La Belgique : le laboratoire du fédéralisme 1/2


Par Vladislav B. SOTIROVIĆ − Le 29 novembre 2019 − Source orientalreview.org

La Belgique constitue le centre politique de l’Union européenne (l’UE) et de l’OTAN, et figure parmi les 6 pays de l’UE ayant établi au départ le marché unique européen 1. La question du fédéralisme multiculturel belge est d’une importance essentielle pour le processus futur de l’intégration ou de la désintégration européenne à venir.

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  1. Le marché unique européen fut établi comme noyau en 1957, par le traité de Rome, qui institua le cadre pour la communauté économique européenne (CEE), un marché commun et une union douanière entre les six États fondateurs : la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et l’Allemagne de l’Ouest. Plus d’information dans l’ouvrage écrit par Dennis Swann (ed.): The Single European Market and Beyond : A Study of the Wider Implications of the Single European Act, London−New York: Routledge, 1992 – Le marché unique européen et ce qui s’ensuit : une étude des implications élargies de l’acte unique européen

Large victoire électorale de Boris Johnson : quelles conséquences pour le Royaume-Uni et pour le Brexit ?


Par Laura Hood − Le 15 décembre 2019 − Source The Conversation

Les résultats ne sont pas encore tout à définitifs mais la large victoire électorale de Boris Johnson aux élections générales britanniques du jeudi 12 décembre ne fait aucun doute. À la veille du scrutin, le premier ministre se trouvait à la tête d’un gouvernement minoritaire ; il dispose désormais d’une majorité très confortable. Son parti conservateur a remporté 364 sièges sur les 650 que compte le Parlement de Westminster.

Le Parti travailliste, qui a subi sa pire défaite depuis des décennies – et sa quatrième défaite d’affilée aux élections générales –, ne récolte que 203 sièges. Le Scottish National Party (SNP) a nettement progressé en Écosse (48 sièges) ; la percée des tenants d’un deuxième référendum d’indépendance pourrait poser une nouvelle question constitutionnelle majeure au Royaume-Uni.

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Les Allemands ont bousculé l’armée rouge en 1941 parce que les Soviétiques étaient prêts à attaquer, pas à se défendre

Ce qui suit est tiré du chapitre 1 de Germany’s War: The Origins, Aftermath and Atrocities of World War II de John Wear, publié en 2014, qui peut être lu en entier sur The Unz Review ou obtenu sur Amazon. Vous pouvez en savoir plus sur le travail de Wear dans son site Web. Dans cette section, Wear décrit comment l’armée rouge était clairement en position offensive en 1941. Les Soviétiques avaient cessé de produire des armes défensives telles que des mines antipersonnel, des armes antichars et des canons anti-aériens. Ils avaient mis en place une infrastructure de transport sur leur frontière occidentale, ce qui n’aurait eu de sens que s’ils avaient l’intention d’attaquer. Leurs commandants avaient reçu des cartes des régions situées à l’ouest de la frontière soviétique. Après avoir été capturé par les troupes allemandes, le fils de Staline a été interrogé au sujet d’une lettre retrouvée dans sa poche faisant référence à une « promenade vers Berlin », à propos de laquelle le prince soviétique a marmonné, « merde… ».

Par John Wear − Le 20 novembre 2019 − Source Russia Insider

Après la division de la Pologne entre l’Union soviétique et l’Allemagne, les troupes soviétiques auraient pu créer une zone de défense puissante à la nouvelle frontière germano-soviétique. En 1939, les possibilités de défense le long de la frontière germano-soviétique étaient nombreuses : forêts, rivières, marécages, peu de routes et du temps devant soi. Cependant, au lieu de rendre la zone infranchissable, elle a rapidement été rendue plus pénétrable. L’Armée rouge a démoli des fortifications existantes et les a ensevelies sous des monceaux de terre. L’Union soviétique a également cessé de produire des canons antichars et antiaériens. Elle disposait d’une énorme production de mines terrestres qui aurait pu être utilisée pour la défense, mais après la création d’une nouvelle frontière avec l’Allemagne, cette production a été réduite. 1

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Attaque allemande sur l’URSS, 1941

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  1. Suvorov, Viktor, The Chief Culprit: Stalin’s Grand Design to Start World War II, Annapolis, MD: Naval Institute Press, 2008, p. 162.

La mort violente d’un journaliste, dont la Russie était accusée, est le fait de fascistes ukrainiens.


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 14 décembre 2019

Jeudi, le fameux dossier Steele sur l’influence russe présumée sur le président Donald Trump a été officiellement démystifié et présenté comme une « rumeur non vérifiée propagée par Internet ». Le même jour, une autre affaire, dans laquelle la Russie était accusée d’être à l’origine d’un meurtre en Ukraine, s’est effondrée.

