Pourquoi l’Allemagne a envahi la Pologne en 1939…


… une provocation britannique pour détruire le Troisième Reich dans une guerre mondiale ou le chèque en blanc de la Grande-Bretagne à la Pologne



Par John Wear − Le 15 janvier 2019 − Source Unz Review

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Crédit: Wikimedia Commons. CC BY-SA 3.0

 

Le 21 mars 1939, lors de l’accueil du Premier ministre français, Édouard Daladier, le Premier ministre britannique, Neville Chamberlain, a discuté d’un front commun avec la France, la Russie et la Pologne afin d’agir ensemble contre l’agression allemande. La France a immédiatement accepté, et les Russes ont accepté à la condition que la France et la Pologne signent d’abord. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Józef Beck, a opposé son veto à l’accord le 24 mars 1939 1. Les hommes d’État polonais craignaient plus la Russie que l’Allemagne. Le maréchal polonais Edward Śmigły-Rydz a déclaré à l’ambassadeur de France : « Avec les Allemands, nous risquons de perdre notre liberté. Avec les Russes, nous perdrions notre âme. » 2

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  1.  Taylor, A.J.P., The Origins of the Second World War, New York: Simon & Schuster, 1961, p. 207.
  2.  DeConde, Alexander, A History of American Foreign Policy, New York: Charles Scribner’s Sons, 1971, p. 576.

Une courte histoire de la Yougoslavie 3/6


Par Vladislav B. SOTIROVI – Le 3 avril 2019 – Source Oriental Review

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Titoslavie : Les questions nationales et les frontières inter-républicaines

Après la Seconde Guerre mondiale, le mythe officiel parrainé par l’État du combat antifasciste et de la libération de la Yougoslavie par les partisans de Tito, fondé sur des mensonges notoires et des faits historiques falsifiés a acquis une vie politique qui lui était propre jusqu’aux années 90. Le dogme du lavage de cerveau officiel est devenu la soi-disant libération nationale de la Yougoslavie tandis que le culte personnel de Josip Broz Tito encadrait la propagande selon laquelle le « maréchal » autoproclamé de Yougoslavie (le 29 novembre 1943, dans la ville de Jajce en Bosnie) était un des dirigeants nationaux les plus intelligents et ingénieux de la coalition antifasciste en Europe pendant la guerre 1. Dans la République fédérative socialiste de Yougoslavie (RFSY) d’après 1945, ce mythe a toutefois servi d’instrument politique et moral de légitimation du pouvoir illégitime et incontesté du Parti communiste de Yougoslavie (la LCY, la Ligue des Communistes de Yougoslavie depuis 1963) sur la Yougoslavie. Selon le mythe, ce parti de brigands était devenu le « libérateur » du pays des occupants étrangers ainsi que leurs satellites nationaux et seul ce parti méritait et était capable, après la guerre, d’assurer une protection continue contre différents ennemis étrangers qui menaçaient encore la Yougoslavie, que ce soit par l’Est (l’URSS) ou l’Ouest (l’impérialisme occidental).

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  1. Voir l’un des livres les plus typiques de la biographie officielle de Tito blanchi à la chaux pour maintenir son culte personnel. Branislav Ilić, Vojislav Ćirković (priredili), Hronologija revolucionarne delatnosti Josipa Broza Tita, Beograd : Export-Press, 1978. Comparer avec la biographie plus objective et académique de Tito dans Jože Pirjevec, Tito i drugovi, I-II, Beograd : Laguna, 2013

Une courte histoire de la Yougoslavie 2/6


Par Vladislav B. SOTIROVI – Le 26 mars 2019 – Source Oriental Review

Partitionnement de la Yougoslavie pendant la Seconde Guerre mondiale (1941-1945)

Indépendamment de l’accord obtenu sur l’autonomie ethnique et politique  croate en Yougoslavie, l’animosité et même la haine traditionnelle et historique croate (catholiques romains) contre les Serbes (chrétiens orthodoxes) est restée extrêmement forte – un fait qu’Adolf Hitler et Benito Mussolini ont très bien su exploiter dans les événements de la guerre d’avril 1941 contre le Royaume de Yougoslavie.

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Le pacte Molotov–Ribbentrop : 80 ans à se battre contre la Russie


Le 23 août 2019 − Source Oriental Review

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Le débat sur le traité de non-agression entre l’Allemagne et l’URSS a été délibérément utilisé par l’Occident pour émettre divers griefs historiques, politiques, et même financiers envers la Russie, et jeter le discrédit sur les politiques étrangères et intérieures du pays. À cette fin, une suite de résolutions furent passées entre 2006 et 2009 par l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, par le Parlement Européen, et par l’assemblée parlementaire de l’OSCE. Dans ces résolutions, on voit les structures politiques de l’URSS des années 1930 et 1940 comparées au régime nazi en Allemagne, la responsabilité de l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale est attribuée aux deux pays, et le jour de signature du traité — le 23 août 1939 — devient la journée européenne de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme.

