolument crucial) :
Andrei Martyanov, qui vient d’écrire un livre dont j’ai parlé sur mon site, a récemment défendu Poutine, comme Le Saker et moi l’avons fait dans le passé, contre ceux qui disent que Poutine est trop passif face aux agressions. Comme je l’ai déjà dit, je ne peux qu’applaudir Martyanov et Le Saker. Là où nous différons peut-être, c’est sur l’idée qu’accepter sans cesse des insultes et des provocations encourage leur escalade jusqu’à ce que la seule alternative soit la reddition ou la guerre.
Donc, voilà les questions que je pose à Andrei Martyanov, au Saker, à Poutine et au gouvernement russe : combien de temps faut-il tendre l’autre joue ? Faut-il tendre l’autre joue jusqu’à ce que votre adversaire ait réduit à zéro votre avantage dans la confrontation ? Faut-il tendre l’autre joue jusqu’à perdre le soutien de la foule des patriotes qui pensent que vous ne défendez pas l’honneur du pays ? Faut-il tendre l’autre joue jusqu’à être finalement contraint de choisir entre la guerre ou la soumission ? Faut-il tendre l’autre joue jusqu’à qu’une guerre nucléaire soit inévitable ?
Je pense que Martyanov et Le Saker seront d’accord pour dire que ma question est légitime. Continuer la lecture

Par Pepe Escobar – Le 24 août 2018 – Source 


Normalement, nous sommes heureux quand les choses se passent bien et tristes quand les choses tournent mal. L’effondrement semble changer cela. Dans un scénario d’effondrement, les choses tournent mal. L’idée que quelque chose irait bien est reléguée au royaume des vœux pieux, et l’attention se porte plutôt sur les choses qui tournent mal de manière particulièrement profonde, amusante ou envoûtante. L’effondrement fait que les limites de l’action constructive se réduisent à un cercle minuscule entouré d’une vaste étendue de conséquences inattendues. Les notions de victoire et de défaite sont redéfinies : nous nous sentons victorieux lorsque les plus responsables de l’effondrement font quelque chose de spectaculaire pour contrecarrer leur propre but sans que nous fassions rien ; à l’inverse, nous nous sentons vaincus lorsque le processus d’effondrement ralentit et que le monde s’installe dans un modèle d’échec interminable et durable.
Un collaborateur du Washington Examiner a appelé l’Ukraine à bombarder le nouveau pont de Crimée. 



