Par Jean-Baptiste Mendes − Le 13 octobre 2020 − Source Sputnik News
La volonté chinoise de contrôler le contenu éditorial d’une exposition consacrée à Gengis Khan au musée d’Histoire de Nantes n’est pas passée inaperçue. L’événement a même été reporté, a annoncé l’institution, dénonçant «une censure». Antoine Bondaz, spécialiste de la Chine, évoque ainsi la création d’un «récit national».
L’Histoire est politique. On l’a vu cet été avec les destructions de statues d’esclavagistes et la dégradation de la statue de Colbert à l’Assemblée nationale par des militants anti-coloniaux. Ce 12 octobre, le musée d’Histoire de Nantes en a fait l’amère expérience, annonçant le report de l’exposition consacrée à Gengis Khan du fait, non pas de militants, mais de l’interventionnisme des autorités chinoises. L’institution évoque même «une censure à l’égard du projet initial».
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Le 4 septembre 2020, Macron a prononcé une déclaration publique, au cours de laquelle il a affirmé ne pas être en position de porter un jugement quant à la décision prise par Charlie Hebdo de publier une caricature du prophète Mahomet — que la paix soit avec lui. Cependant, il n’a pas manqué d’affirmer que : « Au début du procès jugeant des attaques de janvier 2015, j’affirme qu’être français, c’est défendre le droit de rire, de railler, de se moquer et de caricaturer, dont Voltaire tenait qu’il s’agissait du premier de tous les droits ». 
Afin de contrer le processus de mondialisation, les dirigeants de la Communauté européenne décidèrent d’aller plus loin, avec la création d’un super-État, sous la forme d’une Union européenne (l’UE) et ainsi, comme première action légale sur le chemin menant à cet objectif politique, fut signé l’Acte unique européen (l’AUE) en 1987. Il avait deux tâches centrales :
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