Les exportations allemandes vers la Russie s’écroulent


Le 25 mars 2015 – Source Russia Insider

Les exportations allemandes vers la Russie on plongé d’un tiers en janvier. C’est la réduction la plus importante depuis 2009.

Les Russes n’achètent plus de voitures allemandes

Selon l’Office fédéral allemand de la statistique, les exportations de l’Allemagne vers la Russie ont chuté en janvier de 31,5% en comparaison avec la même période de l’année dernière, s’élevant à € 1,44 milliards. Il s’agit de la plus forte baisse depuis octobre 2009 après la crise financière mondiale, cette baisse est considérée comme étant la conséquence des sanctions occidentales et d’un rouble faible.

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Comment Poutine peut gagner la guerre économique contre l’Ouest

Par Tyler Durden – Le 18 mars 2015 – Source zerohedge

Quels sont les objectifs de la guerre économique mondiale contre la Russie? L’Ouest débranchera-t-il la Russie du système bancaire SWIFT ? L’Europe et les USA imposeront-ils plus de sanctions contre la Russie ? Qu’est-ce qui arrive aux prix du pétrole ? Le président syrien Bashar al-Assad se rendra-t-il ? Ce sont les questions, parmi d’autres que Pravda.Ru a posées dans une interview avec Ron Holland, l’auteur de nombreux livres à succès.

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Les sanctions ne sont pas éternelles

Pepe Escobar
Pepe Escobar

– Le 20 mars 2015 – Source AsiaTimes

Jennifer Rene «Jen» Psaki, porte-parole officielle du Département d’État des États-Unis (et bientôt directrice de la communication de la Maison Blanche), devra se débattre avec la dure réalité de la vie lorsqu’elle sera forcée d’expliquer publiquement le changement de posture de l’Otan concernant les sanctions contre la Russie. Et l’inimitable Psaki vociférante pourrait bien se trouver la langue liée quand elle commentera l’attitude très nuancée de l’Otan sur ce point.

L’essentiel des sanctions de l’UE contre la Russie qui ont été imposées au début de la crise en Ukraine expire à la fin de juillet. Si les États-Unis devaient décider, ils les étendraient indéfiniment. Mais pour les perpétuer ou les élargir, un vote à l’unanimité est nécessaire. Cela n’arrivera pas.

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Bloomberg, pas le Kremlin : malgré les sanctions, la Russie se relève

Par Matthew A. Winkler – Le 22 mars 2015 – Source thesaker.is

Les sanctions destinées à punir la Russie pour avoir arraché la Crimée à l’Ukraine il y a un an étaient censées nuire aux affaires russes. Et c’est le cas. Les actions russes, obligations et matières premières ont connu la pire performance en 2014 de tous les marchés émergents.

C’était avant. Maintenant l’image est en train de changer, avec des investisseurs recommençant à favoriser la Russie en 2015. Le rouble, qui était devenu la monnaie la plus volatile du monde l’an dernier après l’accaparement de la Crimée par le président Vladimir Poutine, se stabilise. Les fluctuations de sa valeur se sont rétrécies cette année, plus que n’importe laquelle des trente autres devises les plus échangées.

Source: Bloomberg

Jusqu’à présent, les investisseurs dans les titres d’État libellés en roubles russes ont gagné l’équivalent de 7 cents sur le dollar (7%) cette année, tel que mesuré par l’indice obligataire local Souverain Bloomberg Russie. En revanche, quiconque détient une dette publique similaire sur les marchés émergents a perdu 1,1% depuis le début de l’année.

Le tableau est encore plus rose pour les détenteurs d’obligations d’entreprises privées en Russie; ils ont eu un rendement total de 7,3% depuis le 1er janvier 2015, en tête des gains de l’indice des obligations des sociétés privées des marchés émergents tel que calculé par Bloomberg. Et tandis que les actions des marchés émergents mondiaux mesurés par l’indice MSCI Emerging Market ont gagné 1,7% cette année, les 50 actions russes de l’indice Micex sont en hausse de 11,9% – mieux que le Standard & Poors 500 ou tout autre marché nord-américain.

