La réalité du conflit post-syrien : qui contient qui ?

The Post-Syria Conflict Reality: Who’s Containing Who?


thPar Alastair Crooke – Le 23 janvier 2018 – Source Strategic Culture

Les négociations de la Maison Blanche au Moyen-Orient, avec Mohammad bin Salman (MbS), Mohammad bin Zayed (MbZ) et Bibi Netanyahou pour un « deal du siècle » ont abouti, non seulement à « pas d’accord » mais ont plutôt exacerbé les tensions du Golfe en une crise quasi-existentielle. Les États du Golfe sont maintenant très vulnérables. L’ambition a incité certains dirigeants à ignorer les limites inhérentes aux petits émirats marchands tribaux et à prétendre participer à des jeux de pouvoir hors de leur portée, en tant qu’architectes, à la tête d’un nouvel ordre du Moyen-Orient.

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La Chine enverra-t-elle des troupes en Syrie…


… pour protéger l’initiative des Routes de la soie contre le terrorisme mené par les États-Unis ?


Protecting the Belt and Road Initiative From US-Led Terrorism: Will China Send Troops to Syria?


Federico PieracciniPar Federico Pieraccini – Le 9 janvier 2018 – Source Strategic Culture

Un thème intéressant concernant la Syrie est l’implication de la République populaire de Chine dans le conflit. Alors que l’assistance diplomatique et économique de la Chine a été constante, sa contribution militaire à la Syrie est moins connue. Il est important pour la Chine et la Russie de contenir et de vaincre le phénomène terroriste au Moyen-Orient, ainsi que de déjouer les stratèges de l’État profond américain qui ne cessent d’employer le djihadisme comme arme pour déstabiliser les projets d’intégration en Eurasie.

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La Russie a acquis une immense expérience militaire en Syrie…


… et testé de nombreuses armes. Il est certain qu’après deux années en Syrie à son actif, son armée est une machine beaucoup plus capable qu’il y a deux ans


Résultat d’images pour akulov andreiPar Andrei Akulov – Le 22 décembre 2017 – Source Russia Insider

La phase active de la campagne militaire russe en Syrie est terminée. Le président russe Vladimir Poutine a déclaré à son homologue syrien, Bachar al-Assad, le 21 novembre, que l’opération contre les terroristes en Syrie touche à sa fin, l’accent étant mis sur un processus politique. Le président russe a ordonné un retrait partiel des forces russes de la Syrie lors d’une visite, le 11 décembre, dans le pays déchiré par la guerre. Maintenant, le temps est venu de laisser parler les diplomates, pas les canons.

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Un commentaire sur l’expulsion de la Russie des Jeux olympiques


Saker US

Saker US

Par le Saker – Le 5 décembre 2017 – Source The Saker

Enfin, c’est la fin du suspense : le Comité international olympique (CIO) a suspendu le Comité olympique russe (COR) des Jeux de 2018, décrétant que les athlètes russes « propres » ne pourront participer aux compétitions que sous un drapeau neutre en Corée du Sud, en février prochain.

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La Russie et les sanctions : chat échaudé…


La Russie va construire, pour les BRICS, une alternative au système de serveurs de noms de domaine d’Internet, à l’abri des sanctions


Russia Today

Par RT Staff – Le 1er décembre 2017 – Source Russia Insider

Le Conseil de sécurité russe a demandé au gouvernement du pays de développer une infrastructure Internet indépendante pour les pays du BRICS, qui continuerait à fonctionner en cas de dysfonctionnements Internet mondiaux.

L’initiative a été discutée lors de la réunion d’octobre du Conseil de sécurité russe, qui est le principal organe consultatif de la Russie en matière de sécurité nationale. Le président Vladimir Poutine a fixé personnellement la date limite du 1er août 2018 pour l’achèvement de la tâche, a rapporté l’agence de presse RBC.

