Par Moon of Alabama − Le 6 septembre 2019
Le Secrétaire d’État américain, Mike Pompeo – alias « nous mentons, nous trichons, nous volons » – a dit aux diplomates américains qu’ils devaient avoir « de la gueule ». Voici ce qu’il voulait dire :
Par Moon of Alabama − Le 6 septembre 2019
Le Secrétaire d’État américain, Mike Pompeo – alias « nous mentons, nous trichons, nous volons » – a dit aux diplomates américains qu’ils devaient avoir « de la gueule ». Voici ce qu’il voulait dire :
Par Alastair Crooke – Le 19 aout 2019 – Source Strategic Culture
Cela devient visible. L’Arabie saoudite a perdu et, comme le remarque Bruce Riedel, « les houtis et l’Iran sont les grands gagnants stratégiques ». Les représentants saoudiens à Aden – le siège du pseudo gouvernement yéménite mis en place par Riyad – ont été chassés par des sécessionnistes du sud, laïques et ex-marxistes. Que peut faire l’Arabie saoudite ? Elle ne peut plus avancer. Encore plus dur serait de battre en retraite. L’Arabie saoudite devra faire face à une guerre houthie qui s’étend jusqu’à l’intérieur du sud du royaume, et à une deuxième guerre – bien différente – dans le sud du Yémen. MbS est coincé. Les dirigeants militaires houthis sont sur la bonne voie et peu intéressés, pour l’instant, par un règlement politique. Ils souhaitent accumuler plus de « cartes en main ». Les Émirats arabes unis, qui avaient armé et entraîné les sécessionnistes du sud, se sont retirés. MbS reste seul à porter le fardeau. Cela va être une belle pagaille.
Par M. K. Bhadrakumar – Le 2 août 2019 – Source Indian Punchline

La Révolte arabe (1916-1918)
Les cheikhs arabes à l’origine de l’impasse entre les États-Unis et l’Iran ont entendu le proverbe africain : « quand les éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre ». Mais ils ont choisi de l’ignorer. À Riyad et à Abou Dhabi, on a supposé que la stratégie du président Trump consistant à exercer une « pression maximale » dissuaderait Téhéran et que la vie reprendrait très bientôt son cours, avec un Iran affaibli et contraint de se soumettre.
Par Moon of Alabama – Le 8 août 2019
Un rapport quelque peu bizarre publié sur Oilprice.com affirme que la Russie va stationner des troupes, des navires et des avions de combat en Iran. L’article intitulé La Russie s’impose dans le golfe Persique, a été repris par Yahoo.com et Zerohedge alors qu’il est évident qu’il est farfelu.
…mais les articulations grincent
Par Tom Luongo − Le 21 juillet 2019 − Source Strategic Culture
La semaine dernière, tout n’était que bruit et fureur. Les États-Unis menaçaient de prendre davantage de sanctions contre l’Iran, les Britanniques s’emparaient d’un pétrolier et l’Iran violait le JCPOA.
Donald Trump dit que, guerre ou pas avec l'Iran, il «est d’accord dans un sens ou dans l’autre» et Téhéran semble en convenir également, avertit Pepe Escobar.
Par Pepe Escobar − Le 25 juillet 2019 − Source Consortium News

Tous les paris sont ouverts sur les enjeux de la folie géopolitique lorsque le président des États-Unis (POTUS) annonce avec désinvolture qu’il pourrait lancer une première frappe nucléaire pour mettre fin à la guerre en Afghanistan en faisant disparaître le pays «de la surface de la terre» en une semaine. Mais préférerait ne pas le faire, donc il a la bonté de ne pas tuer dix millions de personnes.
Par Moon of Alabama – Le 1er août 2019
Un vieux truc de propagande consiste à peindre ses ennemis avec des couleurs plus sombres que nous-mêmes.
Par Moon of Alabama – Le 30 juillet 2019
Les journaux israéliens font écho à une dépêche affirmant que des avions israéliens ont frappé des cibles iraniennes en Irak.
Haaretz : Dans une escalade majeure, Israël a frappé deux fois des cibles iraniennes en Irak à l’aide d’un F-35.
Ynetnews : Rapport : des avions de combat israéliens ont frappé des cibles iraniennes en Irak
Jerusalem Post : Rapport : Israël a lancé deux attaques contre des cibles iraniennes en Irak, en juillet
Extrait du dernier article :
… Je prierai à Al-Quds (Jérusalem) si Dieu me prête vie, Israël n’est qu’un instrument des États-Unis

