Obama et Merkel : déclaration étonnement molle sur la Russie

Le 7 juin 2015 – Source Deutsche Wirtschafts Nachrichten

Le président Barack Obama et Angela Merkel ont décidé avant le sommet du G7 d’avoir une position moins exigeante envers la Russie. Washington à besoin de la Russie dans plusieurs conflits globaux. L’UE est massivement sous pression, surtout à cause des réfugiés.

Angela Merkel et Barack Obama ne peuvent, malgré toute la rhétorique, ne peuvent pas faire de la politique globale sans la Russie.

Le président des États-Unis Barack Obama et la chancelière Angela Merkel ont donné le ton envers la Russie avant le sommet du G7. Il est relativement modéré. La Maison Blanche à indiqué : «Les deux dirigeants ont discuté de la crise persistante en Ukraine et ont décidé que les sanctions doivent être explicitement liées à l’implémentation complète des accords de Minsk par la Russie et le respect par celle-ci de la souveraineté de l’Ukraine.»

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Parade US contre l’Eurasie : ISIL, les nazis de Kiev, et la rage contre l’Histoire

Avant-propos

Alors que le révisionnisme historique a le vent en poupe, la France ne peut que se féliciter des lois votées en 1990 sous le nom de lois Guayssot, qui criminalisent la contestation de crimes contre l'humanité, protégeant ainsi la mémoire de l'Holocauste.Pour le reste, on attendra que les crimes contre l'Histoire deviennent des crimes contre l'humanité.

Le Saker Francophone

Andrew Korybko

Par  Andrew Korybko – Le 4 mai 2015 – Source thesaker.is

Les  supplétifs régionaux des États-Unis au  Moyen-Orient et en Ukraine sont engagés dans un saccage de leur propre histoire, faisant tout ce qu’ils peuvent pour enterrer le passé de leurs pays afin de construire plus facilement leur version d’un avenir utopique.

 

Cette tendance à la guerre contre l’histoire est endémique suite à la militarisation de la mémoire historique que les États-Unis déploient partout en Eurasie. Avec ISIL saturant les manchettes mondiales des journaux après la saisie de Palmyre et la menace urgente que cela pose sur ce site du patrimoine mondial de l’UNESCO, il est intéressant de revoir comment la croisade anti-historique du groupe terroriste est identique à ce que les nazis de Kiev font en Ukraine, et comment toutes ces destructions sont liées au nouveau type de guerre asymétrique que les États-Unis pratiquent à travers l’Eurasie.

Rompre (physiquement) avec le passé

ISIL et les nazis de Kiev sont acharnés à éliminer tous les liens vers le passé qui ne correspondent pas à leurs idéologies radicales respectives du wahhabisme et du fascisme. Voici une brève vue du carnage historique qu’ils ont mené jusqu’à présent :

L’ISIL

CNN a rendu compte en avril des traces de destructions historiques que ISIL a laissées dans son sillage. Leur liste complète, étonnamment détaillée, des dommages causés aux anciennes villes de Nimrud, Khorsabad, et Hatra, ainsi que la destruction du musée de Mossoul (où seraient maintenant des répliques), la Bibliothèque de Mossoul, et le tombeau de Jonas. Pourtant, ce ne sont que des exemples pour représenter la plupart des attaques de grande envergure que le groupe a réalisées sur les objets historiques, comme il est assuré qu’ils ont fait beaucoup plus de dégâts à des artefacts de relativement moindre importance ou de moindre renommée.

Alors que certains de leurs exploits ont été utilisés à des fins de propagande, ils ne nuisent pas à la sincérité de l’intention des terroristes de forcer à réécrire l’histoire. L’objectif de ISIL semble évidemment être l’élimination de tous les symboles civilisationnels fédérateurs qui datent d’avant l’aube de l’Islam afin de créer la fausse impression que les terres qu’ils occupent actuellement n’avaient pas d’antécédents pour les occuper avant cette période. Le groupe estime apparemment que leur militantisme contre des objets historiques renforce en quelque sorte leur légitimité et les rend plus attrayants (et craints).

Les nazis de Kiev

Le régime pro-occidental à Kiev participe aussi pour sa part au révisionnisme historique physique, ayant renversé plus de cinq cents monuments de Lénine à travers le pays dans la dernière année seulement. Cette obsession violente contre Lénine est tragiquement ironique puisque c’est lui qui a effectivement créé l’Ukraine moderne. Mais pour un fasciste ukrainien, il ne représente rien de plus qu’un supposé contrôle russe sur la région et, par conséquent, doit être éliminé de la vue et de l’esprit.