En discutant de la question, les membres du Conseil ont noté que « l’augmentation des capacités des pays occidentaux à mener des opérations offensives dans le domaine de l’information ainsi que la volonté accrue d’exercer ces capacités constituent une menace sérieuse pour la sécurité de la Russie ».

Ils ont décidé que le problème devait être résolu en créant un système distinct des serveurs de noms de domaine (DNS), qui ne serait pas soumis au contrôle des organisations internationales. Ce système serait utilisé par les pays du BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud.

La question de la dépendance excessive vis-à-vis du DNS mondial a déjà été abordée par la Russie. En 2014, le ministère russe des Communications a mené un exercice majeur dans le cadre duquel il simulait la « désactivation » des services Internet mondiaux et utilisait, avec succès, un système de sauvegarde russe pour maintenir les opérations Web dans le pays.

Cependant, lorsque les journalistes ont demandé au secrétaire de presse de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, si les autorités du pays avaient envisagé de se déconnecter de l’internet mondial en 2014, Peskov avait rejeté ces allégations.

Il avait déclaré à l’agence de presse Interfax : « La déconnexion de la Russie de l’Internet mondial est bien sûr hors de question. » Cependant, le fonctionnaire a également souligné que « récemment, une bonne part d’imprévisibilité est présente dans les actions de nos partenaires tant aux États-Unis que dans l’UE, et nous [la Russie] devons être prêts pour tout changement d’orientation ».

« Nous savons tous qui est l’administrateur en chef de l’Internet mondial. Et en raison de sa versatilité, nous devons réfléchir à la façon d’assurer notre sécurité nationale », a déclaré Peskov. Il ne s’agit pas de déconnecter la Russie du World Wide Web, a-t-il ajouté, mais de « la protéger contre une éventuelle influence extérieure ».

Russia Today Staff

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

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La Corée du Nord estime avoir mené à bien son programme de missiles


La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a lancé hier soir un autre missile nucléaire. C’est un missile d’un nouveau type. Personne ne l’avait encore vu. Il s’appelle Hwasong-15 et il est magnifique.


Par Moon of Alabama – Le 30 novembre 2017

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Le nouveau missile est énorme. À gauche de la photo, on voit Kim Jong Il dans son manteau noir. Il mesure 1,70 mètre. Le tracteur-érecteur qui transporte le missile doit mesurer près de 6 mètres de haut et le missile doit avoir un diamètre de plus de 2 mètres.

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Le véhicule est une copie modifiée d’un WS51200 chinois. La Corée du Nord en a acheté 5 ou 6 pour « transporter du bois de la montagne ». Tous ont bien sûr été utilisés comme tracteurs de missiles. Un neuvième essieu a été ajouté au modèle original pour faire face à l’excédent de charge que représentent l’énorme missile et sa table de tir. Le véhicule n’est pas un TEL, un tracteur-érecteur-lanceur, mais un TE. Le missile est érigé et placé verticalement sur la table de tir. On retire le véhicule pour le lancement.

Les premières estimations concernant le poids total du missile varient actuellement entre 45 et 60 tonnes. Je crois que c’est un peu plus. À vue de nez, je dirais qu’un gros camion militaire est capable de transporter 10 tonnes de marchandises par essieu. Neuf essieux multipliés par 10, moins le poids de la table de tir et du système érecteur, cela fait environ 70 tonnes pour le missile. Ils n’ont pas ajouté le neuvième essieu pour rien.

Le missile ressemble à un missile Titan II réduit de 30%. Le Titan II était un missile nucléaire intercontinental américain développé dans les années 1960. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus moderne mais c’est solide.

Le nouveau missile a deux moteurs de type inconnu dans le premier étage. Ceux-ci sont alimentés par une pompe turbo commune. Le missile se dirige en orientant ses tuyères. Le véhicule de rentrée (RV) à l’avant qui transporte la charge utile est également énorme. La Corée du Nord peut certainement y mettre une de ses bombes à hydrogène qui ressemblent à des cacahuètes.

