…qu’essaie de relancer la guerre des étoiles de Reagan »
Par Moon of Alabama − Le 18 janvier 2019
Le 12 décembre 2001, le président Bush s’est retiré du traité sur les missiles anti-balistiques. En vertu du traité ABM de 1972, l’Union soviétique et les États-Unis étaient convenus de ne déployer qu’un seul système de missile antimissile balistique. Cette limite ayant disparue, les États-Unis ont commencé à mettre en place un système mondial de défense antimissile en Alaska et en Californie, conçu pour se défendre contre les missiles russes en approche.
Le président Trump a tort d’affirmer que les États-Unis ont détruit État islamique dans la grande zone du nord-est syrien qu’il tenait – c’est la Russie et ses alliés qui l’ont fait – mais il a raison de proposer de retirer les 2 000 militaires étasuniens stationnés dans ce pays ravagé par la guerre. Ce petit contingent américain n’a aucune utilité pour un combat ou un objectif stratégique positif à moins qu’il ne serve à contrecarrer les négociations de paix actuellement en cours sous la direction de la Russie ou à servir de tête de pont pour une guerre américaine contre l’Iran. Pire encore, sa présence représente un risque constant que des militaires étasuniens soient tués par des forces russes opérant également dans cette zone relativement restreinte, risquant ainsi de transformer la nouvelle guerre froide en un conflit très chaud, même par inadvertance. Que Trump comprenne ou non ce danger, sa décision, si elle est réellement mise en œuvre – on y résiste farouchement à Washington – rendra les relations américano-russes, et donc le monde, un peu plus sûres.

Par Andreï Akulov – Le 22 octobre 2018 – Source 
Par The Saker – Le 26 novembre 2018 – Source
Deux des grandes puissances étrangères les plus influentes en Afrique sont entrées en lutte d’influence sur cet archipel d’Afrique de l’Est, et la résolution de la crise en cours déterminera laquelle prendra le dessus sur l’autre.
Il va sans dire que le pétrole a été au centre du pouvoir militaire et de la vie économique de l’histoire moderne. Le contrôle du pétrole a été une source essentielle de pouvoir et de politique pendant la guerre froide. Le gouvernement américain avait même l’intention de ravager l’industrie pétrolière du Moyen-Orient dans le cas où l’ancienne Union soviétique en prendrait le contrôle. La CIA a appelé cela la « politique du déni ». Elle est née en 1948 pendant le blocus de Berlin : les puits de pétrole seraient bouchés, les stocks d’équipements et de carburant détruits, les raffineries et les pipelines mis hors d’état, pour éviter que l’URSS ne s’empare des ressources pétrolières du Moyen-Orient.
