
Orlov
Par Dmitry Orlov – Le 28 juin 2018 – Source Club Orlov
« Je ne suis pas un animal, je suis un être humain ! », est une phrase célèbre du film de David Lynch, The Elephant Man, encensé par la critique, qui raconte l’histoire de Joseph Merrick, un homme gravement déformé atteint du syndrome de Protée au XIXe siècle à Londres. Ce film était basé en partie sur une étude de l’anthropologue Ashley Montagu, L’homme éléphant : Une étude sur la dignité humaine (1971). Cette fameuse citation a ensuite donné naissance au titre de la comédie noire « I Am Not An Animal » de Peter Baynham, sortie en 2004, sur des animaux qui se sont échappés d’un laboratoire de vivisection et ont tenté de survivre aux côtés des humains dans le grand monde cruel.
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Exprimant ses frustrations au travers de la formule « tout ce qui pouvait mal tourner a tourné mal», le milliardaire, financeur d’un nombre incalculable de révolutions de couleur à travers le monde, a 


Le nouveau président Abiy Ahmed s’entretenait avec les chefs militaires lorsqu’il leur a dit que « nous devrions à l’avenir renforcer nos capacités en terme de force navale », ce qui a immédiatement attiré l’attention internationale parce que le pays est enclavé depuis la sécession de l’Érythrée en 1993. Ce pays désormais indépendant a toujours craint que l’Éthiopie ait encore des projets pour le réintégrer de force ou le transformer en un État mandataire pour regagner son accès historique à la mer Rouge, bien que ce ne soit probablement pas ce que le président Ahmed avait à l’esprit lorsqu’il a fait sa curieuse suggestion.
James Howard Kunstler a cette légèreté de ton, cette ironie flegmatique, cette indépendance de l’esprit critique qui sont nécessaires dans la confusion actuelle où se mélangent le conformisme le plus radical et le mensonge pratiqué à la façon d’une pathologie convulsive, pour tenter de donner un rapport des événements du monde qui ne souffre pas du poids des chaînes de la contrainte des esprits. Après tout, il serait plutôt “de gauche” et plutôt “progressiste”, Kunstler, s’il fallait le classer selon le catéchisme en vigueur dans le vaste camp de concentration de la modernité ; aussi est-il anti-Trump et sa cible préférée est-elle le parti démocrate et tout ce qui se rapporte au simulacre que la pensée progressiste enchaînée a édifié pour complaire à la fois au Système et à sa “bonne conscience”. Kunstler est donc un joyeux dissident, pourtant fidèle à ses idées dans un temps où les idées sont devenues “chez eux” autant de simulacres s’intégrant parfaitement dans le Grand Simulacre du Système.