Par Martin Jay − Le 17 juin 2020 − Source Strategic Culture Foundation

C’est une bonne nouvelle que Boris Johnson se montre dur avec les négociateurs de l’UE qui, de toute évidence, ne veulent pas vraiment négocier dans des conditions équitables la future relation de la Grande-Bretagne avec Bruxelles. Mais le mantra de Boris « Let’s get Brexit done » qui l’a fait entrer à Downing Street a un prix élevé, car le nombre de gaffes et de tergiversations politiques qui accompagnent également le Premier Ministre augmente.


Soixante-quinze ans se sont écoulés depuis la fin de la Grande guerre Patriotique. Plusieurs générations ont grandi au fil des ans. La carte politique de la planète a changé. Il n’y a plus d’Union soviétique qui a remporté une victoire grandiose et écrasante sur le nazisme, sauvant ainsi le monde entier. Et les événements de cette guerre, même pour ses participants, sont déjà un passé lointain. Mais pourquoi en Russie, le 9 mai est-il célébré comme la fête la plus importante, et pourquoi le 22 juin, la vie semble s’arrêter et une boule nous serre-t-elle la gorge ?
Les historiens à venir, en faisant bouillir des glands sur leurs feux de camp – un excellent accompagnement avec des racines de roseau et des gousses d’asclépiade dans un ragoût de queue d’écureuil, s’émerveilleront au souvenir des Démocrates, qui, pendant la triste année 2020, pensaient que brûler le pays serait une stratégie gagnante pour l’élection présidentielle.
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Je suis étonné de voir que tant de gens de gauche semblent penser que les émeutes actuelles aux États-Unis sont une rébellion spontanée contre la violence policière, le racisme systémique et l’histoire de la persécution et de l’exploitation des Noirs et des Indiens, etc. Pour ce qui concerne la violence, le pillage et les émeutes, ils sont excusés, soit par une sorte de fureur vertueuse, soit par la présence d’éléments «infiltrés».