Le 20 juillet 2016, une bombe télécommandée était utilisée pour faire exploser une voiture à Kiev et tuer son conducteur :

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Le « pire des oligarques » fait son grand retour en Ukraine


Par Daniel Lazare − Le 26 novembre 2019 − Source Strategic Culture

Le New York Times n’est pas connu pour la finesse de son esprit, mais une interview récemment publiée avec le milliardaire ukrainien Ihor Kolomoisky n’était rien moins que désopilante. Un gros homme fonceur qui ne croit pas aux nuances de gris – sauf lorsqu’il s’agit de ses propres moustaches – Kolomoisky n’a pas hésité à invoquer l’hypocrisie du double jeu américain et à partager sa conviction qu’un rapprochement avec la Russie est le seul moyen pour l’Ukraine de se sortir de son marasme.

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Le Double Standard élevé à son paroxysme


Par Dmitry Orlov – Le 6 décembre – Source Club Orlov

Les présentateurs du monde entier sont confrontés à un nouveau défi : rapporter les nouvelles sur les États-Unis avec un visage sérieux. Prenons l’exemple de la comédie de mise en accusation qui se déroule aux États-Unis et qui fait partie du quotidien de la télévision russe, que je surveille de loin. Ici, après des années de reportage sur le récit de l’« ingérence russe« , le script s’est peu à peu transformé en celui d’une comédie, une sorte de Commedia dell’Arte. Dans un sketch typique, « notre homme à Washington », Donny, supplie Poutine de le faire sortir du froid, mais Poutine lui dit : « Tiens bon, Donny, on doit d’abord aligner Tulsi pour la présidence. » La beauté de ce paradigme comique, c’est que ce sont les Américains qui écrivent tous les scénarios ; les Russes, comme une grande partie du reste du monde, ne peuvent tout simplement que s’asseoir et rire.

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Comment écraser une dictature de banquiers ? La leçon de 1933


Par Matthew Ehret − Le 8 novembre 2019 − Source Strategic Culture

Ehert03-175x230Les médias occidentaux ont été frappés par des annonces d’« Armageddon financier » et par la nécessité d’une « devise synthétique hégémonique mondiale » pour remplacer le dollar en chute libre dans le cadre d’un nouveau système de finance « verte ». Ces déclarations ont été faites respectivement par les gouverneurs actuels de la Banque d’Angleterre, Mark Carney et Mervyn King, et ne doivent pas être ignorées, car le monde se trouve à l’apogée de la plus grande bulle financière de l’histoire de l’humanité, rappelant celle de 1929 déclenchée par le « Black Friday » aux États-Unis entraînant une grande dépression à travers l’Europe et l’Amérique.

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© Photo: Wikimedia

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L’Église Orthodoxe au bord du schisme


Par Alexandre Moumbaris − Le 10 novembre 2019 − Source Les dossiers du BIP

image001Je n’aurais certainement pas argumenté sur le sujet de l’Orthodoxie, ni sur toute autre Église ou même religion, si je n’avais pas constaté que derrière le phénomène religieux, canonique, que représente l’attribution de l’autocéphalie à l’Église orthodoxe d’Ukraine – Patriarcat de Constantinople (ÉOU-PC) avec ses termes ambiguës et mystiques, il n’y avait pas d’enjeux géopolitiques.

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Roosevelt a conspiré pour déclencher la Seconde Guerre mondiale en Europe


Nous avons promu leur dieu vengeur… Mais c’était contre nous.


Par John Wear – Le 26 janvier 2019 – Source Unz Review

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Les historiens de l’establishment prétendent que le président américain Franklin D. Roosevelt n’a jamais voulu la guerre et a fait tous les efforts raisonnables pour empêcher la guerre. Cet article montrera que contrairement à ce que prétendent les historiens de l’establishment, Franklin Roosevelt et son administration voulaient la guerre et ont tout fait pour provoquer la Seconde Guerre mondiale en Europe.

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Bruits de bottes outre-Rhin


Le 11 novembre 2019 − Source german-foreign-policy.com

Suite à l’annonce par Annegret Kramp-Karrenbauer, ministre de la Défense allemande, la semaine dernière, de l’expansion du déploiement de la Bundeswehr [l’armée allemande, NdT], les hommes politiques allemands de premier plan ont fait monter les enchères et ont énergiquement appelé de leurs vœux une politique étrangère et militaire plus agressive de la part de l’Allemagne et de l’UE. Vendredi dernier, Ursula von der Leyen, la prochaine présidente de la commission européenne, dans son discours auprès de la Fondation Konrad Adenauer — affiliée à la CDU [le parti social démocrate au pouvoir en Allemagne, NdT] — a affirmé que le « soft power » ne suffisait plus dans le monde d’aujourd’hui, et que « l’Europe doit apprendre le vocabulaire de la puissance » 1.

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  1. Ursula von der Leyen: Europa-Rede. Berlin, 8 novembre 2019.