La guerre contre l’Iran. Le meilleur choix est de battre en retraite mais l’escalade est plus probable


Par Moon of Alabama – Le 1er avril 2026

Le président américain Donald Trump prononcera un discours en direct ce soir à 21h00 H.

Il pourrait annoncer que :

  • les États-Unis se retireront de la guerre contre l’Iran qu’il a lancée ou que
  • les troupes américaines ont commencé à envahir le territoire iranien.

Le numéro 1 semble peu probable car l’AIPAC, les Républicains bellicistes et les Démocrates sionistes sont tous contre un plan de retrait américain.

Le numéro 2 semble irrationnel car toute invasion du territoire iranien est vouée à se terminer par une défaite.

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La guerre contre l’Iran. Cela revient moins cher de payer pour traverser Hormuz que de faire la guerre


Par Moon of Alabama – Le 31 mars 2026

Le président américain Donald Trump serait prêt à renoncer au passage du golfe Persique :

Trump dit à ses collaborateurs qu’il est prêt à mettre fin à la guerre sans rouvrir Ormuz (archivé) – WSJ

Ces derniers jours, Trump et ses collaborateurs ont estimé qu’une mission visant à ouvrir le goulot d’étranglement pousserait le conflit au-delà de son calendrier de quatre à six semaines. Il a décidé que les États-Unis devraient atteindre leurs principaux objectifs d’entraver la marine iranienne, épuiser ses stocks de missiles et mettre fin aux hostilités actuelles tout en faisant pression diplomatiquement sur Téhéran pour qu’il reprenne la libre circulation des échanges. En cas d’échec, Washington ferait pression sur ses alliés en Europe et dans le Golfe pour qu’ils prennent l’initiative de rouvrir le détroit, ont déclaré les responsables.

Il y a aussi des options militaires que le président pourrait choisir, mais elles ne sont pas sa priorité immédiate, ont-ils déclaré.

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La grosse erreur de Trump


Par Dmitry Orlov − Le 24 Mars 2026 − Source Club Orlov

Je n’ai pas pu écrire car je n’arrivais pas à rattraper mon retard en lecture : le rythme des événements est tel que le volume d’actualités et d’analyses que je dois traiter est devenu écrasant. Ce torrent d’informations n’a pas non plus permis de clarifier grand-chose quant à ce que ces événements donneront une fois que les décombres auront cessé de voler dans tous les sens et que les incendies se seront éteints.

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Ordre de bataille


L’histoire ne suit pas une ligne droite. Ce qui ressemble à de la stagnation peut être un prélude. Ne perdons pas espoir. − RVassil sur X


Par James Howard Kunstler – Le 13 mars 2026 – Source Clusterfuck Nation

Ne paniquez pas à cause des mines dans le détroit d’Ormuz et de la flambée du prix du pétrole. L’Iran dispose de plusieurs milliers de mines, il faut bien que quelqu’un les dépose dans l’eau. L’Iran n’a plus de navires de guerre. Il ne dispose que de petits bateaux. Les États-Unis peuvent voir tout ce qui bouge en surface ou qui est amarré aux quais. Nous les détruisons méthodiquement. Les médias qui veulent que les États-Unis échouent dans cette opération (à cause de Trump) veulent vous faire croire que nous n’avions aucun plan pour faire face à ce problème. Ce n’est pas le cas.

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Les États-Unis offrent à l’Inde un rôle central dans le détroit d’Ormuz


Par M.K. Bhadrakumar – Le 29 mars 2026 – Source Indian Punchline

Le ministre des Affaires extérieures, S. Jaishankar, et le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, s’efforcent constamment de remettre les relations américano-indiennes sur les rails. Leur conversation de vendredi en marge de la réunion du G7 à l’Abbaye des Vaux-de-Cernay, un ancien monastère cistercien du nord de la France [en fait à 30 km au sud ouest de Paris, NdSF] entouré d’une nature préservée, qui portait sur la fermeture du détroit d’Ormuz, semble avoir retrouvé une certaine gravité dans le contenu stratégique de leur relation.

Les États-Unis transforment la crise du détroit d’Ormuz, qui est la priorité numéro un aujourd’hui pour le président Donald Trump, en une opportunité de travailler avec New Delhi et de créer une synergie pour les relations américano-indiennes. De son côté, Delhi doit calculer qu’elle peut créer une certaine équité en aidant Trump qui se trouve dans une impasse difficile à mettre fin à la guerre, alors qu’il se rend compte tardivement qu’elle n’est pas gagnable.