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Le traité de paix de Westphalie et ses conséquences sur les relations internationales


Par Vladislav B. Sotirovic − Le 9 décembre 2017 − Source Oriental Review

Du milieu du XVIIème siècle au milieu du XXème siècle, les relations internationales (RI) ont été fondées sur les décisions du Traité de paix de Westphalie qui mit fin à la Guerre de trente ans en 1648.

Cependant, depuis le début du XXIème siècle, les RI sont de nouveau de plus en plus encadrées par les normes internationales établies en 1648.

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Pourquoi le Japon se tourna vers Hitler et Mussolini


Par Shane Quinn − Le 23 août 2019 − Source eurasiafuture.com

Cérémonie de signature du Pacte Tripartite, le 27 septembre 1940. Au premier rang, en partant de la gauche, on trouve Saburō Kurusu, Galeazzo Ciano (représentant l’Italie) et Adolf Hitler.

Fin septembre 1940, des représentants japonais comme Saburō Kurusu se rendirent en visite à Berlin, où il furent accueillis par Adolf Hitler, le dirigeant européen. Kurusu, un diplomate de carrière expérimenté de Yokohama, ne put s’empêcher de remarquer l’assurance nazie, à une époque où le troisième Reich semblait imprenable.

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Dénonciation du mois : Michel Sardou


Par SJW − Source Le Saker Francophone

Rien qu’à le regarder, ça se voit qu’il est coupable

Une fois n’est pas coutume, plutôt que reporter ou analyser l’actualité, nous l’anticipons. Il est de notre devoir de Citoyens du Nouveau-Monde de prendre les devants, dans une société En Marche, et de dénoncer ce qui doit l’être. Nous espérons que notre démarche, progressiste et courageuse, inspirera des vocations.
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Une courte histoire de la Yougoslavie 1/6


Par Vladislav B. SOTIROVI – Le 22 mars 2019 – Source Oriental Review

Kingdom of Yugoslavia

La Yougoslavie (la « terre des Slaves du Sud ») était un État multiethnique balkanique issu des ruines de la monarchie austro-hongroise (est. 1867) dont l’existence fut officiellement annoncée le 1er décembre 1918, sous le nom original du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes.1 Le nom a été changé en juin 1929 pour le Royaume de Yougoslavie. Le pays a existé sous ce nom jusqu’en avril 1941, date à laquelle il a été détruit, occupé et divisé par les puissances de l’Axe et leurs satellites des Balkans. Sur le plan juridique, l’État est issu du Pacte de Corfou de 1917 signé par le gouvernement serbe d’une part, et les représentants politiques slaves du sud de l’Autriche-Hongrie (le Comité yougoslave), d’autre part. Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, trois branches du même arbre yougoslave étaient reconnues : les Serbes, les Croates et les Slovènes. C’est la première fois dans l’histoire que les Slaves du Sud ont commencé à vivre ensemble dans leur propre État national.

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  1. Snežana Trifunovska (ed.), Yugoslavia Through Documents: From Its Creation to Its Dissolution, Dordrecht−Boston−London: Martinus Nijhoff Publishers, 1994, 157−160.

Le Grand Basculement : Une approche historique de la récession qui vient


Par Alastair Crooke − Le 26 aout 2019 − Strategic Culture

crooke alastairLa perspective d’une récession mondiale en train d’arriver n’est-elle qu’une question économique, à discuter dans le cadre de la Grande Crise financière de 2008 ; c’est-à-dire savoir si les banquiers centraux ont, ou non, gaspillé leurs outils disponibles pour la gérer ? Ou bien existe-t-il un modèle plus large de marqueurs géopolitiques que l’on peut observer avant qu’elle n’arrive ?

Heureusement, nous avons de l’aide. Adam Tooze est un historien britannique primé, travaillant à l’Université de Columbia, dont les histoires sur la Seconde Guerre mondiale, The Wages of destruction (Les salaires de la destruction) et sur la Première Guerre mondiale, The deluge (Le déluge), racontent 100 ans de descente en spirale, de dette mondiale « passe-moi-la-patate-chaude », de récession (certaines idéologiquement imprégnées) et de modèles commerciaux à l’exportation, tout cela ayant façonné notre géopolitique. Ce sont les mêmes variables, bien sûr, qui sont en jeu aujourd’hui.

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Le problème du pan-européanisme


Par Adam Garrie −Le 23 août 2019 − Source eurasiafuture.com

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Parmi les nombreuses grandes aberrations inhérentes au pan-européanisme politique, la conception de la nationalité, variée selon où en Europe on se place, et nécessairement opposée d’un pays européen à l’autre, figure parmi les plus insolubles. Au point que la meilleure manière de définir cette aberration est de la considérer comme un problème monolithique empiré par une tentative de solution — solution qui, depuis 1992, est connue sous le nom d’Union Européenne.
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