Entretien du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, avec la chaîne Al-Manar, le 12 juillet 2019, à l’occasion de la commémoration du 13e anniversaire de l’opération ‘Promesse Véridique’ et du déclenchement de la guerre de 2006.
Source arabe ici.
Traduction : lecridespeuples.fr
Transcription
[…] Journaliste : Qui priera à la mosquée Al-Aqsa à Al-Quds (Jérusalem, après la disparition d’Israël) ? Est-ce vous, vos enfants ou vos petits-enfants (qui verront la libération complète de la Palestine) ?
Hassan Nasrallah : Premièrement, notre vie est entre les mains de Dieu le Très-Haut et l’Exalté, qui peut nous rappeler à Lui à tout instant. Mais si on met ce point de côté, selon moi, si on se base sur la logique, sur l’époque (que nous traversons) et sur l’évolution des événements dans la région et dans le monde, je fais partie de ceux qui ont un très grand espoir de prier eux-mêmes à Al-Quds (après sa libération). Je parle en me basant sur (une analyse) logique (et en considérant que je mourrai de mort naturelle). Mais je ne connais pas le Décret divin, et je ne sais pas combien de temps je resterai vivant.
Journaliste : Mais ce qui importe est l’analyse logique (quant à l’espérance de vie d’Israël).
Hassan Nasrallah : Oui, c’est sur cela que je me base. Nous ne parlons que d’Israël, (une entité artificielle plus faible qu’une toile d’araignée). Le problème, Professeur Imad, le problème est qu’il n’y avait presque pas (d’implication) des Arabes (en faveur de la Palestine durant toutes ces décennies). Le problème est qu’au Liban, nous étions entravés par une ceinture de sécurité, en la personne d’Antoine Lahd qui protégeait Israël (avec sa milice). Mais (dans les autres pays), les ceintures de sécurité étaient (directement) au niveau des régimes arabes, qui protégeaient Israël. Cette entité (sioniste), si elle était livrée à elle-même, (elle n’aurait aucune chance de survivre).
Cette entité repose seulement sur deux équations, et nullement sur une force intrinsèque (dont elle est totalement dénuée). 1/ Le soutien américain et occidental ; 2/ La trahison (de la Palestine par les régimes) arabes. Voilà tout. Israël ne repose nullement sur une force intrinsèque.
Journaliste : Voilà les seuls points de force d’Israël.
Hassan Nasrallah : Si les régimes arabes se contentaient de rester neutres, comme je le leur ai demandé durant la guerre de juillet (2006)… Nous ne leur demandons pas de combattre à nos côtés, mais seulement d’arrêter de nous poignarder dans le dos. N’est-ce pas ce que je leur ai demandé (en 2006) ? Laissez-nous tranquilles, c’est tout (ce que nous vous demandons). Si les régimes arabes restaient neutres et ne complotaient pas contre la Palestine, contre les Palestiniens et contre les mouvements de la Résistance… Et je les appelle à nouveau à rester neutres, car ils ne sont pas neutres. Ils continuent à comploter, à inciter et à imposer des sanctions (contre les Palestiniens et quiconque les soutient). Et je sais que jusqu’à maintenant, dans la majorité des pays arabes, si quelqu’un collecte de l’argent non pas pour le Hezbollah mais pour nos frères de Palestine, pour le peuple palestinien, pour les mouvements de la Résistance palestinienne, on ne se contente pas de saisir les fonds mais on le jette en prison. Ne complotez pas contre la Résistance, restez neutres (et on pourra en finir avec Israël sans votre aide).
Aujourd’hui, Israël subsiste seulement grâce au soutien et à la protection des États-Unis. Et si la Résistance se prépare suffisamment et se décide (à attaquer Israël), même les États-Unis ne pourront pas traverser les mers et les océans pour défendre une entité dénuée de force intrinsèque. Si on met de côté les facteurs extérieurs, et qu’on active (toutes les forces) de l’Axe de la Résistance et le choix de la Résistance, cette entité n’a aucune chance de survivre. […]
Et entre parenthèses, les États-Unis ne travaillent pas pour Netanyahou, contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes qui estiment qu’Israël dirige les États-Unis, mais je considère que c’est tout le contraire. Israël n’est qu’un instrument moyen-oriental, ou, si on utilise la terminologie de Son Eminence l’Imam Khamenei, un instrument ouest-asiatique, c’est-à-dire situé en Asie occidentale, Israël n’est qu’un instrument moyen-oriental (implanté) par les États-Unis pour assurer leur hégémonie dans notre région et (piller) nos ressources en pétrole, en gaz, etc., etc., etc.
Trump ne travaille pas non plus pour Mohammad Ben Salmane (d’Arabie Saoudite), ni pour Mohammad Ben Zayed (des Émirats), il ne travaille pour personne. Trump ne considère que les intérêts des États-Unis. Et c’est pourquoi il y a là-bas des agences qui analysent la situation et prennent des décisions (au service de leurs intérêts), en se basant sur leur analyse (même si on peut remettre en cause la pertinence de leur choix, ils font ce qu’ils estiment être dans leur intérêt).
C’est pour cela que je considère comme hautement improbable que les États-Unis initient d’eux-mêmes une guerre contre l’Iran (malgré l’incitation des pays du Golfe et d’Israël, même si subsiste un risque d’escalade incontrôlable vers la guerre). […]
Voir également :
Vladimir Poutine : « L’État profond américain est prêt à sacrifier Israël »
Le Hezbollah en guerre (1) : l’avertissement de Nasrallah le 12 juillet 2006, suite à la capture de deux soldats israéliens
Par Alastair Crooke – Le 15 juillet 2019 – Source Strategic Culture
La formule « pression maximale pour rendre sa grandeur à l’Amérique » ne va pas marcher, pour la simple raison qu’elle consomme le « capital social » américain à un rythme effréné. Elle ne rétablira ni la base manufacturière étasunienne, ni son hégémonie politique. Elle ne fait que fortement polariser le monde. Le monde entier comprend aujourd’hui que MAGA consiste à tout faire pour apporter n’importe quel avantage aux États-Unis, et que le reste du monde en paye le prix et se coltine les pertes. Même les Européens l’ont enfin compris. Le trumpisme manque de « profondeur » au-delà de son côté mercantile. Pourtant, s’il pouvait raconter une « souveraineté-isme » culturelle comme étant plus qu’une simple « politique anti-identité », il pourrait survivre plus longtemps.