Par Vladislav B. SOTIROVI – Le 22 mars 2019 – Source Oriental Review

La Yougoslavie (la « terre des Slaves du Sud ») était un État multiethnique balkanique issu des ruines de la monarchie austro-hongroise (est. 1867) dont l’existence fut officiellement annoncée le 1er décembre 1918, sous le nom original du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes.1 Le nom a été changé en juin 1929 pour le Royaume de Yougoslavie. Le pays a existé sous ce nom jusqu’en avril 1941, date à laquelle il a été détruit, occupé et divisé par les puissances de l’Axe et leurs satellites des Balkans. Sur le plan juridique, l’État est issu du Pacte de Corfou de 1917 signé par le gouvernement serbe d’une part, et les représentants politiques slaves du sud de l’Autriche-Hongrie (le Comité yougoslave), d’autre part. Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, trois branches du même arbre yougoslave étaient reconnues : les Serbes, les Croates et les Slovènes. C’est la première fois dans l’histoire que les Slaves du Sud ont commencé à vivre ensemble dans leur propre État national.
- Snežana Trifunovska (ed.), Yugoslavia Through Documents: From Its Creation to Its Dissolution, Dordrecht−Boston−London: Martinus Nijhoff Publishers, 1994, 157−160. ↩
La perspective d’une récession mondiale en train d’arriver n’est-elle qu’une question économique, à discuter dans le cadre de la Grande Crise financière de 2008 ; c’est-à-dire savoir si les banquiers centraux ont, ou non, gaspillé leurs outils disponibles pour la gérer ? Ou bien existe-t-il un modèle plus large de marqueurs géopolitiques que l’on peut observer avant qu’elle n’arrive ?

«L’arbre qui cache la forêt» est une métaphore appropriée si nous examinons la plupart des observations décrivant les vingt dernières années. Cette période a été remarquable par le nombre de changements véritablement tectoniques qu’a connus le système international.


