« Ce n’était pas une révolution. C’était un coup préparé par le Kaiser, qu’il brûle à jamais en enfer »
Par Volker Wagener – Le 9 mars 2019 – Source Russia Insider

Zurich, le 9 avril 1917 : 32 émigrants russes sont à la gare et attendent de partir. Mais ils ne sont pas les seuls là-bas. Des cris de « traîtres, coquins, cochons » résonnent aux oreilles des voyageurs. Les partisans du groupe sont également présents et chantent « L’Internationale ». Les voies sont bloquées pendant un court instant, puis le train part.

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Le terme « intervention humanitaire » est un néologisme politique américain (inventé récemment) afin de couvrir moralement un nouveau mode de l’impérialisme mondial de Washington, à l’époque de l’après-Guerre froide du « Nouvel Ordre Mondial », où les États-Unis jouent librement un rôle de gendarme mondial. Théoriquement, selon la conception occidentale de l’« intervention humanitaire », un ou plusieurs États (les États-Unis et l’OTAN) ont une (quasi) obligation morale, et/ou un droit d’intervenir dans les affaires intérieures d’un autre État, si cet État (selon l’auto-évaluation de Washington) ne respecte pas les principes communément admis du droit humanitaire, mais surtout si la mission de cette intervention militaire consiste à sauver la vie d’un groupe particulier de personnes (minorité) menacées ou sans protection, du fait des autorités de l’État contre lequel est dirigée cette intervention. Ici, l’origine nationale ou étrangère (citoyens) d’un tel groupe est sans importance.

Cela a été présenté poliment comme un « compromis » franco-allemand lorsque l’UE a hésité à adopter une directive sur le gaz qui aurait sapé le projet Nord Stream 2 avec la Russie.

