Par Andrew Korybko − Le 4 mars 2020 − Source One World

Les gouvernements de l’Inde et l’Iran sont les deux seuls au monde qui ne se sont pas réjouis de l’accord de paix États-Unis-Talibans parce qu’ils réalisent l’énormité de ce qu’ils risquent de perdre à cause du pragmatique rapprochement américain avec l’organisation à qui ils reprochent d’avoir facilité les attaques terroristes du 11 septembre, mais aucun des deux gouvernements ne peut faire grand-chose pour gâcher le processus de paix même s’ils mettaient leurs efforts en commun à cette fin, et ils seraient tous deux sévèrement condamnés par la communauté internationale comme étant des « États voyous » s’ils avaient pris toute mesure significative dans cette direction.

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Le programme de secours de $2 000 Mds initié par le Sénat contre la Covid-19 n’est pas un stimulant fiscal, pas plus qu’il ne serait une bouée de sauvetage pour les dizaines de millions de travailleurs qui soudainement ont perdu leur emploi. Il s’agit d’une restructuration fondamentale de l’économie étasunienne, conçue pour renforcer l’emprise de l’oligarchie corrompue des entreprises et des banques, tout en créant une sous-classe permanente qui sera forcée de travailler pour des salaires d’esclave. Ce n’est pas un stimulus, c’est une thérapie de choc.


Parmi les innombrables effets géopolitiques bouleversants du coronavirus, l’un d’eux est déjà évident. La Chine s’est repositionnée. Pour la première fois depuis le début des réformes de Deng Xiaoping en 1978, Pékin considère ouvertement les États-Unis comme une menace, comme l’a 

