«Il n’y a qu’une chose qui puisse être pire que l’hostilité avec les Anglo-Saxons : c’est l’amitié avec eux.» – Alexei Jedrichine-Wandam
Interview d’Andrej Iljitsch Fursov – Le 15 août 2012 – Source Jewgenij Tschernych, kp.ru
(commons.wikimedia.org)
L’entretien ci-après avec le professeur Andrej Fursov, directeur du Centre d’études russes à l’Université des sciences humaines de Moscou, et membre de l’Académie internationale des sciences (Munich), a été publié le 9 août 2012 dans kp.ru. Compte tenu de l’orientation des questions au départ, il embrasse un large spectre imprévu de sujets abordés. Partant de la situation actuelle en Syrie et du Printemps arabe, l’historien russe tente des prévisions et des réflexions sur les développements à venir, allant du concret au global.
Dernière remarque liminaire : en russe, le terme de régime n’a pas forcément une connotation négative.

Dix fois par an – une fois par mois à l’exception d’août et d’octobre – une petite élite d’hommes bien mis arrive à Bâle, en Suisse. Transportant sacs de voyage et attaché-cases, ils descendent discrètement à l’hôtel Euler, en face de la gare ferroviaire. Ils sont arrivés dans cette ville somnolente, venant de lieux aussi hétérogènes que Tokyo, Londres et Washington DC, pour l’assemblée régulière du plus exclusif, opaque et puissant cercle supranational au monde.
Le 25 avril 2016 – Source 