La valeur relative du rouble aide à comprendre pourquoi il y a des signes de confiance en Russie. Bien que le rouble reste la plus volatile des 31 devises les plus échangées cette année, ses sautes s’amenuisent. Cela est visible dans la volatilité occasionnelle, une mesure des paris des traders sur le changement de la valeur de la monnaie au jour le jour. Après avoir bondi à la fin de 2014 au milieu de la crise en Ukraine, le rouble fluctue maintenant comme en 2009.


L’économie semble également rebondir. Environ 78% des entreprises russes dans l’indice Micex ont affiché une croissance annuelle des ventes supérieure à leurs équivalents mondiaux, même si les actions de ces sociétés russes étaient à la traîne de leurs concurrents internationaux, selon les données compilées par Bloomberg. Ceci est compatible avec une amélioration depuis de deux ans de la compétitivité des entreprises russes.

Une raison possible de la croissance ? Les sanctions. Suite à l’indisponibilité des produits étrangers, les Russes devaient consommer des produits locaux.

Malgré toutes les perturbations causées par les sanctions, les entreprises russes représentés dans l’indice Micex sont plus rentables mesurées par les marges Ebitda  (bénéfice avant impôts, dépréciation et amortissement) que le reste des sociétés incluses dans l’indice MSCI Emerging Market mondiale.

Un certain nombre de sociétés russes surpassent leurs pairs mondiaux. Magnit PJSC, qui exploite une chaîne de supermarchés discount avec une capitalisation de $16 milliards sur le marché, vaut la peine d’être notée. La croissance des revenus du détaillant en un an était 31,66%, dépassant largement l’augmentation de 0,87% des ventes de ses concurrents mondiaux. Novatek OAO, un producteur indépendant de gaz naturel dans l’ouest de la Sibérie au chiffre d’affaire de $22,8 milliards , est un autre exemple. La société a vu ses ventes augmenter de 19,5%, comparativement à 0,76% pour la moyenne des autres entreprises de son secteur au niveau mondial. Et puis il y a Rosneft, une marque internationale pétrolière pesant $41 milliards qui produit en Sibérie occidentale, à Sakhaline, dans le Caucase du Nord et dans l’Arctique, qui fait état d’une croissance annuelle des ventes de 18,26% lorsque ses concurrents internationaux révèlent un accroissement du chiffre d’affaires de seulement 0,76%. Quelle que soit la façon de calculer, les actions de ces sociétés ne coûtent pas cher.

Source: Bloomberg

Les investisseurs mondiaux sont-ils optimistes quant à la résilience des entreprises en Russie ? Il semble que oui. Les actions les plus remarquables du plus grand fonds indiciel US qui suit les compagnies russes – plus de 90% de ce fonds est composé de compagnies russes – ont bondi de 5% cette année. Dans le même temps, un fonds indiciel qui représente un indice du flux des capitaux circulant avec la Russie montre une augmentation de 27%. L’aventure ukrainienne de Poutine a conduit à l’instabilité dans la région et les relations avec l’Occident se sont effilochées; mais elle n’a pas détruit la confiance dans les grandes entreprises russes.

Matthew Winkler Matthew Winkler est rédacteur en chef émérite de Bloomberg News, il analyse les marchés

Article original : Bloomberg

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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L’Italie veut contourner les sanctions de l’UE contre la Russie

Le 22 mars 2015 – Source Russia Insider

L’UE fronce les sourcils, le premier ministre italien Renzi est à Moscou

De plus en plus de pays membres de l’Union européenne commencent à réaliser à quel point les sanctions contre la Russie nuisent à leurs propres économies.

 

Les exportations italiennes vers la Russie ont diminué de 1,2 milliard de dollars entre 2013 et 2014. Le Premier ministre Matteo Renzi veut stopper cette tendance et contourner les sanctions contre la Russie. Parce que le pays est en crise économique et que Renzi lutte pour sa survie politique.

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Boomerang des sanctions:
la Russie commence à exporter de la viande vers l’UE

Le 20 mars 2015 – Source Fort Russ

ZAO Krasnobor, une entreprise agro-alimentaire russe, spécialisée dans la dinde et située dans la région de Tula, figure désormais sur la liste des exportateurs vers l’Union européenne, selon l’agence étatique Rosselkhoznadzor.

