Par Andrew Korybko − le 24 avril 2018 − source orientalreview.org
Les motivations des USA, du Royaume-Uni et de la France n’étaient pas les mêmes pour bombarder la Syrie.
La plupart des gens ont entendu nombre de commentaires sur les raisons qui ont poussé les USA à lancer ces frappes, constituant un signal à l’Iran et au Hezbollah, et repoussant les limites de ce que la Russie laisse faire dans l’espace aérien syrien. Mais on a eu beaucoup moins de commentaires sur les raisons anglaises et françaises de rejoindre l’intervention. Londres est engluée dans un chaos politique intérieur post-Brexit et avait besoin d’une diversion, celle-ci fut bien opportune, d’autant que l’affaire Skripal a commencé à s’éclaircir et à apparaître comme l’attaque chimique sous faux drapeau que la Russie dénonce depuis le départ. Le Royaume-Uni veut également conserver son statut international après que les médias mondiaux ont plutôt réussi à faire croire aux foules que le pays perdrait de son importance sur la scène mondiale à l’issue du Brexit. Continuer la lecture




La photo qui est apparu dans plusieurs tabloïds reproduits sur la page de garde est celle de Fikret Alic, un musulman bosniaque. Émacié et dénudé jusqu’à la taille, il semble apparemment emprisonné derrière une clôture de barbelés dans un camp des Serbes de Bosnie à Trnopolje. La photo a été prise à partir d’une bande vidéo réalisée le 5 août 1992 par une équipe de télévision britannique, primée, dirigée par Penny Marshall d’ITN. Marshall était accompagnée de son caméraman Jeremy Irvin, de Ian Williams de Channel 4 et du journaliste Ed Vulliamy du journal The Guardian.
« Très tôt dans la vie j’ai pris conscience qu’aucun événement n’est jamais correctement reporté dans un journal, mais en Espagne, pour la première fois, j’ai vu des articles de journaux qui n’avaient aucun rapport avec les faits, pas même la relation implicite à tout mensonge ordinaire. J’y ai lu de grandes batailles quand il n’y avait pas eu de combats, et un silence complet quand des centaines d’hommes avaient été tués. J’ai vu des soldats qui s’étaient battus courageusement dénoncés comme lâches et traîtres, et d’autres qui n’avaient jamais vu un coup de feu salués comme les héros de victoires imaginaires ; et j’ai vu des journaux de Londres vendre au détail ces mensonges et être suivis par des intellectuels enthousiastes qui construisent des superstructures émotionnelles sur des événements qui n’ont jamais eu lieu. J’ai vu, en fait, l’histoire s’écrire non pas en termes de ce qui s’est passé, mais de ce qui aurait dû se passer selon les différentes ‘lignes du parti’. »

Par le Saker – Le 20 avril 2018 – Source