Accuser la Chine ne rendra pas sa grandeur à l’Amérique


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 1 mai 2020

L’administration Trump cherche à reporter la faute sur « quelqu’un » pour sa confuse réponse à la pandémie de Covid-19. Elle a d’abord félicité la Chine pour sa lutte contre l’épidémie puis a commencé à se retourner contre elle. Un appel téléphonique entre Xi et Trump a mis un terme à cette situation, pendant un certain temps. C’est alors l’OMS qui a été blâmée. Après que l’administration Trump ait arrêté de lui fournir des fonds, il ne restait plus personne à qui s’en prendre. C’est donc de nouveau au tour de la Chine.

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Non, nous ne sommes pas tous ensemble


Par Brandon Smith − Le 15 avril 2020 − Source Alt-Market.com

Une phrase courante que j’ai entendue récemment sur Internet et dans ma région chaque fois que la situation de pandémie a été abordée est la suivante : « Nous sommes tous dans le même bateau et nous allons nous en sortir ensemble… ». Ce sentiment est répété comme un mantra religieux et je crois qu’il est enraciné dans une réaction collectiviste dans l’esprit de beaucoup. L’idée est que si nous nous réconfortons tous en répétant le mensonge selon lequel nous sommes tous dans le même bateau, et si tout le monde y croit, alors la menace de l’épidémie ainsi que l’effondrement économique vont en quelque sorte simplement « disparaître ».

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Plan de vol


Par James Howard Kunstler − Le 17 avril 2020 − Source kunstler.com

James Howard KunstlerCette époque de narratifs belliqueux tend à masquer le consensus brisé qui se cache derrière elle. Ce qui a disparu, c’est un large accord social selon lequel il existe certaines réalités fondamentales, et des codes de conduite qui en découlent. Quand quelque chose se passe, ne vous attendez pas à ce que les gens fassent la bonne chose, ou sachent même quelle est la bonne chose à faire.

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Chômage US : Trump double la mise, comme d’habitude


Une étude révèle que le nombre de chômeurs étatsuniens est le double du nombre officiel, déjà très élevé à cause de la crise.


Par Alan Macleod – Le 29 avril 2020 – Source Mint News


Alors que COVID-19 se répand aux États-Unis, un nombre record de 26,5 millions d’Américains ont demandé des allocations chômage depuis la mi-mars ; un nombre jamais atteint depuis le pic de la Grande Dépression. Des dizaines de millions de personnes ont été licenciées, mises en congé ou ont vu leurs commerces se tarir en quelques semaines. « Préparez-vous », a déclaré Kevin Hasset, conseiller économique principal du président Donald Trump, en déclarant que l’économie « sera mauvaise, plus que tout ce que nous avons déjà vu » et en prédisant que nous verrons bientôt des niveaux de chômage de 20 % et un effondrement du PIB de 40 %.

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Picolez, bâfrez, shootez-vous, armez-vous…


… mais ne comptez pas communier ensuite pour vous faire pardonner tout ça !


Par Robert Bridge − Le 21 avril 2020 − Source Russia Today

Les magasins d’alcools et les armureries ouvrent leurs portes, mais les églises sont fermées. Pourquoi les gouverneurs américains mettent-ils à la poubelle le premier amendement ?

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Merkel survivra à la Coronapocalypse, mais pas l’UE


Par Tom Luongo − Le 20 avril 2020 − Source Strategic Culture

Tom LuongoPeu importent mes efforts pour creuser la tombe politique de la chancelière allemande Angela Merkel, elle s’avère plus apte à rester en vie qu’un cafard dans un tas de bois. Et le récent combat entre les membres de l’Union européenne au sujet des «Coronabonds» [Obligations européennes mutualisant les dettes des membres de l’UE] lui a encore donné une occasion pour échapper à son élimination politique.

German Chancellor Angela Merkel gives a media statement on the spread of the new coronavirus disease (COVID-19) at the Chancellery in Berlin, Germany, March 22, 2020. Michel Kappeler/Pool via REUTERS TPX IMAGES OF THE DAY - RC24PF9IBOJE

La chancelière allemande Angela Merkel fait une déclaration aux médias sur la propagation de la nouvelle maladie à coronavirus (COVID-19) à la Chancellerie de Berlin, Allemagne, le 22 mars 2020. Michel Kappeler / Pool via REUTERS

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Les médias allemands intensifient la guerre de l’information contre la Chine, et exigent des réparations pour la pandémie COVID-19


Le 17 avril 2020 − Source German Foreign Policy


Au vu de la poussée épidémique du COVID-19, les médias allemands intensifient leurs accusations envers la Chine en se mettant à demander ouvertement des compensations. La République populaire « est la cause de la pandémie », répètent en boucle les médias dominants outre-Rhin. Et la presse de Springer insiste sur des « compensations » en titrant : « Ce que la Chine nous doit déjà ». L’agitation avait commencé lorsqu’il était devenu apparent que la République populaire de Chine était capable de surpasser la crise avec plus de facilité que les puissances occidentales, et que son ascension au niveau mondial allait probablement se poursuivre, alors que les États transatlantiques courent le risque de reculer fortement dans le classement mondial du fait de leur impréparation totale à la gestion de cette pandémie. Les affirmations sont accompagnées d’un sentiment anti-chinois massif ; pour en donner un simple exemple, il est actuellement affirmé que Pékin suit une « stratégie de guerre hors limite », déjà formulée par l’armée chinoise il y a vingt bonnes années. L’affirmation est fausse[Le livre existe, NdT], mais elle s’inscrit dans la lignée des éléments de langage mensongers utilisés contre la Russie depuis plusieurs années.
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Poutine et la Turquie


Les troubles économiques de la Turquie donnent à Poutine une autre chance de dompter Erdogan


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 28 avril 2020

Le Sultan putatif a demandé à la Banque centrale de la République de Turquie de maintenir la valeur de la livre turque en dessous du niveau de 7 livres par dollar américain.