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la Russie commence à exporter de la viande vers l’UE

La comédie du rite des menaces annuelles de l’Europe à Israël

Par Jonathan Cook – Le 20 mars 2015 – Source JC

Il y a quelque chose de profondément hypocrite et lâche dans la manière dont les diplomates européens font rituellement fuiter leur rapport annuel sur Jérusalem. Cette année, ils ont choisi de déposer le rapport confidentiel dans les mains du Guardian.

Il est clair que les Européens – et les Américains – veulent que la nouvelle qu’ils sont très en colère contre Israël soit diffusée aussi largement que possible dans le sillage de la victoire électorale de Netanyahou. «Nous sommes furieux et nous n’en supporterons pas davantage !», s’égosillent-ils – une fois de plus, exactement comme ils l’ont fait tout au long des quatre ou cinq dernières années.

Un juif ultra orthodoxe devant la mosquée al-Aqsaau – Photo Bernat Armangue/Associated Press

Comme à chaque fois, le rapport est qualifié de percutant; comme à chaque fois, il menace Israël de sanctions; et comme à chaque fois, cela ne signifie rien.

C’est une mise en scène dérisoire destinée à nous faire croire – à nous qui avons une conscience – que nos représentants se sentent concernés et qu’ils envisagent – à un moment donné – de faire quelque chose. Mais ce que ce jeu d’ombre indique vraiment, c’est que tout cela se soldera par quelques vaines menaces. Ils brandissent ces menaces depuis plus d’une décennie. Et même si l’Europe se décidait vraiment à les exécuter, elles n’auraient pratiquement aucun impact sur Israël.

Voilà en quoi consistent ces menaces :

L’accès à l’Europe de terroristes juifs connus pourrait faire l’objet de restrictions. (On pouvait espérer que ces restrictions étaient déjà en place.)

L’Europe pourrait donner à ses consommateurs plus d’informations sur les produits made in Israël fabriqués en réalité dans des colonies illégales. (Ces produits ne devraient même pas se trouver sur le marché européen.)

Et les efforts pour sensibiliser les entreprises européennes au fait qu’être associé avec les colonies pourrait nuire à leurs affaires seront intensifiés. (Si c’était le cas, les forces du marché devraient, selon l’idéologie du libre marché, suffire à dissuader la plupart des entreprises de ce genre d’association – après tout, elles sont censées vouloir maximiser leurs profits).

En bref, cette liste de sanctions potentielles est du vent. Que dalle. Et toute personne qui prétend le contraire, y compris le Guardian, est tout simplement complice de cette mascarade diplomatique.

Jonathan Cook

Traduit par Dominique Muselet, relu par jj pour le Saker Francophone

 

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Poutine gaullien ?

Le 20 mars 2015 – Source Fort Russ

La meilleure réponse aux sanctions, c’est d’augmenter la liberté du commerce intérieur et de protéger les intérêts stratégiques nationaux

 

Le Président de la Fédération de Russie a dit que l’expansion des libertés dans le commerce est la meilleure réponse aux défis et aux limitations externes. Il a exprimé cet avis lors de la Semaine commerciale du Syndicat russe des entrepreneurs et manufacturiers.

«La nouvelle expansion des libertés d’affaires est la meilleure réponse aux sanctions externes et aux défis. Nous continuerons donc à établir les conditions les plus favorables pour ceux qui veulent investir dans l’industrie intérieure et l’économie, dans le développement des technologies et des emplois modernes.»

Les règles d’amnistie sur le capital en Russie doivent correspondre à toutes les exigences légales internationales, afin de ne pas provoquer le soupçon de blanchiment d’argent, a dit Poutine. «L’État et le monde des affaires doivent agir comme des partenaires pour surmonter le climat dépressif actuel et avoir une confiance réciproque. Chers collègues, seule une association entre le domaine commercial privé et l’État nous permettra de surmonter le climat économique défavorable et établira une dynamique de croissance stable, ce qui est bien sûr impossible sans confiance mutuelle. Nous devons avoir une compréhension partagée des tâches stratégiques du pays et garder nos intérêts mutuels à l’esprit.»

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Les principales firmes russes de vêtements relocalisent la fabrication de leurs vêtements

 Le 14 mars 2015 – Source Fort Russ

Les firmes de vêtements russes préfèrent désormais passer des contrats avec des fabricants nationaux qu’avec des usines chinoises.

