Par Paul Craig Roberts – Le 29 août 2018 – Source paulcraigroberts.org

« La suprématie américaine après la Seconde Guerre mondiale », écrit Andrei Martyanov dans son livre, Losing Military Supremacy, publié par Clarity Press, « a été détruite par le narcissisme américain. »
L’hybris arrogant de l’exceptionnalisme américain et les mythes qui le soutiennent font l’objet d’analyses dévastatrices dans ce livre longtemps attendu. Martyanov n’a aucune patience avec les penseurs stratégiques américains, les experts russes, les mythes de guerre américains et le général George S. Patton. Aucune nation n’a jamais rassemblé une plus grande collection d’idiots ignorants que les États-Unis et leur a confié la direction du pays.




Aujourd’hui, à un moment politiquement opportun, le gouvernement britannique a publié de nouvelles informations sur l’empoisonnement de l’espion britannique Sergueï Skripal, sa fille et trois autres personnes. Il affirme avoir identifié deux hommes munis de passeports russes qui sont arrivés à Londres, en provenance de Moscou, le 2 mars et se sont rendus à Salisbury le 3 mars pour un voyage de « reconnaissance », sont revenus à Salisbury le 4 mars pour mettre du poison Novitchok sur la poignée de porte du domicile de Skripal et sont revenus de Londres à Moscou le même jour en avion. Les noms des hommes ont été donnés comme étant Alexandre Petrov et Ruslan Bochirov, qui sont les équivalents en russe de Pierre Dupont et Jacques Durand. Ces noms sont probablement faux.
À la suite de la condamnation, par un tribunal fédéral, de l’ancien agent de Trump, Paul Manafort, et du plaidoyer de culpabilité devant le tribunal fédéral de l’ancien avocat de Trump, Michael Cohen, la presse traditionnelle fait l’éloge du procureur spécial (et ancien directeur du FBI), Robert Mueller, et du ministère de la Justice.
Un puissant barrage peut retenir une immense quantité d’eau, mais une fois brisé, l’inondation qui en résulte peut balayer tout ce qui se trouve sur son passage. J’ai passé presque toute ma vie à ne jamais mettre en doute le fait qu’un tireur solitaire nommé Lee Harvey Oswald avait tué le président John F. Kennedy, ni qu’un autre tireur solitaire avait pris la vie de son frère cadet, Robert, quelques années plus tard. Puis, quand j’en suis arrivé
L’histoire a une vitesse qui lui est propre, et ses forces implacables entraîneront le bon, le mauvais, le désemparé, l’intelligent, le coupable, l’innocent, l’avide et le réticent vers un certain destin. On peut facilement voir une convergence des vecteurs poussant la nation vers la criticité politique cet automne.