Par Ron Unz – Le 5 septembre 2017 – Source Unz Review

Rien d’autre qu’une étiquette diffamatoire utilisée pour repousser un esprit critique
Il y a un ou deux ans, j’ai vu le film de science-fiction Interstellar et, bien que l’intrigue ne fût pas terrible, une première scène s’avérait quand même amusante. Pour diverses raisons, un gouvernement américain du futur a prétendu que nos alunissages de la fin des années 1960 avaient en fait été montés de toute pièce, une manipulation visant à gagner la guerre froide. Cette inversion de la réalité historique a été acceptée comme une vérité par presque tout le monde, et les quelques personnes affirmant que Neil Armstrong avait vraiment mis les pieds sur la Lune étaient universellement ridiculisées comme des « théoriciens du complot un peu dingues ». Cela me paraît une représentation réaliste de la nature humaine.



Pensez ce que vous voulez de la politique identitaire si controversée des États-Unis ; par rapport à celle de la France, les États-Unis ressemblent à Mayberry, le symbole audiovisuel de l’innocence d’une petite ville. Même si nous avons Black Lives Matter, une résistance massive à un président cherchant à faire respecter les lois existantes sur l’immigration et des émeutes urbaines, en France, les émeutes sont plus importantes et durent beaucoup plus longtemps. Il existe des centaines de milliers de personnes possédant la citoyenneté française mais ne montrant visiblement aucune loyauté envers la nation. Et il existe peu de barrières géographiques entre le pays et les sources de cette immigration débordante. Personne ne peut prévoir avec confiance l’avenir américain, qu’il s’agisse d’une assimilation plus ou moins réussie de grands flux de nouveaux immigrants ou d’un pays transformé dans lequel la division ethnique devient une norme qui sous-tendrait toutes les transactions politiques. Mais quel que soit le sort de la civilisation occidentale, qu’il s’agisse d’une renaissance, ou, comme Pat Buchanan l’a prédit, de sa fin, ce sort sera visible à Paris avant même New York ou Chicago.
Après le Brexit, la victoire de Donald Trump et l’élection surprise de Francois Fillon aux primaires de la droite, les médias occidentaux paniquent et révèlent d’une manière toujours plus flagrante leur fonction de purs propagandistes du système libéral-libertaire, quitte à interférer comme jamais dans le processus démocratique, tentant par des leviers tout à fait indifférents au débat d’idées, de propulser Macron d’un côté et de détruire Fillon de l’autre.
