Par son essai ICBM signalant sa capacité de représailles contre une agression étasunienne, la Corée du Nord a clairement indiqué que l’effort de sept décennies des États-Unis pour renverser son gouvernement ne se concrétiserait jamais – un revers pour le despotisme américain et une avancée pour la paix et la démocratie à l’échelle mondiale.
Par Stephen Gowans – Le 5 juillet 2017 – Source What’s Left
Un certain nombre de pays ont testé récemment des missiles balistiques ou de croisière et une poignée d’entre eux, notamment la Russie et la Chine, possèdent des ICBM nucléaires capables de frapper les États-Unis. Et pourtant le programme de missiles et d’armes nucléaires d’un seul de ces pays, la Corée du Nord, suscite la consternation à Washington.



À présent, la plupart d’entre vous avez entendu les dernières mauvaises nouvelles de Syrie : le 18 juin, un F/A-18 Super Hornet (1999) américain a utilisé un AIM-120 AMRAAM (1991) pour abattre un avion SU-22 (1970) syrien. Deux jours après, le 20 juin, un F-15E. L’excuse présentée chaque fois était qu’il y avait une menace sur les troupes des États-Unis et celles qu’ils soutiennent. La réalité est, évidemment, qu’ils essaient tout simplement de stopper l’avance de l’armée syrienne. C’était donc une « démonstration de force » américaine typique. Excepté que, bien sûr, abattre un chasseur bombardier SU-22 de 47 ans et datant de l’ère soviétique n’est pas un exploit vraiment impressionnant. Abattre un drone sans pilote ne l’est pas non plus. Il y a un schéma ici, cependant, et ce schéma est que toutes les actions américaines jusqu’à présent ont été exclusivement pour le spectacle : l’échec total du bombardement de la base aérienne syrienne, le bombardement de la colonne de l’armée syrienne, abattre le chasseur-bombardier syrien et le drone iranien – toutes ces actions n’ont aucune valeur militaire. Elles ont toutefois une valeur de provocation puisque chaque fois les yeux se tournent vers la Russie pour voir si elle va répondre ou non. 

