Par Dmitry Orlov – Le 30 mai 2020 – Source Club Orlov

Les Occidentaux ont tendance à être trop préoccupés par ce qui se passe en Chine. Mais ils n’ont vraiment pas besoin de s’inquiéter, la Chine va s’en sortir très bien par elle-même. En effet, alors même que les États-Unis enregistrent une baisse de 50 % de leur PIB au deuxième trimestre 2020, la Chine renoue avec la croissance économique. Les Occidentaux ont également tendance à se préoccuper exagérément du Moyen-Orient, principalement parce que c’est de là que provient une grande partie de leur pétrole. Mais ils n’ont pas vraiment besoin de s’en inquiéter non plus, ni de savoir d’où vient leur pétrole ; ce dont ils devraient s’inquiéter, c’est de pouvoir continuer à le payer avec l’argent sans valeur qu’ils impriment pour exister. Ils ont également tendance à s’inquiéter du Moyen-Orient, car c’est là que se trouve le minuscule mais pugnace État d’Israël. Ils n’ont pas besoin de s’en inquiéter non plus ; il existe une très belle région autonome juive sous-peuplée au sein de la Fédération de Russie, à la frontière avec la Chine, vers laquelle les Israéliens pourront évacuer une fois que le soutien financier et militaire des États-Unis à Israël se tarira. C’est la seule région autonome qui reste au sein de la Fédération de Russie, maintenue séparée, au lieu d’être fusionnée avec la région beaucoup plus grande de Khabarovsk, justement pour une telle éventualité. Ce dont l’Occident devrait plutôt s’inquiéter, c’est de la grande arche d’instabilité naissante qui se trouve juste à l’est de celle-ci, s’étendant de la Baltique à la mer Noire et jusqu’à la Grande Muraille de Russie.

Par 
Une guerre froide ou une compétition mondiale n’était pas la vision du président américain Franklin D. Roosevelt pour le monde de l’après-Seconde Guerre mondiale. Il considérait l’Union soviétique et les États-Unis, les peuples russe et américain comme les deux meilleurs partenaires et les plus fiables pour maintenir la paix dans le monde. Soixante-quinze ans ont prouvé que sa vision prémonitoire était juste. Pourtant, les dirigeants américains de la Fausse Droite et de la Fausse Gauche ont désormais abandonné cette vision pour des politiques de globalisation chaotiques et des guerres éternelles.
George Soros, milliardaire philanthrope, et financier des infâmes révolutions de couleur, a récemment développé sa vision quant aux relations internationales dans le contexte de guerre mondiale contre le coronavirus, dans le cadre d’une interview accordée au journal britannique The Independent. Sa conclusion, quelque peut inattendue, est que l’arbitrage récent établi par la cour constitutionnelle allemande, opposé à l’achat d’obligations nationales par la banque centrale européenne constitue une « menace existentielle » pour l’Union européenne, et donc à sa « précieuse » vision d’une « société ouverte ». Une menace plus grande que celles supposément posées par le COVID, par Trump, par la Chine, sur lesquels il ne s’était précédemment pas privé de se montrer alarmiste.
Dans une démonstration d’autoritarisme éhontée, la police a arrêté l’autre jour 