Allant plus loin, Kiev a banni les symboles communistes et changé à la fois la date et la manière dont le Jour de la Victoire [sur l’Allemagne nazie] sont célébrées. Le pays force maintenant à utiliser le symbole du pavot à la place du ruban de St. George et commémore l’événement (appelé le Jour du Souvenir et de la réconciliation) un jour avant la Russie, en conformité avec les Européens de l’Ouest. Quel est le but de Kiev ? Créer une distorsion dans la continuité historique entre le Banderistes [les fascistes ukrainiens] et le post-coup d’État en Ukraine, en éliminant de manière sélective des éléments de son histoire, datant de l’ère soviétique, qui malencontreusement se dressent sur le chemin de ce mythe, sans évoquer bien sûr la création de l’Ukraine moderne par les Soviétiques.

Manipulation de l’avenir

Les attaques physiques de ISIL et Kiev sur l’histoire sont dirigées autant contre l’avenir que contre le passé. La lustration historique à laquelle les deux participent à pour objet de pousser les populations qu’ils contrôlent à réinterpréter le passé pour faciliter des ambitions futures très spécifiques. En changeant l’histoire, ils changent l’identité des personnes, et avec elle, le cours de leur développement. Ainsi, ils utilisent l’outil de la mémoire historique afin de modifier, par la force, le destin des territoires qu’ils administrent, peu importe la durée de leur emprise sur eux.

Ceci est possible car la guerre qu’ils mènent est terriblement inégale, en ce que les agresseurs sont capables d’attaquer un monument historique ou de créer un événement de leur choix, tandis que les défenseurs n’ont rien d’équivalent pour riposter. Il s’agit essentiellement d’une guerre défensive sans fin qui doit être combattue par la vérité sur l’histoire, tandis que les révisionnistes militants sont libres de choisir quand et où ils lancent leur prochaine offensive. Dans le cas de Kiev, le gouvernement contrôle la plupart de l’État ukrainien et peut donc se présenter à l’Occident avec une carte blanche [pour agir chez lui comme il l’entend, NdT], mais ISIL ne contrôle pas l’ensemble de la Syrie ou de l’Irak, donnant ainsi aux deux États, et civilisations, la possibilité de défendre au moins certaines parties de leur patrimoine physique.

Il faut souligner que peu importe combien de temps ISIL ou Kiev règnent sur leurs territoires, ils ont déjà commis des dommages historiques irréparables sur ce point. La destruction par ISIL d’anciens sites millénaires parle par elle-même, alors que la campagne de Kiev, en dépit de ne pas être aussi grande que celle de son homologue du Moyen-Orient, a réussi à rendre schizophrénique l’identité de l’État retrouvé. Même s’ils sont finalement vaincus, il est impossible pour chaque territoire affecté de retourner au statu quo ante bellum, démontrant ainsi que les assassins éphémères (et potentiellement périodiques) wahhabites et fascistes sont capables de réaliser d’immenses dommages historiques dans une très brève période de temps. On devrait malgré tout se souvenir que ce n’est pas totalement sombre, car la résistance du peuple dans la lutte contre ces maux peut constituer la base d’une nouvelle mémoire historique qui pourrait aider à aplanir les clivages du passé si le conflit se termine en leur faveur.

Similitudes frappantes

Les similitudes de ISIL et Kiev ne se résument pas à leur révisionnisme violent et à leurs manipulations futures, car ils partagent aussi quelques autres détails essentiels :

Asymétrie

ISIL et les nazis Euromaïdan sont arrivés au pouvoir, dans leurs domaines respectifs, par des moyens asymétriques, avec une préférence pour le terrorisme urbain. Après avoir atteint leurs positions actuelles, ils ont alors commencé à mettre en œuvre des tactiques conventionnelles hybrides; ainsi, ISIL a saisi des véhicules militaires américains et irakiens, tandis que Kiev réquisitionnait l’ensemble des Forces armées ukrainiennes. On peut donc constater, comme un état de fait, que les deux entités ont des motivations militaires dans la poursuite de leurs objectifs, et ce n’est pas une coïncidence non plus de constater que ces deux objectifs, renverser le gouvernement syrien et affaiblir l’Irak d’un côté, expulser d’Ukraine les Russes et leur influence, recouvrent exactement les objectifs stratégiques des États-Unis, et ont obtenu le soutien américain direct dès l’origine.

