Par Gabriel Hetland – Le 1er mai 2017 – Source Foreign Policy in Focus

La foule défile sur une autoroute de Caracas lors d’une manifestation contre le président Maduro.
Chaque jour, les nouvelles concernant le Venezuela semblent s’aggraver.
Le 29 mars, la Cour suprême a dissous l’Assemblée nationale. L’annulation partielle de cette décision, quelques jours plus tard, n’a pas empêché le déclenchement d’une nouvelle vague de manifestations meurtrières, début avril. Déjà trente morts et ce chiffre augmente de jour en jour. Tant des partisans de l’opposition que du gouvernement ont été tués. Des bureaux gouvernementaux ont été pillés et incendiés et des fonctionnaires gouvernementaux ont été assassinés. Aucune issue ne semble en vue.




La question des droits de l’homme à Cuba a toujours suscité de très nombreuses controverses en Occident. Les médias se sont toujours montrés unanimes pour stigmatiser les autorités de La Havane, les accusant notamment de perpétrer des violations massives des droits fondamentaux de leurs concitoyens. Les classes politiques – à quelques exceptions près – ne sont pas en reste et pointent régulièrement du doigt l’île de la Caraïbe à ce sujet. Une constante est notable : l’opposition cubaine occupe l’espace médiatique en Europe, aux États-Unis et plus généralement à travers le monde et, dans le même temps, le point de vue des autorités cubaines sur ces questions cruciales est systématiquement passé sous silence.

