Par Conor Gallagher − Le 13 novembre 2022 − Source Naked Capitalism

Pendant des mois, les États-Unis ont essayé à plusieurs reprises de contraindre l’Inde à couper ses liens avec la Russie, donc à abandonner ses intérêts nationaux. New Delhi, cependant, continue de repousser les tentatives de Washington de soumettre son économie à ses diktats.
La dernière affaire en date concerne le plafonnement du prix du pétrole russe par le G7 et l’interdiction par l’UE et le Royaume-Uni du transport maritime et des services connexes pour un brut russe supérieur au prix plafond. L’Inde n’a aucun intérêt à rejoindre l’initiative américaine, car elle bénéficie d’une forte réduction sur le pétrole russe et souhaite maintenir de bonnes relations avec son ancien partenaire stratégique. Le ministre indien des affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, était justement à Moscou le 8 novembre pour discuter de la poursuite des ventes de pétrole.





Le destroyer à missiles guidés USS John Paul Jones, qui a croisé au large des îles Lakshadweep le 7 avril dernier, a jeté les sinophobes indiens en état de confusion. Un quotidien de premier plan l’a signalé comme « une rare chute entre deux partenaires du groupe Quad ». Un analyste anti-chinois a tweeté qu’il s’agit simplement d’un « exercice de relations publiques raté » de la part des Étasuniens.