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La Corée du Nord prétend que le véhicule et le missile sont entièrement faits maison. C’est peut-être vrai. La Corée du Nord affirme également que le missile a une portée maximale de 13 000 kilomètres. C’est probablement le maximum absolu sans charge utile. Avec une importante charge utile, comme d’environ 600 kilogrammes pour une bombe à hydrogène, le missile pourrait atteindre le centre-ouest des États-Unis, mais probablement pas la côte Est. Mais ce sont des estimations.  Quand on évalue les risques, on doit prendre en considération la pire éventualité. Il faut donc considérer que ce type de missile, avec peut-être de légères modifications, aura assez de portée pour aplatir Manhattan, et il faut s’y préparer.

Le lancement a eu lieu à 03h00, heure locale, après que le missile a été transporté de l’usine ci-dessus (Usine du 16 mars, Pyongsong 39° 16’52.71 « N 125° 52’12.89 » E) à son lieu de lancement. La Corée du Nord a ainsi démontré sa capacité à opérer des lancements-surprises sans avoir besoin de tenir compte de la « météo ». (Dans la doctrine militaire, l’obscurité nocturne est une condition « météorologique »). Les États-Unis n’ont aucun moyen d’empêcher le lancement d’un tel missile, car le lieu et l’heure du lancement sont invisibles.

Voilà ci-dessous quelques photos du lancement. Une vidéo de 14 minutes de l’annonce officielle du lancement à la télévision donne des informations supplémentaires sur les préparatifs et le vol.

Il faut espérer que les décideurs américains auront enfin fini par comprendre que la Corée du Nord est désormais une puissance nucléaire. Les États-Unis clament depuis 75 ans qu’ils ont besoin d’armes nucléaires pour leur sécurité. Ils ne cessent de menacer la Corée du Nord. Ils ne respectent pas leurs accords (demandez à Kadhafi !). Rien, ni personne, ne pourra faire renoncer la République populaire démocratique de Corée (RPDC) à ses armes nucléaires, ni à sa force de missiles intercontinentaux.

Dans sa déclaration officielle, la RPDC a déclaré que son programme de fabrication de missiles était maintenant « finalisé » :

« … c’est notre plus puissant missile intercontinental ; la RPDC a réalisé le programme de développement d’une force nucléaire qu’elle s’était fixée.

(…)

Kim Jong-un a déclaré avec fierté que nous avons finalement accompli notre grande mission historique de nous doter d’une force nucléaire d’État, d’une puissance balistique. »

La RPDC a atteint son objectif de menacer l’ensemble des États-Unis d’une attaque nucléaire s’ils tentaient de l’attaquer (ou de la décapiter). Cela signifie probablement qu’elle ne construira pas de nouveaux types de missiles. Elle continuera à perfectionner les missiles existants.

Un bon accord entre les États-Unis et la Corée du Nord pourrait stopper ce futur développement de missiles et d’armes nucléaires, en échange de l’arrêt des manœuvres américaines à proximité du pays. La Corée du Nord a déjà fait une offre de « double suspension ». Il revient aux États-Unis de l’accepter. Mais avec le départ de Tillerson, l’actuel secrétaire d’État, et l’arrivée à sa place de Pompeo, les chances de négociations et celles d’un accord quel qu’il soit sont actuellement proches de zéro.

