Venezuela :
Le décret d’Obama, et la suite…?

Par Franco Vielma – Le 20 mars 2015 – Source misionverdad

Les questions juridiques sur le décret d’Obama déclarant que le Venezuela représente une menace inhabituelle et extraordinaire sont l’expression de l’impérialisme colonial le plus pur, qui caractérise la politique étrangère des États-Unis.


Suivant la pratique usuelle des vieux empires (et en décomposition), Barack Obama a demandé au Congrès d’approuver un décret – comme si c’était une question de politique intérieure – déclarant que le Venezuela représente une menace pour la sécurité intérieure des États-Unis. Ce décret vient soutenir une série d’actions en justice prétendant juger le Venezuela, comme la Loi sur la protection des droits humains et de la société civile proposée par Robert Menéndez et approuvée par le Congrès états-unien avec le soutien de Marco Rubio et Ileana Ross-Lehtinen, deux des plus vaillants lobbyistes en faveur du fascisme en Amérique latine.

Continuer la lecture de Venezuela :
Le décret d’Obama, et la suite…?

La sémantique ubuesque de l’Empire du néant

Le 12 mars 2015 – Source Moon of Alabama

Le gouvernement des États-Unis (PIB : 16 768 100 millions de dollars) déclare que la situation au Venezuela (PIB : 371 339 millions de dollars)

… constitue une menace exceptionnelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis

Et que cela oblige la Maison Blanche, selon ses dires, à

… déclarer une situation d’urgence nationale pour faire face à cette menace.

«Pourquoi, demandent les Vénézuéliens – y compris l’opposition parrainée par les États-Unis – pensez-vous que nous soyons une menace exceptionnelle et extraordinaire qui vous oblige à déclarer une situation d’urgence nationale

Réponse : «Nous ne croyons pas un instant que vous soyez une menace exceptionnelle extraordinaire qui nous oblige à déclarer une situation d’urgence nationale»

Continuer la lecture de La sémantique ubuesque de l’Empire du néant

Obama: Le Venezuela est une menace pour la sécurité nationale

Par Eric Zuesse – Le 10 mars 2015 – Source Global Research

L’administration Obama [prix Nobel de la Paix, NdT], qui en 2009 a fourni l’assistance cruciale pour renverser le président démocratique progressiste du Honduras et le remplacer par une junte d’oligarques; et qui en 2014 a perpétré le sanglant coup d’État qui a remplacé le corrompu, mais démocratiquement élu président ukrainien Viktor Ianoukovitch, par un gouvernement tout aussi corrompu mais farouchement anti-russe, déclenchant ainsi une guerre civile contre l’est de l’Ukraine qui avait voté à 90% pour M. Ianoukovitch; cette administration essaie maintenant à nouveau de renverser le président démocratiquement élu du Venezuela, Nicolas Maduro.

Lundi 9 mars, Reuters publie «Les États-Unis déclarent que le Venezuela menace leur sécurité nationale, et sanctionnent des hauts fonctionnaires», leur rapport donne le mot de la fin à un politicien de l’opposition, soutenu par Obama et qui dit: «Ce n’est pas un problème avec le Venezuela ou les Vénézuéliens; c’est un problème avec ceux qui sont corrompus» (c’est à dire, Maduro et son gouvernement).

En d’autres termes, une fois encore, le sempiternel prétexte promu par Obama: nous essayons simplement de remplacer un chef d’État élu corrompu.

La Maison Blanche explique son décret le 9 mars en disant: «Le président Obama a publié aujourd’hui un nouveau décret exécutif (EO) déclarant une urgence nationale suite à la menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis posée par la situation au Venezuela. (…) Plus précisément, le décret cible les menaces décelées par le Département du Trésor, en consultation avec le Département d’État, impliquant le Venezuela dans des actions (…) ou des politiques qui sapent les processus ou les institutions démocratiques.»

Le décret lui-même déclare que le gouvernement du Venezuela est corrompu et limite les droits humains, ce qui «constitue une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis, et je déclare par la présente une urgence nationale pour faire face à cette menace.»

