Par W. Freeman – Le 3 mai 2019 – Source chasfreeman.net

La guerre commerciale du président Trump avec la Chine s’est rapidement étendue à tous les autres domaines des relations sino-américaines. Washington tente actuellement de démanteler l’interdépendance entre la Chine et l’économie américaine, de réduire le rôle de celle-ci dans la gouvernance mondiale ; de contrer ses investissements à l’étranger ; de paralyser ses entreprises ; de bloquer ses progrès technologiques ; de punir ses nombreuses déviations de l’idéologie libérale ; de contester ses frontières ; de cartographier ses défenses et de conserver sa capacité à pénétrer ces défenses quand elle le veut.
Le message qu’envoient ces hostilités à l’égard de la Chine est cohérent et apparemment total. La plupart des Chinois croient que cela reflète une vision ou une stratégie américaine intégrée. Ce n’est pas le cas.


Cela va faire 30 ans, dans six mois, que l’USS Abraham Lincoln, nommé en l’honneur du 16e président américain, a été mis en service, le 11 novembre 1989, comme 5e porte-avions de classe Nimitz de la marine américaine. Maintenant, alors qu’il quitte la Croatie et se dirige vers le golfe Persique, le transporteur pourrait avoir des émotions mitigées.
Qu’est-ce qui distinguera les nombreux pays qui s’effondreront et ceux qui survivront – où même prospèreront – dans les vingt-cinq prochaines années, alors que la stabilité disparaît autour d’elles ? Comme je l’explique dans mon récent livre 

On peut penser ce qu’on veut de Bolsonaro, mais son