Quand l’ex-idéologue en chef du Kremlin parle, les gens écoutent. La semaine dernière, il a dit que la structure gouvernementale construite par Poutine survivrait à l’homme qui l’a construite. Maintenant, les Russes discutent de ce qu’est le « poutinisme ».
Par Fred Weir – Le 21 février 2019 – Source The Christian Science Monitor

Pour les Russes, l’idéologie occupe une place prépondérante dans le discours politique.
Depuis l’effondrement de l’URSS, un État où l’idéologie réglementait tout, des affaires étrangères à la vie privée, certains Russes ont cherché à trouver une nouvelle « idée russe » pour faire vibrer le sentiment national et se donner un sentiment d’appartenance et un but. Beaucoup d’autres s’opposent à toute tentative d’imposer une idéologie officielle, qu’ils considèrent comme le fléau de l’histoire russe.
Je suppose que M. Trump fait miroiter l’avenir de la Corée du Nord comme une salle d’exposition pour les voitures Buick, et que le mystérieux Kim Jong Un a détecté une sorte de piège. Un correspondant qui a accès à des informations militaires écrit : « L’observation d’Eric Hoffer selon laquelle les gens ne se révoltent que lorsque les choses s’améliorent, semble s’appliquer à la RPDC. Je ne peux que supposer que Kim et sa cabale en Corée du Nord le savent ou le comprennent instinctivement. En bref, à mon avis, il ne peut pas se permettre de laisser les choses aller vraiment mieux pour les Nord-Coréens. Donc, je pense que la carotte de Trump promettant de grands succès économiques pour le peuple de la RPDC fait probablement peur à Kim. »
Par
Sommes-nous « Rome » ? La question a 
Le terme « intervention humanitaire » est un néologisme politique américain (inventé récemment) afin de couvrir moralement un nouveau mode de l’impérialisme mondial de Washington, à l’époque de l’après-Guerre froide du « Nouvel Ordre Mondial », où les États-Unis jouent librement un rôle de gendarme mondial. Théoriquement, selon la conception occidentale de l’« intervention humanitaire », un ou plusieurs États (les États-Unis et l’OTAN) ont une (quasi) obligation morale, et/ou un droit d’intervenir dans les affaires intérieures d’un autre État, si cet État (selon l’auto-évaluation de Washington) ne respecte pas les principes communément admis du droit humanitaire, mais surtout si la mission de cette intervention militaire consiste à sauver la vie d’un groupe particulier de personnes (minorité) menacées ou sans protection, du fait des autorités de l’État contre lequel est dirigée cette intervention. Ici, l’origine nationale ou étrangère (citoyens) d’un tel groupe est sans importance.