Voilà les photos :

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Traduction : Dominique Muselet

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Comment je suis devenu un troll du Kremlin, par le Saker (extrait)


 

Saker US

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Par le Saker – Le 27 novembre 2017 – Source The Saker

Chers amis,

Aujourd’hui, avec l’aimable autorisation de Phil Butler, je publie le texte complet de ma contribution à son livre « Putin’s Praetorians : Confessions of the Top Kremlin Trolls » (La garde prétorienne de Poutine : confessions d’importants trolls du Kremlin). Je le fais pour diverses raisons. La principale est que je crois fermement que ce livre mérite une bien plus grande visibilité que celle qu’il a reçue (c’est aussi pourquoi, exceptionnellement, je place ce billet dans la catégorie « analyses » et pas ailleurs). Et lisez ma recension pour savoir pourquoi ce livre me tient tant à cœur. Je suis franchement assez choqué par le très petit nombre de recensions que ce livre a suscitées. Je ne sais même pas si quelqu’un, à part Russia Insider a pris la peine d’en écrire une ou non, mais même si quelqu’un l’a fait, cela reste une honte criante que cet ouvrage très intéressant ait été ignoré jusqu’à présent par les médias alternatifs, y compris ceux qui sont amicaux envers la Russie. En publiant ma propre contribution ici, je veux ramener ce livre « à la première page », en quelque sorte, de notre communauté. Ensuite, je veux vous demander votre aide. En ce moment, la version Kindle du livre a 15 critiques sur Amazon et il n’y en a qu’une pour la version papier. Ce n’est pas suffisant. Je vous demande donc 1) d’acheter le livre (Amazon veut des critiques des acheteurs) et 2) d’écrire un commentaire sur Amazon. Les gars, c’est quelque chose que la plupart d’entre vous pouvez faire, donc faites-le ! Nous devons montrer au monde qu’il y a ce que j’appelle « un autre Occident » qui, loin d’être russophobe, est en réalité capable de fournir de vrais amis et même des défenseurs de la Russie. Donc s’il vous plaît, faites votre part, aidez Phil dans sa lutte héroïque, achetez la version papier de ce livre et commentez-le sur Amazon !

Merci beaucoup pour votre aide, amitiés et bravo.

The Saker

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Le Russia-gate contamine l’Europe.


Par Robert Parry – Le 16 novembre 2017 – Source Consortium News

Depuis que le gouvernement américain a débloqué 160 millions de dollars en décembre dernier pour lutter contre la propagande et la désinformation russes, des universitaires peu connus et des groupes de réflexion avides font la queue pour pouvoir lancer leur anathème, et participer à cette course au profit en propageant l’hystérique Russia-gate jusqu’en Europe.

De nos jours, il semble que chaque évènement qui n’est pas bienvenu pour l’establishment – du Brexit au référendum pour l’indépendance de la Catalogne – soit imputé à la Russie ! La Russie ! La Russie !

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Julian Rose et le retour du totalitarisme en Europe


Par Nicolas Bonnal − Le 14 novembre 2017 − Source nicolasbonnal.wordpress.com

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Wolfgang Schäuble se vantait sur ABC.es de l’expérience unique de l’Europe techno-facho-libérale en construction. Esclavage social, informatisation du pouvoir, étatisme continental, guerre permanente antirusse, désagrégation des libertés, confiscation graduée des avoirs bancaires : tout se met en place pour faire de l’Europe une métastase du nazisme. Lisez les textes que j’ai consacrés au testament d’Adolf Hitler, à la doctrine Hallstein ou à Fritz Fischer. L’écologue Julian Rose décrit ce qui nous guette pour les années à venir…
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Critiqué par l’OTAN, Poutine parle longuement de la politique russe en Ukraine

NATO Criticism of Russia’s Ukraine Policy Is Answered by Putin


Eric ZuessePar Eric Zuesse – Le 30 octobre 2017 – Source Strategic Culture

Un partisan de l’OTAN a critiqué le président russe Vladimir Poutine pour la politique Ukraine de la Russie, le 19 octobre 2017, lors de la réunion annuelle du Club Valdaï à Sotchi. Poutine a riposté avec la déclaration la plus détaillée à ce jour, décrivant le renversement, en février 2014, du président de l’Ukraine, Viktor Ianoukovitch, démocratiquement élu, comme un « coup d’État » de l’Occident, en particulier de l’UE (qu’il a blâmée pour cela, plutôt que les États-Unis).

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