Par François Roddier – Le 28 septembre 2017 – Source francois-roddier.fr

Dans son numéro d’octobre le journal La Décroissance pose la question suivante :
« Jadis, inspirés par le rapport Meadows ou les écrits de Bernard
Charbonneau, René Dumont et André Gorz, nous connaissions déjà les principales causes de la dégradation de la vie sur Terre et aurions pu, dès cette époque et à l’échelle internationale, réorienter les politiques publiques vers la soutenabilité. Aujourd’hui, il est trop tard, l’effondrement est imminent. » C’est ce qu’écrit l’ex-ministre Yves Cochet dans une tribune publiée par le quotidien des affairistes Drahi et Ledoux cet été (Libération, 23 août 2017). Mais est-ce si sûr ? Si l’humanité avait connaissance de l’impasse de la croissance, aurait-elle été capable de faire volte-face ? Les idées, les « prises de conscience » suffisent-elles à changer radicalement le cours des choses, à abandonner la course à la puissance pour aller vers la « soutenabilité » ?
Après avoir rappelé ce qu’est le processus de criticalité auto-organisée, je donne ci-dessous ma propre réponse.


Par Andrew Korybko – Le 22 septembre 2017 – Source 

Le langage est l’outil avec lequel nous pensons et communiquons. Cela le rend très important. Il y a des idées flottant dans l’air qui font que notre choix d’outils linguistiques n’est pas pertinent. Ainsi les gens sont des gens, quelle que soit la langue qu’ils parlent, ils ont tous le droit de s’exprimer librement, et ils ont le droit d’exprimer leurs opinions, en fonction de ce qu’ils pensent, en votant. Mais il existe des différences entre les langues, tout comme il existe des différences entre
En 2007, j’ai publié
Le fait d’exister encore est une victoire pour la Syrie – toujours debout, en quelque sorte – malgré les ruines dues à ce qu’elle a subi. Cette victoire marque effectivement l’échec de la Doctrine Bush pour le Moyen-Orient (le « Nouveau Moyen Orient »). Cela signale le début de la fin, non seulement pour le projet politique de « changement de régime », mais aussi pour le projet jihadiste sunnite, qui a été utilisé comme outil coercitif pour créer ce « Nouveau Moyen-Orient ».

« Un mauvais travailleur accuse ses outils » est une expression assez commune, que les gens comprennent souvent de travers en pensant que les outils n’ont pas d’importance et que seules les compétences en ont. C’est évidemment faux : les outils sont importants et un bon ouvrier commence par se procurer de bons outils et les garde affutés et en bon état. Les bons ouvriers suivent les normes professionnelles, tant par les outils qu’ils utilisent que par les objets qu’ils produisent. En ce qui concerne la réflexion, notre principal outil est le langage. Il est très difficile d’exprimer des pensées compliquées en utilisant des langues simples ou de bien réfléchir en utilisant une langue imparfaite.