Par Vladislav B. SOTIROVIC − Le 29 janvier 2022 − Source Oriental Review
La génocide rwandais de 1994 a constitué l’une des anciennes manipulations étasuniennes en matière d’accusation de génocide et de nettoyage ethnique des autres, fomentée dans le but de justifier ses propres objectifs géopolitiques sur certaines régions. L’administration étasunienne de Bill Clinton n’a rien fait pour empêcher le génocide du Rwanda, au cours duquel presque un million de civils Tutsi ont été brutalement exterminés en l’espace de 12 semaines, par des tueurs de masse Hutu, mais le carnage rwandais aurait facilement pu être évité si Washington l’avait décidé. Une chose semblable s’est produite par la suite en Bosnie au mois de juin 1995 avec le massacre de Srebrenica, ou en juin 1999 au Kosovo (c’est-à-dire, dans la province autonome serbe du Sud, de Kosovo-Metochia), où des Albanais ethniques, soutenus par les États-Unis, ont pratiqué un nettoyage ethnique sur les Serbes et autres non-Albanais vivant sur place.


De temps à autre, on nous explique qu’amener les gens à voter davantage améliore la représentation et la représentativité. Qu’obliger les gens à se déplacer au bureau de vote va apporter de l’honnêteté dans la vie politique, et assurer que les membres du Parlement, ou de toute autre chambre de représentants, en deviendra plus responsable. Imaginez-vous l’horreur d’avoir un président élu par à peine un tiers de l’électorat, ou des représentants politiques qui ne s’expriment qu’au nom d’une petite fraction de leur électorat nominal ?

L’opération militaire lancée par la Russie en Ukraine a inopinément révélé une crevasse aux proportions historiques aux Amériques. Les pays d’Amérique latine se dégagent de l’influence de la Maison-Blanche et gagnent en autonomie politique. Comment Washington a-t-elle perdue son « arrière-cour » qui lui obéissait sans sourciller il y a encore peu de temps ?
Il y a deux semaines, Mike Whitney a publié un article très impactant sur les facteurs allemands généralement ignorés qui sont sous-jacents à la crise ukrainienne, et cet article est soudainement devenu très viral, atteignant les 500 000 vues avant de se calmer. L’invasion subite de l’Ukraine par la Russie, qui a produit la pire guerre que l’Europe ait connue en trois générations, a immédiatement ravivé l’intérêt pour cet article, qui a désormais dépassé les 700 000 vues, un résultat absolument époustouflant pour un petit site internet alternatif comme le nôtre.