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Change USD / Livre turque – Agrandir

La Banque centrale a également été invitée à ne pas augmenter son taux d’intérêt. L’économie doit continuer de croître !

Cela ne laissait qu’une seule option à la Banque centrale : piocher dans ses réserves de devises pour acheter de la lire sur le marché libre afin de l’empêcher de continuer à baisser.

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La main pas si invisible du marché 6 Source Can Oker  Agrandir

Malheureusement, ces réserves étaient limitées :

Le rythme de la combustion des réserves de la Banque centrale de Turquie (CBRT)s'est accéléré en réponse à la faiblesse de la lire turque. Les économistes de Valeurs Mobilières TD estiment que la Banque épuisera complètement les réserves internationales nettes cette semaine.
 
"Compte tenu de la tendance actuelle, nous estimons que les réserves totales seront épuisées au plus tard la 3ème semaine de septembre, au plus tôt la 3ème semaine de juillet."

«Avant que toutes les réserves ne soient épuisés, nous pensons que la CBRT augmentera considérablement les taux et introduira probablement des contrôles de capitaux stricts. La Turquie pourrait également solliciter un soutien multilatéral si ce scénario se concrétisait.»

Sous le règne d’Erdogan, l’industrie turque a contracté de nombreuses dettes libellées en dollars américains. Elles doivent être remboursées en devises étrangères. Une livre qui coule rendra les prêts en devises beaucoup plus difficiles à rembourser. Des taux d’intérêt plus élevés rendront l’endettement des consommateurs locaux plus cher et réduiront la demande locale de prêts. Le boom de la dette alimenté par Erdogan au cours des dernières années sera maintenant suivi d’un crash sévère.

Cela est susceptible de réduire l’appétit d’Erdogan pour de nouvelles aventures en Syrie et en Libye. Le Qatar, son partenaire dans ces crimes, a ses propres problèmes en raison de la forte baisse des prix du pétrole. La dernière fois que la livre turque était sous pression, Erdogan a obtenu un gros prêt du Qatar. Mais maintenant, le Qatar lui-même doit emprunter des milliards pour rester à flot.

Cela laisse le Fonds monétaire international comme le seul endroit où Erdogan peut recevoir de l’argent frais. Les prêts du FMI sont assortis de conditions sur lesquelles les États-Unis ont leur mot à dire. Nous pouvons être sûrs que l’administration Trump aura des «conditions» que Erdogan n’aimera pas du tout.

La situation crée une nouvelle ouverture pour la Russie. Poutine pourrait offrir un coup de main à Erdogan et quelques milliards de dollars de prêts provenant des abondantes réserves de la Russie, [avec ses conditions, NdT] pour enfin le maîtriser.

L’un dans l’autre, nous sommes dans des développements intéressants.

Traduit par jj, relu par Wayan pour le Saker Francophone

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Pour achever l’accord sur le nucléaire iranien, les États-Unis veulent y adhérer de nouveau


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 27 avril 2020

Le 8 mai 2018, les États-Unis ont cessé de participer au Plan d’action global conjoint (JCPOA), dit Accord sur le nucléaire iranien. Le New York Times rapporte que les États-Unis veulent maintenant y revenir pour une raison maligne :

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La guerre russo-saoudienne des prix du pétrole est une farce trompeuse


Par Mike Withney − Le 15 avril 2020 − Source Unz Review

WithneyLa guerre russo-saoudienne des prix du pétrole est une invention concoctée par les médias. Il n’y a pas un mot de vérité dans tout ça. Oui, il y a eu du grabuge lors d’une réunion de l’OPEP début mars qui a entraîné une augmentation de la production et une chute des prix. Cette partie est vraie. Mais la stratégie de dumping pétrolier de l’Arabie saoudite ne visait pas la Russie, elle visait les producteurs américains de pétrole de schiste. Mais pas pour les raisons que vous avez lues dans les médias.

Russia's President Vladimir Putin (R) shakes hands with Saudi Arabia's Crown Prince Mohammed bin Salman during a meeting on the sidelines of the G20 Summit in Osaka on June 29, 2019. (Photo by Yuri KADOBNOV / POOL / AFP) (Photo credit should read YURI KADOBNOV/AFP via Getty Images)

Le président russe Vladimir Poutine serre la main du prince héritier saoudien Mohammed bin Salman lors d’une réunion en marge du sommet du G20 à Osaka le 29 juin 2019. (Photo de Yuri KADOBNOV / POOL / AFP) 

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