Patronage américain

Cela met en évidence le fait que les deux groupes ont été créés par les États-Unis, même si parfois ils finissent par échapper à leur contrôle direct. Beaucoup a déjà été écrit sur le soutien des États-Unis, de $5 Mds, pour les opérations ukrainiennes de changement de régime et la participation active de Victoria Nuland dans l’Euromaïdan, mais les connexions de ISIL avec l’establishment états-unien n’ont pas attiré l’attention des médias traditionnels. Cependant, la Russie n’a pas gardé le silence sur le lien entre les deux, avec Lavrov dénonçant la stratégie US des bons et des mauvais terroristes, et même le directeur du GRU s’en prenant à Washington pour la création du terrorisme islamique. Peu importe la manière dont on essaie de bricoler les faits,  ISIL et le fascisme ukrainien doivent leur forme actuelle aux graines semées par les Américains, peu importe la honte que ce fait peut provoquer chez les contribuables du pays qui paient pour ça.

«Révolution»

Les wahhabites et les fascistes se dédient avec véhémence à renverser les gouvernements stables et établis qui sont venus avant eux, qu’ils soient républicains laïcs ou simplement pragmatiques (mais loin d’être parfaits) en équilibrant leurs rapports avec l’Est et l’Ouest. Ils envisagent d’imposer le contraire de ce qui existait avant eux, respectivement une dictature wahhabite et un État occidental-vassal fasciste. Grâce à leurs campagnes de propagande dans les médias sociaux, les deux mouvements radicaux tentent de se vendre eux-mêmes comme des révolutionnaires romantiques à la masse de la jeunesse rebelle et vulnérables qui constitue leurs recrues de base. Ils ont manipulé le Zeitgeist [esprit du moment] semi-globalisé de la suspicion anti-gouvernementale, conçue et diffusée par l’Occident dans le but de promouvoir les Révolutions de Couleur [ironiquement par le détournement du dégoût des gouvernements provoqué par Wikileaks et Snowden] pour légitimer leur changement de régime et leurs tentatives révisionnistes forcenées d’attaquer la mémoire historique.

Réflexions pour conclure

La promotion par les États-Unis du révisionnisme historique militant au Moyen-Orient et dans l’Est de l’Europe est extrêmement importante pour signaler le début d’une dangereuse escalade des tactiques guerrières postmodernes. L’utilisation de la mémoire historique comme une arme physique sur le champ de bataille pour gagner les cœurs et les esprits dépasse ce que la société a connu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Bien que de telles tactiques soient occasionnellement apparues depuis l’Antiquité jusqu’en 1945, il semblait que le monde était enfin sur le point de réaliser combien elles sont inutiles et nuisibles à la civilisation humaine; c’est le moment que choisissent ISIL et les nazis ukrainiens pour commencer leurs campagnes anti-historiques (en détruisant des vestiges qui avaient survécu pendant des milliers d’années à l’antagonisme d’une multitude d’ennemis). La plus grande honte est que la complicité et le soutien des États-Unis aux deux groupes pourraient annoncer une sauvagerie historique, où aucun des monuments ou objets ne sera plus considéré comme sacré pour la mémoire historique de la civilisation dans son ensemble. L’ouverture de ces vannes ne présage rien de bon pour le destin de tout ce que l’humanité a accompli au cours des 70 dernières années, mais en gardant à l’esprit que les États-Unis créent le chaos pour maintenir leur emprise sur l’Eurasie, il est facile de prévoir que d’autres assassins historiques apparaîtront dans les années à venir, pendant la nouvelle guerre froide.

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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Le massacre perpétré par Isis dans la ville syrienne sacrée de Palmyre : Les récits des survivants


Par Robert Fisk – Le 5 juin 2015 – Source: The Independent

Nous avons entendu parler des menaces sur les monuments, mais qu’en est-il de la tragédie qu’ont vécue les êtres humains ? Dans la ville voisine de Hayan, située sur les gisements de pétrole et de gaz du désert syrien, Robert Fisk a recueilli les témoignages des rares personnes qui ont réussi à échapper aux envahisseurs djihadistes d’Isis

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Le grand gagnant de la Coupe du Monde du Djihad est…


Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 6 juin 2015 – Source : Russia Today

Les membres de la coalition de volontaires créée par les USA pour (supposément) combattre EIIS/EIIL/Da’ech en Syrak se sont réunis la semaine dernière à Paris. En théorie, ils devaient se pencher sur les suites à donner à la chute de Ramadi en Irak et de Palmyre en Syrie.

