Par Dmitry Orlov – Le 27 juin 2020 – Source Club Orlov

Statue de la Mère-Patrie (Volgograd) et Statue de la Liberté décapitée
Au cours des dernières semaines, un certain nombre de statues publiques aux États-Unis (et un certain nombre en Europe) ont été défigurées et renversées. Les personnages historiques qui ont servi à définir l’Amérique sont en train d’être effacés de la mémoire publique. Des statues de Christophe Colomb (alias Cristobal Colón) ont été renversées à Boston, Richmond et St Paul. Des statues de Thomas Jefferson et de George Washington ont été renversées en Oregon. À New York, des fonctionnaires ont approuvé le déplacement d’une statue de Teddy Roosevelt, qui était un homme brillant, une figure très impressionnante et le président américain le plus populaire de tous les temps. Tous ces personnages historiques sont accusés de divers péchés, au premier rang desquels celui d’être des hommes blancs, et donc par définition racistes et misogynes – une accusation qui est, en soi, purement raciste et sexiste.
Je suis étonné de voir que tant de gens de gauche semblent penser que les émeutes actuelles aux États-Unis sont une rébellion spontanée contre la violence policière, le racisme systémique et l’histoire de la persécution et de l’exploitation des Noirs et des Indiens, etc. Pour ce qui concerne la violence, le pillage et les émeutes, ils sont excusés, soit par une sorte de fureur vertueuse, soit par la présence d’éléments «infiltrés».
Par 

En sciences politiques, le concept de totalitarisme est sous-tendu par les idéologies communiste et fasciste, qui proclament ouvertement la supériorité du collectif – classe et société dans le communisme et le socialisme ; État dans le fascisme ; race dans le national-socialisme – sur le privé, l’individu.
Alors que la farce clownesque du Russiagate retourne à l’égout dont elle est issue, un récit encore plus destructeur s’est métastasé à la suite de la réponse incompétente du gouvernement américain à la Covid-19.