Le 1er novembre 2022 − Source Oriental Review
Selon le journal allemand Die Welt, les contradictions croissent en Europe : les relations entre les deux pays les plus importants de la zone euro, l’Allemagne et la France, sont « au plus bas ». Au cours d’une tentative de négociation pour parvenir au moins à un compromis mutuellement bénéfique, Emmanuel Macron a organisé une rencontre avec le chancelier Scholz au palais de l’Élysée le 26 octobre. Dans le même temps, une réunion extrêmement importante entre les ministres allemands et français devait se dérouler au château de Fontainebleau, mais celle-ci a été subitement annulée, ce qui a fait beaucoup de bruit dans les médias occidentaux.


Le résultat des élections françaises a une fois de plus démontré la rigidité de la société européenne, qui rend presque impossible l’émergence d’un gouvernement fort et volontaire (c’est-à-dire transformateur), comme celui d’un de Gaulle, au niveau national. Cependant, lorsque ces rigidités nationales sont combinées à l’incapacité des institutions européennes supranationales à taille unique de répondre aux spécificités de situations complexes, nous obtenons un immobilisme total – l’impossibilité de changer de politique de manière significative, dans la majorité des États de l’UE. 