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Hassan Nasrallah : En cas de guerre, le Hezbollah fera des millions de réfugiés israéliens

Par Sayed7asan – Le 7 juin 2015 – Source sayed7asan

Extrait du discours de Sayed Hassan Nasrallah, Secrétaire Général du Hezbollah, le 5 juin 2015

Préambule

Dans son dernier discours, Sayed Hassan Nasrallah a longuement évoqué la situation au Liban, ainsi que la Syrie et le Yémen, et il n’a accordé que quelques minutes à l’entité sioniste. En réponse aux dernières fanfaronnades israéliennes menaçant de déplacer 1.5 millions de Libanais en cas de guerre et de ravager le Liban, Sayed Hassan Nasrallah rappelle qu’il ne s’agit là que de guerre psychologique, et que du reste, Israël n’a vécu que par les massacres et la destruction depuis sa création et ne saurait se comporter autrement.

Ce qu’il y a de nouveau est plutôt du côté des capacités de la Résistance, qui est capable d’infliger des dégâts considérables à l’ennemi, tant contre ses forces armées qu’au niveau du front intérieur israélien, qui sera ciblé en riposte aux agressions contre les civils libanais au point de faire des millions de réfugiés israéliens. La guerre en Syrie, qui a coûté cinq fois plus d’hommes au Hezbollah que la guerre de 2006 (les soldats de l'État Islamique étant malgré tout moins lâches que ceux de l'État Judaïque), doit laisser présager une défaite plus cuisante encore pour Israël, grâce à l’expérience acquise par le Hezbollah. Après la libération du Qalamoun, assisterons-nous bientôt à la libération de la Galilée et du Golan annoncées par Sayed Hassan Nasrallah ? Cela arrivera infailliblement.

Sayed 7asan 

Commentaire de Norman Finkelstein : L’armée vandale se prépare à mettre Rome à sac. Que la paix soit sur le Parti des Dieux Romains (et puisse-t-il écraser les hordes barbares). 

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Damas passe en mode défensif

Moon of Alabama

Moon of Alabama

Le 4 juin 2014 – Moon of Alabama

Lorsque l’ennemi attaque en nombre écrasant, il est logique de se replier sur ses meilleures lignes de défense et de protéger uniquement le cœur du pays.

L’assaut simultané des rebelles modérés d’al-Qaïda et des djihadistes d’État islamique, soutenus par les États-Unis, la Turquie et le Conseil de coopération du Golfe, exige que le gouvernement syrien centralise ses capacités et son matériel et se place en position défensive.

Ce n’est bien sûr pas un changement stratégique ni un signe de faiblesse, mais un mouvement tactique. Sacrifier des unités épuisées pour défendre des parties accessoires et excentrées du territoire – de ce fait indéfendables – du pays serait tout simplement inepte. Le gouvernement syrien est encore fort et au moins 75% du peuple syrien qui se trouve à l’intérieur de la Syrie est sous son contrôle. La guerre contre la Syrie va durer des années et il y aura d’autres phases où l’armée syrienne ira de nouveau à l’attaque.

Quelque 10 000 combattants d’al-Qaïda, dont un tiers d’étrangers, ont traversé la frontière Turco-syrienne équipés de nouvelles armes anti-chars TOW étasuniennes et ont submergé les défenses syriennes dans le gouvernorat et la ville d’Idleb. Le gouvernement syrien ne s’attendait pas à une attaque d’une telle ampleur et d’une telle force. Comprenant que davantage de ressources seraient nécessaires pour contrer cette attaque, il a envoyé des officiels en Iran et en Russie pour demander davantage d’aide.

L’Iran a offert un nouveau prêt de 1 milliard de dollars et a également envoyé quelque 15 000 paramilitaires supplémentaires en provenance d’Irak et d’Iran pour soutenir la défense de Damas, de Homs et de la zone côtière de Lattaquié. Le Hezbollah nettoie le secteur des montagnes Qalamon, proches du Liban, de al-Nusra et d’autres groupes djihadistes. La Russie a annoncé publiquement qu’elle allait apporter davantage de soutien au gouvernement syrien. On ne sait pas encore en quoi il consistera exactement, mais on peut s’attendre à la livraison d’une quantité croissante de nouvelles armes à l’armée syrienne et aux forces aériennes.

Pendant ce temps la machine de propagande américaine alimente de son mieux trois lignes de propagande. La première consiste à faire croire que le gouvernement syrien n’est plus soutenu par son peuple et à semer le doute sur son alliance avec l’Iran et la Russie. Avec le nouveau soutien attendu, cette ligne de propagande tombe temporairement à l’eau, mais elle sera relancée au moment opportun.