La semaine dernière, Trump et le secrétaire d’État Marco Rubio ont téléphoné à leurs homologues indiens et leur discussion s’est concentrée sur la situation au Moyen-Orient où l’objectif de l’administration Trump est de mettre fin au conflit, ce qui n’est possible que si l’Iran autorise la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.

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La guerre contre l’Iran. « Et ensuite ? Que se passe-t-il ? »


Par Moon of Alabama – Le 30 mars 2026

La dernière explosion émotionnelle de Trump, destinée à refroidir le marché, a été publiée il y a environ une heure :

Les États-Unis d’Amérique sont en pourparlers sérieux avec un NOUVEAU RÉGIME PLUS RAISONNABLE pour mettre fin à nos opérations militaires en Iran. De grands progrès ont été réalisés mais, si pour une raison quelconque un accord n’est pas conclu sous peu, ce qui sera probablement le cas, et si le détroit d’Hormuz n’est pas immédiatement “Ouvert aux affaires”, nous conclurons notre charmant “séjour” en Iran en faisant sauter et en effaçant complètement toutes leurs Centrales électriques, puits de pétrole et île de Kharg (et éventuellement toutes les usines de dessalement !), que nous n’avons délibérément pas encore « touché« . Ce sera en représailles pour nos nombreux soldats et d’autres, que l’Iran a massacré et tué au cours des 47 années de règne terroriste de l’ancien Régime. Merci de votre attention à ce sujet.

Président DONALD J. TRUMP

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Y a-t-il ou y aura-t-il des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran ?


Par Alastair Crooke – Le 26 mars 2026 – Source Conflicts Forum

La réponse courte est « non« . Trump fabule quand il dit qu’il est déjà en négociations avec « d’importants iraniens« .

Il y a une histoire récurrente dans le « narratif des négociations » étasunien ; lors des cycles précédents de « négociations » centrées sur le conflit ukrainien, Trump suggérait régulièrement que des négociations politiques avec la Russie étaient en cours, alors qu’en réalité, Witkoff et Kushner ne faisaient qu’engager une série de pourparlers sans fin avec les Européens sur l’établissement d’un cessez-le-feu et le rôle putatif de « maintien de la paix« , dirigé par les Européens, que les Européens réclamaient. En fait, aucun « plan de paix » n’a jamais été partagé, ni montré au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Un « cessez-le-feu » prolongé a ensuite été considéré par la Maison Blanche comme la stratégie de contournement pour tenter de résoudre les problèmes d’architecture de sécurité enracinés entre la sphère des intérêts de sécurité de l’OTAN et de la Russie. La Russie a simplement dit « non » à la tentative de Trump de « renverser l’architecture de sécurité« .

Le même schéma de dissimulation était évident dans les pourparlers sur le cessez-le-feu à Gaza : des cessez-le-feu ont été proposés sans préciser aucun détail sur ce qui pourrait suivre dans la phase deux du cessez-le-feu.

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La gauche politique, le multiculturalisme et l’alliance obscure avec l’islam


Par Brandon Smith − Le 20 mars 2026 − Source Alt-Market

Pendant 15 ans, le FBI a mené une enquête historique sur la plus grande organisation caritative islamique des États-Unis, appelée The Holy Land Foundation. Cette organisation servait de façade à des groupes terroristes musulmans, acheminant des fonds provenant de pays occidentaux vers le Hamas et les Frères musulmans, jusqu’à ce que ses dirigeants soient finalement traduits en justice en 2008.

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Dostoïevski et la rage russophobe des européens


Mars 2026 – Source Nicolas Bonnal

Nicolas Bonnal

Déjà une fois le sort nous avait sauvés d’une façon analogue, à l’époque où nous voulûmes libérer l’Europe du joug de Napoléon : il nous donna la Prusse et l’Autriche comme alliées. Si nous avions vaincu seuls, l’Europe, à peine revenue à elle après la chute de Napoléon, se serait jetée sur nous. Grâce à Dieu, la Prusse et l’Autriche, que nous avons délivrées, se sont attribué tout l’honneur des victoires, à tel point qu’elles se vantent aujourd’hui d’avoir seules abattu le tyran, malgré l’opposition de la Russie.

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