Plusieurs responsables de manufactures russes ont déclaré que le coût de la fabrication de vêtements en Chine a augmenté de 80% à 85% en raison de la hausse des principales monnaies mondiales. Le coût de la manufacture de vêtements a baissé de 15% à 20% en Russie, et donc les usines nationales ont la possibilité d’accroître leur part de marché dans le commerce de détail intérieur.

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Obama: Le Venezuela est une menace pour la sécurité nationale

Par Eric Zuesse – Le 10 mars 2015 – Source Global Research

L’administration Obama [prix Nobel de la Paix, NdT], qui en 2009 a fourni l’assistance cruciale pour renverser le président démocratique progressiste du Honduras et le remplacer par une junte d’oligarques; et qui en 2014 a perpétré le sanglant coup d’État qui a remplacé le corrompu, mais démocratiquement élu président ukrainien Viktor Ianoukovitch, par un gouvernement tout aussi corrompu mais farouchement anti-russe, déclenchant ainsi une guerre civile contre l’est de l’Ukraine qui avait voté à 90% pour M. Ianoukovitch; cette administration essaie maintenant à nouveau de renverser le président démocratiquement élu du Venezuela, Nicolas Maduro.

Lundi 9 mars, Reuters publie «Les États-Unis déclarent que le Venezuela menace leur sécurité nationale, et sanctionnent des hauts fonctionnaires», leur rapport donne le mot de la fin à un politicien de l’opposition, soutenu par Obama et qui dit: «Ce n’est pas un problème avec le Venezuela ou les Vénézuéliens; c’est un problème avec ceux qui sont corrompus» (c’est à dire, Maduro et son gouvernement).

En d’autres termes, une fois encore, le sempiternel prétexte promu par Obama: nous essayons simplement de remplacer un chef d’État élu corrompu.

La Maison Blanche explique son décret le 9 mars en disant: «Le président Obama a publié aujourd’hui un nouveau décret exécutif (EO) déclarant une urgence nationale suite à la menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis posée par la situation au Venezuela. (…) Plus précisément, le décret cible les menaces décelées par le Département du Trésor, en consultation avec le Département d’État, impliquant le Venezuela dans des actions (…) ou des politiques qui sapent les processus ou les institutions démocratiques.»

Le décret lui-même déclare que le gouvernement du Venezuela est corrompu et limite les droits humains, ce qui «constitue une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis, et je déclare par la présente une urgence nationale pour faire face à cette menace.»

Le 14 février 2015, le président Maduro avait déjoué un coup d’attentat fomenté par les gouvernements du Canada et du Royaume-Uni. Ces événements ont eu lieu presque exactement un an après qu’il avait déjà déjoué une tentative similtaire du gouvernement américain. En décembre 2013, le gouvernement de Maduro avait présenté des preuves détaillées que les Etats-Unis planifiaient un coup contre lui.

Le 15 janvier 2015, Maduro a rencontré le président russe Vladimir Poutine au Kremlin. L’administration Obama essaie évidemment de faire également tomber le président Poutine.

Le président Obama s’efforce également d’abattre le président Bachar al-Assad en Syrie. En 2011, il avait bombardé le régime du président Mouammar Kadhafi en Libye pour se débarrasser de lui. Tant Assad que Kadhafi sont aussi ou ont été des alliés de la Russie, comme l’Iran. L’administration Obama aide l’État Islamique dans sa guerre contre Assad, alors que dans le même temps, il le bombarde*.

Eric Zuesse 

L’auteur est historien d’investigation. Il a écrit récemment, They’re Not Even Close: The Democratic vs. Republican Economic Records, 1910-2010, et CHRIST’S VENTRILOQUISTS: The Event that Created Christianity.

Note du Saker Francophone
*Cet état de fait apparemment illogique est la conséquence de l’hyper-désordre qui règne à Washington en matière de politique étrangère du fait des luttes de pouvoir intestines entre le Pentagone et les agences de renseignement, d’une part, et d’autre part le département d’État. Obama n’étant pas désireux, ou tout à fait impuissant voire incapable, de remédier à cette situation. Cet hyper-désordre se reflétant d’ailleurs dans l’ensemble des conflits provoqués par l’hybris de l’Empire du néant.

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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