La deuxième ligne de propagande consiste à nier que Jabhat al-Nusra est une véritable composante opérationnelle de al-Qaïda qui a comme objectif à long terme d’attaquer l’Ouest. Il est indispensable de le nier pour justifier le soutien étasunien supplémentaire aux campagnes menées par al-Nusra à Idlib et ailleurs. Il y a eu des rumeurs sur le fait que al-Nusra aurait rejeté al-Qaïda, et des tentatives pour inventer une sorte de conflit interne sur la question. Une interview complaisante par Al Jazeerah du chef al-Nusra Jolani a été organisée pour adoucir son image. Mais Jolani ne s’est pas comporté comme le sponsor qatari d’Al Jazeerah le souhaitait. Il a de nouveau déclaré son allégeance absolue à al-Qaïda et sa subordination au chef d’al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri. Al-Nusra n’est donc pas aligné sur al-Qaïda ni lié à al-Qaïda ni une franchise d’al-Qaïda. Jabhat al-Nusra est al-Qaïda. Jolani ne laisse aucun doute à ce sujet.

La troisième ligne de propagande, et la plus stupide, porte sur la prétendue coopération du gouvernement syrien avec État islamique. «Regardez, nous avons planifié cette grande opération contre Assad à Alep, et Assad nous a bombardés. Le lendemain, État islamique nous a attaqués, et Assad ne les a pas bombardés. Voyez, il ne nous a pas aidés. Il doit être avec État islamique.» La sottise n’a pas de limites. Voici comment l’armée syrienne et État islamique coopèrent en réalité:

«État islamique a fait sauter une douzaine de camions bourrés d’explosifs aux points de contrôle de l’armée syrienne près de la ville de Hasaka tenue par le gouvernement, au nord-est du pays, au cours des cinq derniers jours, a annoncé jeudi le gouverneur de la ville…Plus de treize véhicules bourrés d’explosifs ont attaqué des postes de contrôle de l’armée et semé la terreur et la peur parmi les citoyens», a déclaré le gouverneur de la ville, Mohammad Ali al Zaal, à la télévision d’État au téléphone, depuis l’intérieur de la ville.

Il y a maintenant trois camps dans la guerre en Syrie. Les terroristes d’al-Qaïda soutenus par des États extérieurs alignés sur les États-Unis, le gouvernement syrien et  ses alliés, et État islamique en Irak et en Syrie. Tous les trois se battent les uns contre les autres, mais le gouvernement syrien espère que les combats entre Nusra et État islamique vont s’intensifier et affaiblir ses deux ennemis. Pour lui, État islamique n’est pas seulement son problème, mais celui du monde entier. Il va maintenant passer au mode défensif et protéger le cœur du pays. D’autres entités devront attaquer État islamique. Le pari, c’est que État islamique attaquera sûrement bientôt directement l’Occident et/ou des pays du Golfe, et que ces attaques obligeront d’autres acteurs à prendre en charge le problème de État islamique.

Traduction : Dominique Muselet

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Israël et les Républicains US poussent les Palestiniens dans leurs derniers retranchements


Par Akiva Eldar – le 3 juin 2015 – Source: Al Monitor

Si la violence éclate à nouveau, les politiciens israéliens et américains devront s’en prendre à eux-mêmes car ils ont dégoûté les Palestiniens des négociations diplomatiques.

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Et si Poutine dit la vérité , on fait quoi ?

F.William Engdhal

F.William Engdhal

Par F. William Engdahl – Le 17 mai 2015 – Source www.informationclearinghouse.info

Le 26 avril, la station de télévision nationale principale de la Russie, Rossiya 1, a présenté au peuple russe le président Vladimir Poutine dans un documentaire sur les événements récents, y compris l’annexion de la Crimée, le coup d’État des États-Unis en Ukraine et l’état général des relations avec les États-Unis et l’UE. Ses paroles ont été franches. Et au milieu de ses remarques, l’ancien chef du KGB russe a largué une bombe politique de ce qui était connu par les services secrets russes depuis deux décennies.

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Syrie : La France et le Royaume-Uni soutiennent ISIS par des sanctions de l’UE


Par Gordon Duff – Le 31 mai 2015 – Source veteranstoday

Le sénateur Flamand Frank Creyelman : la politique étrangère de l’UE soutient les intérêts US 

La Syrie a officiellement fustigé la décision du Conseil de l’Union
européenne (UE) d’étendre les mesures restrictives imposées
unilatéralement contre elle pour une autre année, les qualifiant d’«injustes et préjudiciables» à la vie quotidienne et au bien-être du
peuple syrien.

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