Le 14 février 2015, le président Maduro avait déjoué un coup d’attentat fomenté par les gouvernements du Canada et du Royaume-Uni. Ces événements ont eu lieu presque exactement un an après qu’il avait déjà déjoué une tentative similtaire du gouvernement américain. En décembre 2013, le gouvernement de Maduro avait présenté des preuves détaillées que les Etats-Unis planifiaient un coup contre lui.

Le 15 janvier 2015, Maduro a rencontré le président russe Vladimir Poutine au Kremlin. L’administration Obama essaie évidemment de faire également tomber le président Poutine.

Le président Obama s’efforce également d’abattre le président Bachar al-Assad en Syrie. En 2011, il avait bombardé le régime du président Mouammar Kadhafi en Libye pour se débarrasser de lui. Tant Assad que Kadhafi sont aussi ou ont été des alliés de la Russie, comme l’Iran. L’administration Obama aide l’État Islamique dans sa guerre contre Assad, alors que dans le même temps, il le bombarde*.

Eric Zuesse 

L’auteur est historien d’investigation. Il a écrit récemment, They’re Not Even Close: The Democratic vs. Republican Economic Records, 1910-2010, et CHRIST’S VENTRILOQUISTS: The Event that Created Christianity.

Note du Saker Francophone
*Cet état de fait apparemment illogique est la conséquence de l’hyper-désordre qui règne à Washington en matière de politique étrangère du fait des luttes de pouvoir intestines entre le Pentagone et les agences de renseignement, d’une part, et d’autre part le département d’État. Obama n’étant pas désireux, ou tout à fait impuissant voire incapable, de remédier à cette situation. Cet hyper-désordre se reflétant d’ailleurs dans l’ensemble des conflits provoqués par l’hybris de l’Empire du néant.

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Quelques éléments provisoires sur le putsch raté au Venezuela

Par Einar Schlereth – Le 16 février 2015 – Source vineyardsaker.de

Pourquoi on n’arrête pas les putschistes? Parce qu’il y en aura d’autres qu’il faudra démasquer. ceux-là, Au moins, on les connaîT. élémentaire, non?
Le président Maduro
Le président Maduro

Pour commencer, toute la situation est encore confuse et vague. En partie parce que quelques complices sont encore recherchés, en partie parce que le gouvernement, naturellement, ne publie pas tout, et en partie encore parce que la nature même de toute cette histoire est vraiment confuse. L’affaire elle-même est facile à décrire dans ses grandes lignes. Il y a de nouveau eu un plan pour tenter de renverser et attaquer le gouvernement, mais il a été déjoué juste à temps. Quelques officiers de l’Armée de l’air avaient projeté d’attaquer, avec un avion militaire, quelques bâtiments importants de l’État, par exemple le palais présidentiel et des institutions proches de l’État, notamment une chaîne de télévision. Juste après – ou peut-être juste avant; les descriptions à ce propos varient encore – un célèbre général devait expliquer au public que l’armée vénézuélienne s’était dressée contre le mauvais gouvernement et avait pris le pouvoir.

Continuer la lecture de Quelques éléments provisoires sur le putsch raté au Venezuela

Les USA pris la main dans le sac au Venezuela

Source : 13 février 2015 – RT Allemagne

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a fait part de la mise en échec d’une tentative de putsch contre son gouvernement. Le président du Parlement, Diosdado Cabello, en a présenté jeudi tous les éléments, y compris un arsenal d’armes et des documents sur les tactiques de bombardement en vue de préparer le coup, qui devait s’emparer du palais gouvernemental, du ministère de la Défense et de la chaîne de Télévision Telesur. Il a également souligné que les recherches en cours permettent de mettre en évidence une implication des États-Unis dans la préparation de ce coup d’État.

Putsch_Venezuela

Selon Maduro, des officiers des forces aériennes auraient prévu de bombarder, avec un EMB-32-Tucano, le siège du gouvernement de Miraflores dans le centre de Caracas, mais aussi le ministère de la Défense et d’Amérique latine et la chaîne de Télévision Telesur.

Ensuite, le général de brigade Oswaldo Hernández Sánchez aurait du annoncer dans une vidéo que les forces armées s’étaient soulevées contre le président Maduro. La nouvelle aurait été rapidement diffusée dans le monde entier grâce à des agences de presse comme Reuters et AP.

Continuer la lecture de Les USA pris la main dans le sac au Venezuela