Un livre sur la guerre économique menée par les Etats Unis
Par Will Dunn − Le 18 décembre 2019 − Source NewStatesMan
En début d’année, un groupe de journalistes a été autorisé à pénétrer dans le bureau de Ren Zheng-fei, le fondateur et PDG de Huawei. Lorsque les photos de la visite ont été publiées sur Internet, les lecteurs ont rapidement remarqué le choix de lecture de Ren : une traduction en mandarin du livre Le Piège Américain, dans laquelle Frédéric Pierucci a utilisé l’expérience de son arrestation et de son emprisonnement aux États-Unis pour raconter l’histoire d’une longue et discrète guerre commerciale menée par les États-Unis contre le reste du monde. La lecture de ce livre a dû être pleine d’enseignements pour Zheng-fei, dont la société est au centre de tensions entre les États-Unis et la Chine et dont la fille, Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, est actuellement assignée à résidence au Canada et risque d’être extradée vers les États-Unis pour fraude (ce qu’elle conteste). Mais comme Pierucci l’a découvert lui-même, l’agression d’entreprises étrangères par les États-Unis est une tendance établie.
Un changement significatif dans l’équilibre mondial des pouvoirs est peut-être en vue si l’on en croit les déclarations faites par le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, lors de son discours devant un groupe d’ambassadeurs allemands lundi à Bruxelles. M. Borrell aurait « créé un casse-tête diplomatique » lorsqu’il a
George Soros, milliardaire philanthrope, et financier des infâmes révolutions de couleur, a récemment développé sa vision quant aux relations internationales dans le contexte de guerre mondiale contre le coronavirus, dans le cadre d’une interview accordée au journal britannique The Independent. Sa conclusion, quelque peut inattendue, est que l’arbitrage récent établi par la cour constitutionnelle allemande, opposé à l’achat d’obligations nationales par la banque centrale européenne constitue une « menace existentielle » pour l’Union européenne, et donc à sa « précieuse » vision d’une « société ouverte ». Une menace plus grande que celles supposément posées par le COVID, par Trump, par la Chine, sur lesquels il ne s’était précédemment pas privé de se montrer alarmiste.

Par 

